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 There's so many lessons I done learned [c&a]

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Samuel Praeger

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MessageSujet: There's so many lessons I done learned [c&a]   Lun 1 Avr - 14:57



« J’avais réservé le terrain. Tu ne pouvais pas le prendre. Tu sais pertinemment que tous les mardis on s’entraîne. » « On a le match contre Riverside qui approche. Tu penses réellement que je vais laisser tomber mes gars pour permettre à tes tafiolles de taper dans une balle avec un bâton. Si c’était vraiment des hommes, ils prendraient à bras le corps cette balle et plaquerait leur adversaire. » « Je passerai outre l’insulte homophobe et les clichés que visiblement un éducateur sportif utilise comme barbarisme pour pouvoir s’exprimer de manière mesurée pour te rafraîchir la mémoire sur à quelle équipe appartienne les plus récents trophées. La dernière fois que j’ai regardée le dernier trophée de l’équipe de football datait de 1976. » « Le seul trophée récent date de 2003. Tu peux difficilement en tirer le moindre mérite. Ce n’était pas toi le coach à ce que je sache. » « En plus d’avoir un niveau de réflexion proche du poulpe, tu as une mémoire digne d’un poisson rouge. Qui était le capitaine de l’équipe de baseball en 2003 ? » Le professeur de sport fronça les sourcils durant de longues secondes, laissant largement le temps à Samuel de voir les rouages de son cerveau se mettre en marche dans un nuage de poussière et un bruit caractéristique de la rouille qui nécessiterait un peu d’huile. Il roula les yeux perdant totalement patience. « C’était moi Jackson. Alors entre les deux équipes qui a plus intérêt à s’entraîner que l’autre pour espérer apporter un peu de gloire au lycée ? Pas la tienne, c’est sûr. » « Un peu de respect, Praeger. C’est Monsieur Jackson. T’étais déjà un petit emmerdeur à l’époque, tu l’es encore plus aujourd’hui. Mais je me laisserai pas davantage marcher dessus par un merdeux comme toi. Si t’es pas content, tu vas voir le proviseur et tu me lâches les couilles. Va t’occuper d’en faire pousser à tes sportifs du dimanche. » Le professeur attrapa un beignet et sortit en maugréant de la salle.

« Réaction on ne peut plus mature. » marmonna à son tour Samuel avant de se tourner vers la machine à café. Il poussa un profond soupir avant de se saisir de sa tasse pour s’en verser un peu. Il n’avait jamais été très café mais incontestablement aujourd’hui était un jour avec. Pas sûr que ça l’aiderait à se calmer mais au moins ses tremblements pourraient trouver un suspect plutôt qu’un autre. Se saisissant de la cafetière, il entreprit de verser son contenu brun dans sa tasse pour ne découvrir qu’une dizaine de gouttes s’effilaient avec une lenteur insupportable. Ce n’était définitivement pas sa journée. « D’accord, qui a fini la cafetière et n’en a pas … » commença-t-il par interroger les alentours avant d’arrêter son regard accusateur sur Carson qui portait tranquillement une tasse à ses lèvres. Quel que soit son contenu, l’accusateur avait trouvé le suspect idéal. Il hocha négativement la tête en lui lançant un regard noir. « Evidemment… » Sa mâchoire se contracta fugacement alors qu’il se retenait d’envoyer une diatribe à l’encontre du professeur de sciences naturelles. Le moins que l’on puisse dire était que les deux ne s’appréciaient pas. Dans le même temps qui appréciait ce professeur ? Hormis Analeigh. En remarquant la présence de sa séduisante collègue, le jeune homme s’apaisa et se retourna pour préparer une autre cafetière en silence. Il avait décidé de boire un café, il boirait un café et peu importe les obstacles mis en travers de son chemin.

En attendant que le café passe, il prit un verre d’eau et sauta par-dessus le sofa faisant face à la jeune femme, ignorant volontairement l’autre personne dans les environs et l’interrogea de manière désintéressée : « Tu n’as pas quelque chose sur Jackson ? » Tous les moyens étaient bons pour parvenir à ses fins. Chantage compris. Il avait lu Machiavel après tout. C’était un mardi et en observant la charmante professeure, il regretta de ne pas être déjà un jeudi.
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mer 3 Avr - 13:15

La sonnerie venait seulement de retentir et pourtant Analeigh était déjà dans le couloir, se dirigeant vers la salle des profs pour souffler un peu. L’enseignante mettait toujours fin à ses cours deux bonnes minutes avant la sonnerie qui devait annoncer la fin. Il s’agissait là d’un secret entre elle et ses élèves, ces derniers n’allaient pas se plaindre de gagner deux minutes après tout, et même si cela venait à se savoir, elle ne s’en inquiétait pas car ce n’était pas un drame. Tellement occupée à filer le plus loin possible de la salle de cours, elle n’avait pas remarquée l’élève qui était en train de la suivre, en l’appelant de sa petite voix. «Miss Lindley! » Cette fois-ci la voix était un peu plus forte, suffisamment pour que l’enseignante puisse entendre, Analeigh ne se retourna pas, essayant d’identifier la voix et savoir si oui ou non il s’agissait d’une élève qu’elle appréciait. Dans le cas contraire elle continuerait son chemin. «Miss Lindley? » Bon, elle devait le reconnaître cette élève était déterminée. Analeigh ne s’arrêta pas cependant et préféra accélérer le pas afin d’arriver plus vite à la salle des profs. Puis soudain, une jeune fille sauta devant elle, essoufflée. «Est-ce que je peux vous parler ? » fit-elle d’une voix timide. «Bien entendu, Erin » Heureusement, la petite Erin était une adolescente qu’Analeigh aimait beaucoup, elle était timide mais participait beaucoup et avait d’excellentes notes. Une élève en or. Alors oui, même si la professeure avait envie d’un café, elle pouvait néanmoins accorder cinq minutes à Erin. «Je ne pourrais pas rendre mon exposé à temps pour la semaine prochaine. Ma grand-mère est morte et…Enfin, vous comprenez ? » Sérieusement ? pensa Analeigh. Elle tenta d’observer la jeune fille, cherchant à savoir s’il s’agissait d’un mensonge. La mémé qui est morte, elle l’avait entendu des millions de fois cette excuse bidon et d’ordinaire elle n’aurait pas accordé le moindre délai mais elle voyait bien que la petite face à elle avait les larmes aux yeux et elle n’avait pas franchement envie de la consoler alors elle lui fit un signe de tête «Je te laisse quelques jours supplémentaires, Erin. » La petite brune eu un large sourire et Analeigh lui tapota la tête, ce qui était supposé être un signe d’affection. Mais qui s’était avéré être juste bizarre.

Enfin, elle eu le droit d’accéder à la salle des profs. Immédiatement, elle se mit à chercher un visage familier, celui de Carson. Elle n’en avait franchement rien à faire des autres alors lorsqu’elle vit son ami assis au fond de la salle, elle du prendre sur elle pour ne pas courir dans sa direction. Et pourtant elle marchait dans sa direction, oubliant totalement le café. Comme à chaque fois qu’elle allait à sa rencontre elle fit de son mieux pour être à son avantage – comprenez par là : avoir un joli décolleté – L’enseignante prit une chaise et s’installa à ses côtés.
«J’ai fait ma bonne action aujourd’hui » lança-t-elle joyeusement tout en posant sa main, de manière totalement innocente, sur le bras de Carson. «J’ai joué à la gentille enseignante » Elle avait annoncé ça comme s’il s’agissait d’un véritable exploit. Ce n’est pas qu’elle était méchante, c’était plutôt qu’elle était indifférente envers ses élèves. «En parlant de bonnes actions, quelqu’un devrait dire à Carmen que sa nouvelle robe ne l’avantage pas… » Mais alors qu’elle était sur le point de détailler point par point ce qui clochait avec la tenue du professeur d’espagnol, Ana fut interrompue par une conversation houleuse entre le prof de sport et de son collègue professeur d’histoire. «Je déteste Jackson » lança-t-elle à Carson. Elle tenta de la cacher mais elle ne pouvait s’empêcher de ressentir une certaine fierté lorsque Samuel remettait ce gros abruti en place.

La blondinette tenta de reprendre sa conversation avec Carson mais était bien trop intéressée par ce qui s’était passé de l’autre côté de la salle. Les conflits entre professeurs elle aimait ça, c’était amusant de les voir se crêper le chignon. Sauf que cette fois-ci, la présence de Samuel la perturba légèrement, elle faisait de son mieux pour cacher l’attirance qu’elle avait envers lui. Surtout lorsque Carson était dans le coin, elle ne voulait pas que le professeur de science ne se rende compte de quelque chose. C’est pour cette raison que la jeune femme fit semblant de s’intéresser à un article sur le journal posé sur la table devant elle. Ana sursaute en entendant la voix du professeur d’histoire et son cœur se mit à battre plus fort en réalisa qu’il était là, face à elle et que Carson était juste à côté. Il lui fallu un temps pour imprimer ce qu’il lui avait demandé. Jackson, oui. On se concentre. Sans savoir pourquoi, elle fit de son mieux pour cacher le décolleté qu’elle avait découvert quelques minutes plus tôt, spécialement pour Carson.
«Je sais seulement qu’il me met régulièrement la main au cul en faisant passer ça pour un accident, mais je doute que ça te soit utile. » Elle s’excusa d’un haussement d’épaule accompagné d’une grimace. «En revanche…Ce gars-là pourrait t’aider » fit-elle en posant la main sur l’épaule de Carson. «N’est-ce pas que tu pourrais aider Samuel. Tu as souvent des problèmes avec lui, je me trompe ? » Elle se tourna vers Samuel et lui fit un clin d’œil. Avant de se redresser. Non, est-ce qu'un clin d'oeil pouvait paraître suspect ? Et couvrir sa poitrine avec ses mains ne l'était pas, peut être ? Ana avait l'impression de devenir une véritable idiote en présence d'hommes qui lui faisait de l'effet



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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Ven 5 Avr - 13:03


Carson détestait la salle des professeurs. Viscéralement. Ce n’était pas tant la pièce en elle-même, qui était sympathique au demeurant, et bien agencée, non, il ne supportait pas les crétins qui la peuplaient. Son aversion pour l’ensemble du corps enseignant n’était un secret pour personne, ce qui l’était, en revanche était le pourquoi avait-il choisi un tel métier s’il n’était pas en mesure de s’entendre avec ses semblables ? Quiconque détenait la réponse à cette question possédait sans nul doute un grand pouvoir. Lui-même avait cessé de se le demander. Il s’entendait avec l’humanité en dehors de ces murs, donc il n’y avait rien d’inquiétant à apprécier un peu de tension sur son lieu de travail. Mug à la main, lunettes sur le nez, le professeur était plongé dans la lecture d’une revue scientifique – un compte-rendu sur les nouvelles découvertes faites sur l’ADN des poissons – et il ne remarqua Analeigh qu’une fois celle-ci installée à ses côtés. Il attendit la fin de son paragraphe avant de lever un visage avenant vers elle. La blondinette était bien l’unique personne dans tout le lycée à qui il s’adressait avec une bonne volonté évidente quelle que soit la situation ; il n’était pas certain de savoir la raison d’un tel lien entre eux, sans doute le plaisir malsain de critiquer à tout va, il est des choses qui rapprochent les âmes. Il la dévisagea par-dessus ses lunettes avant de les ôter, un air suspicieux sur les traits. « Tu as annulé un devoir prévu depuis longtemps ? Promis une punition générale avant de te rétracter ? » Une certaine lueur d’amusement pétillait à l’intérieur de ses rétines, il n’y avait rien de ‘gentil’ là-dedans, pas dans le sens où tous deux l’entendaient en tout cas. Il porta la tasse à ses lèvres, suivant la direction présentée par la jeune femme et grimaça en avalant sa gorgée de café. Cette bonne vieille Carmen, toujours à la pointe de la mode. Si la mode actuelle était le retour en force des années quatre-vingt et des imprimés pied-de-poule. Il se laissa une note mentale de partager l’avis d’Ana à la principale concernée puisqu’un imprévu captura l’attention de la salle complète. Il poussa un profond soupir en reconnaissant les voix qu’il supportait certainement le moins au sein de tout l’établissement. Praeger vs Jackson. Histoire vs sport. Cervelle vs gros muscles. Le corps professoral présent s’arrêta dans ses occupations et Carson fut presque étonné de ne pas entendre l’un d’entre eux scander le fameux « une baston ! une baston ! » cher à leurs élèves.

« Je me fiche pas mal de Jackson, » ajouta-t-il sans une once d’intérêt dans la voix, en réponse à Analeigh qui semblait, elle, touchée par la scène. Il aurait dû l’être aussi, après tout, il y avait eu insulte envers ce qu’il était – une « taffiole », donc – mais il préférait passer outre. Des gros cons homophobes, il y en avait partout, et qu’un être aussi limité que le professeur de sport pense du mal de lui et ses semblables sonnait davantage comme un compliment. Il releva son nez lorsqu’il sentit un regard insistant sur lui et il termina d’un trait son café encore brûlant en dissimulant au mieux un sourire victorieux. Ennuyer son monde était un passe-temps, ennuyer Praeger était un réel divertissement. En outre, Samuel n’avait pas préparé ce-dit café, il n’avait donc aucun droit particulier dessus, il n’allait pas être désolé d’en avoir pris la dernière tasse sous son nez. Il garda une certaine distance sur la situation lorsque le professeur d’histoire prit place non loin de lui, se replongeant dans sa lecture, lunettes à nouveau sur le bout du nez. Son silence ne dura pas bien longtemps car il fut sorti de son coma social par une réplique d’Ana. « Il te quoi ? » Son ton était plus outré qu’il ne l’aurait voulu. Il avait beau être ce qu’il était, il ne supportait pas les machos qui ne respectaient pas la gent féminine. Il vira de son esprit la note destinée à Carmen et la remplaça par la promesse de faire payer au prof de sport son manque d’éducation. Il le dépècerait sur la place publique s’il le fallait. « Je pourrais, » lâcha-t-il en posant une main sur celle de la jolie blonde pour l’empêcher de s’éloigner – elle ne comptait quand même pas l’abandonner avec l’autre ? – et en abandonnant le magazine sur ses genoux. « Mais je n’ai pas souvent des problèmes avec lui. Il semblerait que ce soit lui qui en ait avec n’importe qui. » Il accentua la dernière partie de sa phrase, classant automatiquement Samuel dans cette partie de la population. « Je ne vois pas l’intérêt de s’en prendre à un individu pareil, sa personnalité est déjà un fardeau qu’il porte à longueur de temps. » Il haussa les épaules, regardant dans la direction d’Analeigh mais évitant la silhouette du troisième larron, qui n’était pas digne de recevoir son attention.

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    My Church offers no absolutes. He tells me, 'worship in the bedroom.' The only heaven I'll be sent to is when I'm alone with you. I was born sick, but I love it.
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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mer 10 Avr - 18:38

Depuis New York, Samuel avait toujours bien fait attention à ne plus s’impliquer dans une histoire sérieuse. Moins encore avec une collègue de travail. C’est la raison pour laquelle il appréciait tant Ana. Ils avaient la même vision des choses, le fait que la jeune femme soit en couple rajoutant encore davantage de piquant à la situation. Cela ne l’empêchait pas pour autant de s’émerveiller à chaque fois du physique avantageux de la jeune femme qui savait pertinemment bien en jouer. Il regrettait particulièrement n’être qu’un mardi tant les courbes voluptueuses de la ravissante demoiselle faisait monter une envie aussi soudaine qu’époustouflante. Il devrait lui être interdit de se balader dans les lieux publics de cette manière. Et il devait être interdit à Samuel de se souvenir du goût de sa peau contre ses lèvres, du contact soyeux de ses cheveux entre ses doigts et de la tension qu’il ressentait … oulà, ce genre de pensée n’était réservé que pour les moments seul, la nuit, dans le noir. Il prit une profonde inspiration et plongea son regard dans celui de la demoiselle, ce qu’il pensait être plus sage. C’était sans compter sur l’éclat de ces derniers. Il la gratifia d’un large sourire qui s’évanouit immédiatement lorsqu’elle évoqua ses rencontres avec ce professeur de sport. Immédiatement, ses sourcils se froncèrent à l’idée répugnante des pattes du professeur de sport sur le corps délicat de la demoiselle. Une colère sourde et noire fit vrombir ses veines et la seule envie qu’il ressentait à ce moment précis était de retrouver ce stupide Jackson et de lui coller son poing dans la figure. La prochaine fois qu’il le croiserait, il ne manquerait pas de lui faire subir la même chose. Il verrait ce que cela était.

Il desserra ses poings qui s’étaient immédiatement refermé avec violence et émit un son de dédain. « Ce type est une ordure. » Pour la première fois depuis qu’ils travaillent ensemble, il avait la même position que Carson. Pour autant, les deux jeunes hommes ne s’accordèrent une fois de plus pas la moindre attention. C’était sans doute la meilleure réaction à avoir pour l’un et l’autre : se contenter de faire comme si l’autre n’existait pas. Si les propos d’Ana puis de Carson ne tombèrent pas dans l’oreille d’un sourd, il ne les releva pas pour autant et se contenta de hocher la tête. Il était persuadé qu’à un moment donné, Jackson finirait bien par commettre une erreur irréparable tant il était stupide. Peut être irait-il trop loin avec l’une de ses élèves ou martyriserait-il l’élève le moins sportif de sa classe une fois de trop. En tout état de cause, Samuel se jurait d’être présent pour que l’empêcher au dernier moment et consciencieusement faire en sorte d’obtenir son renvoi. Il secoua la tête et un large sourire s’installa sur ses traits jusqu’à présent sérieux. Alors qu’il allait reprendre la parole, le bruit de la cafetière indiqua qu’elle avait fini de passer le café. Il se redressa afin d’aller en récupérer une tasse avant qu’un britannique ne le fasse et ne lui prenne la totalité du contenu.

Il revint s’installer en face de la jeune femme et ne la quittant pas des yeux, lui demanda : « Au juste, des élèves m’ont suggéré que ce serait sympathique de refaire un spectacle de Noël avec les professeurs volontaires. » Son regard pétilla de malice lorsqu’il poursuivit : « J’avais particulièrement apprécié celui de l’année dernière. » Il dissimula son sourire en buvant une gorgée de l’élixir noir et amer. Ses lèvres frémirent face à la chaleur diffuse du breuvage couplé aux souvenirs particulièrement alcoolisés et voluptueux de cette soirée. « On pourrait brocardiser les élèves en plus des professeurs. » Et attaquer de manière insidieuse Jackson sur son odeur corporelle. A titre d’exemple, bien évidemment. « Je vois déjà un remake de Lolita avec Hameron. » grimaça-t-il. Le professeur avait été l’objet d’un scandale il y a une dizaine d'années lorsqu’il avait commencé à sortir avec une jeune fille qu’il pensait être étudiante et sœur d’un élève mais qui s’était avéré être une élève du lycée. Tout s’était plus ou moins bien terminé puisqu'il avait fini par l'épouser l'année dernière mais le sujet demeurait sensible depuis lors. Ce qui n’arrêtait pas le jeune homme d’ennuyer son collègue avec ça.
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Dim 14 Avr - 15:57

Ana n’avait jamais vraiment compris d’où venait cette rivalité entre Samuel et Carson. Elle avait cherché à comprendre au début mais avait vite compris que leur chamaillerie était plus ridicule qu’autre chose, ces deux là ne pouvaient se voir à cause d’une stupide place pour savoir lequel des deux était le plus populaire auprès des élèves. Analeigh aussi voulait être première à ce classement mais elle n’allait pas pour autant se chamailler avec ses collègues…Bon la situation était différente puisqu’en l’occurrence la jeune femme n’avait pas de concurrente directe et donc peut être n’était-elle pas la mieux placée pour juger. On ne sait jamais, si du jour au lendemain une nouvelle prof venait à apparaitre alors peut être qu’elle réagirait comme ses deux collègues. Mais pour l’heure elle ne les voyait que comme des gamins. Oh bien sûr elle avait tenté de les rabibocher à un moment donné mais cela semblait peine perdue. Pourtant elle restait persuadée qu’au fond ils pourraient s’apprécier s’ils cessaient cette petite guerre, il faudrait que l’un des deux ne prenne son courage à deux mains et vienne parler calmement à l’autre, elle était persuadée qu’une réconciliation était possible… Et ensuite, quoi ? Au fond elle ignorait bien pourquoi elle désirait tant que ça de les voir devenir amis, elle qui aimait parfois provoquer des petites tensions parmi les professeurs cherchait dans ce cas précis à les apaiser. Peut être parce qu’elle les aimait tous les deux.
Même leur haine pour Jackson ne semblait pas les aider, pourtant Ana avait lancé là un sujet qui devait en toute logique les faire tomber d’accord. Même lorsqu’elle révéla les mains baladeuses du prof de sport, rien ne se passa. Oh si les deux avaient semblé trouver cela déplacé mais aucun des deux n’avait proposé de faire quelque chose à ce sujet. Elle s’en fichait que Jackson ne puisse s’empêcher de la toucher, elle pouvait régler le problème. Les abrutis, elle savait gérer. Non ce qui la peinait était qu’aucun des deux n’ai proposé d’aller s’acharner sur lui, même pas une petite blague de mauvais goût…Ana était toujours partante pour se moquer d’un de ses collègues ou de lui faire comprendre qu’il n’était guère apprécié. Mais rien. Son regard se posa sur Sam, puis sur Carson. Rien ? Pensa-t-elle. Même lorsque la main de Carson se posa sur la sienne, elle ne put s’empêcher de penser à autre chose – et c’était quelque chose, elle qui se sentait toujours rougir d’ordinaire lorsque le prof de science avait un geste de ce genre envers elle.
Et au lieu de proposer quelque chose, elle commença à ruminer et à penser à toutes les réflexions qu’ils auraient pu balancer tous les trois sur Jackson. Ils auraient formé une belle équipe. C’était décevant.

Analeigh était en train de lire le magasine posé sur les genoux de Carson. Elle avait envie d’aller se servir un café mais ne désirait pas quitter sa place à côté du prof de science, comme si quelqu’un allait venir lui chiper la place. Elle pouvait prendre l’option Samuel et lui demander de lui ramener une tasse mais là encore un obstacle se dressa dans l’esprit de l’enseignante : elle ne voulait pas que l’on se dise qu’elle était trop proche de son collègue. Oui, un simple café pouvait créer des rumeurs – qui seraient justes, dans ce cas précis. Alors elle renonça. Pas de café.
Elle était en train de rêvasser lorsque Sam revint s’installer devant elle. Et lorsqu’il évoqua ce fameux spectacle de Noël, elle fut obligée de se retenir pour ne pas se précipiter vers lui et plaquer sa main contre sa bouche pour éviter qu’il ne laisse échapper quelque chose au sujet de cette soirée. Au lieu de cela elle poussa un soupir avant de tourner la tête et de laisser un sourire se dessiner sur son visage. Elle prit un air pensif avant de dire
«De mon côté j’ai du mal à m’en souvenir. » Menteuse. Elle fixa Samuel, toujours ce sourire plaqué sur son visage. «Je crois qu’il serait nécessaire de me rafraîchir la mémoire sur ce qui était si spécial… » Ana devait se concentrer et ne plus dériver ainsi du sujet. Spectacle de Noël. Elle n’était pas forcément pour, mais elle était venue pour l’alcool plutôt que de rester à la maison avec son petit ami avec qui elle s’était disputée. Raison pour laquelle il n’était pas venu ce soir-là. «Lolita ? » Elle lança un regard désapprobateur à Samuel.Ana s’étira avant de proposer «De toute façon, j’apporte l’alcool. »

«Pourquoi est-ce qu’on ne fait pas une soirée où l’on mettrait les professeurs aux enchères, quelque chose comme ‘passez une soirée avec votre professeur préféré’ j’ai vu ça dans un film, et j’imagine qu’avec l’argent qu’on récolte on reverse tout à une association. Quelque chose dans ce goût là » Elle se mit à réfléchir. «Ou alors ce serait vraiment malsain de proposer ça aux élèves, j’arrive pas à me décider… »
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Baxter Madden
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Lun 15 Avr - 19:08


Les pauses entre les cours, notamment celle le midi, étaient très importantes aux yeux des élèves. Et de toute évidence, l'opinion générale des professeurs à ce sujet devait être la même. Car parmi toute l'équipe de l'établissement, il existait plusieurs catégories d'enseignants ; les fainéants, les acharnés, les motivés ou encore les indifférents. Baxter ne savait d'ailleurs pas très bien où se situer ni quel clan choisir, encore aujourd'hui alors que l'année était déjà bien entamée. Sans doute passait-il d'un point à l'autre avec aisance car oui, cela était son 'truc' d'aller et venir entre les différents groupes. Il ne pensait pas avoir un camp bien défini et préférait de loin parler avec le plus de personnes possibles. Sa sociabilité n'était, à ce jour, plus à prouver et sa facilité à discuter avec tout le monde semblait faire l'unanimité chez ses collègues. Il ne s'agissait en rien d'hypocrisie ou de malhonnêteté, le petit anglais n'était pas un menteur qui se jouait gaiement des autres. Même si des doutes pouvaient être émis concernant sa sincérité, surtout quand on le connaissait dans un contexte autre que le travail, ses œillades et ses nombreux sourires bien trop larges se chargeaient généralement d'ôter tout scepticisme possible chez quiconque croisait son chemin. Il ne se jugeait pas comme un être faux voire sournois même si son attitude quotidienne prouvait légèrement le contraire. Il fallait croire que son flegme britannique attirait l'attention et contraint de faire la conversation aux gens du lycée, Baxter n'avait dès lors plus tellement le choix et se devait de se montrer sous son meilleur jour. Alors que dans un même temps, la plupart de ses proches avaient parfaitement conscience de son mauvais caractère et de sa susceptibilité agaçante, ou bien était-ce son ego important ? Dans tous les cas peu d'individus, pour ne pas dire personne, connaissaient Madden le professeur de mathématiques et Madden le jeune homme frivole au tempérament difficile. Seul Carson avait été autorisé à percevoir ce trait de sa personnalité étant donné qu'ils passaient 'énormément' de temps ensemble après les cours et parfois le week-end. Mais sans leurs petites aventures nocturnes, jamais le grand professeur de sciences n'aurait pu découvrir de lui-même ces deux facettes bien distinctes de sa nature profonde.

Comme pour tout le monde, Baxter était susceptible de traverser des jours avec et des jours sans. Aujourd'hui semblait être une bonne journée car il s'était décidé à se montrer un minimum, lui qui restait la majeure partie de son temps entre les quatre murs de sa salle de cours. Bien sûr, certains collègues s'arrêtaient de temps à autre dans son antre pour lui faire un petit coucou mais il était rare de le voir passer toute une récréation dans la salle des professeurs, par exemple, jusqu'à la prochaine sonnerie. Maître de la comédie ou spécimen lunatique ? Le petit brun devait probablement être un peu des deux. C'était d'ailleurs ce à quoi il réfléchissait pendant que l'eau de son thé chauffait dans un micro-onde, ses yeux clairs scrutant les moindres recoins de la pièce qui leur était dédiée. Les enseignants pouvaient bien critiquer le côté bruyant des élèves du lycée, visiblement ils ne s'étaient pas entendus eux-mêmes. Le brouhaha général de la salle commençait même à lui déclencher une légère migraine tandis qu'il se massait nerveusement la tempe droite. Plongé dans ses pensées, il ne releva même pas la bousculade dont il fut pourtant victime lorsqu'un professeur de sport percuta son épaule de plein fouet, l'obligeant à faire deux pas en arrière. Le pire dans tout cela, ce fut essentiellement le silence qui suivit le geste en question. Pas même une excuse ne traversa la bouche de ce bourru et désagréable personnage, dont les auréoles sous les bras s'étendaient presque jusqu'aux coudes. Sans parler de cette odeur de transpiration... Parfait. Vraiment parfait, songea fortement Baxter en allant récupérer sa tasse dans l'appareil pour y glisser un sachet de thé. Il s’examina rapidement du regard au cas où les doigts gras de Jackson auraient laissé une trace de son infecte beignet sur son gilet marron. Apparemment le pire avait été évité
.

« Il y a eu un spectacle de Noël l'an passé ? » s'enquit-il de sa petite voix la plus innocente en s'approchant du petit groupe de professeurs. Tout en soufflant doucement sur son mug, il vint se placer sur le côté droit de Samuel et déposa sa main libre sur l'épaule de ce dernier, serrant délicatement quelques doigts sur le tissu de son vêtement supérieur. Il balaya du regard chacun des protagonistes présents, commençant bien évidemment par Carson qu'il fixa longuement sans aucune expression particulière. Son visage était incroyablement calme et doux pour quelqu'un qui, intérieurement, s'imaginait déjà déboutonner quelques boutons supplémentaires de sa chemise. Il adressa par la suite un rapide sourire, toutefois modéré, à Ana avec qui les choses s'arrangeaient progressivement. Même si, en même temps, il continuait à désapprouver sa promiscuité avec son voisin. Oui, aujourd'hui leur relation s'améliorait. Ils discutaient parfois et s'étaient même trouvés plusieurs points communs. Mais il fallait bien admettre que la jolie professeur d'histoire était un brin agaçante à toujours le coller de cette manière. Par ailleurs durant les premiers mois qui suivirent la rentrée scolaire, Baxter l'avait rebaptisée la glu. Pour la simple et bonne raison qu'elle ressemblait étrangement à une moule solidement accrochée à son rocher. Vint enfin le tour de Samuel sur qui ses yeux s'attardèrent davantage tandis qu'il se passait le bout de la langue sur ses lèvres charnues dans un petit sourire indescriptible. Il eut même droit à une salutation personnalisée, matérialisée par un petit « Hey... » soufflé à mi-voix, dans une attitude complice.

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You have your doubts the same way I do. When you're wrapped safe in my love, that's the truth.

We give, we take, we mend, we break and so the cycle goes. We're doing well, we've been through hell, and only heaven knows how far we get to. Thank God I met you though, and if you don't know, just put your hand on my heart. Put your hand on my heart, and I don't have to say it, and I don't have to think it. Just put your hand on my heart, you'd know.
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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Lun 15 Avr - 20:46

Dans quel univers parallèle venait-il de tomber ? Pour lui qui avait l’habitude d’être le centre du monde – ou tout du moins de chaque pièce dans laquelle il se trouvait – être mis de la sorte de côté, pendant que ses collègues bavassaient des sujets futiles et ridicules, était une nouveauté ; il ignorait encore s’il s’agissait d’un changement agréable ou non. Au moins, il n’avait pas à prétendre s’intéresser à ce qu’ils racontaient. La conversation avait rapidement dérivée de leur ennemi commun à ce soi-disant « spectacle » de Noël qui titillait autant la curiosité du professeur de sciences que le dernier parfum bas de gamme sorti par l’une des héritières Kardashian. Mentionner ces festivités en plein mois de mars rendait la discussion encore plus inutile. Franchement. Toutefois, Praeger parvint à capter à nouveau son attention à l’aide d’un simple mot, plutôt un nom. Il remonta ses lunettes sur son nez et le fixa interrogation et une bonne dose de jugement dans le regard. Etait-il sérieux ou était-ce simplement une mauvaise blague de sa part ? Cela n’était pas là la première fois qu’il n’était pas en mesure de le cerner, néanmoins il espérait réellement que la deuxième solution était la bonne. Il choisit de demeurer silencieux, afin d’éviter un nouveau scandale – un seul par pause suffisait largement – mais garda ses yeux sur lui un long moment. Il ne s’en rendait pas compte mais il possédait une tendance à regarder avec intensité les gens, ce qui avait le don de les mettre mal à l’aise même si, en règle générale, telle n’était pas son attention. Il ressentait seulement le besoin perpétuel de chercher les failles dans les gestes de ses interlocuteurs, ces mimiques qui pouvaient trahir la moindre de leurs émotions. Il était un très fin observateur, bien qu’il ne sût pas forcément tout le temps quoi faire des informations ainsi récoltées par une interrogation visuelle prolongée. Personne n’était parfait. Surtout pas lui, d’après la majorité des personnes qui le côtoyaient.

« J’espère que vous n’êtes pas sérieux…, » finit-il par souffler, ne tenant plus son vœu de silence plus longtemps. Il avait un seuil très limite de tolérance aux conneries. Nabokov ? Des soirées élèves-professeurs ? Avaient-ils perdus la tête ou se foutaient-ils royalement de sa gueule ? Les deux options étaient envisageables, connaissant les deux larrons. « Je suis désolé d’être celui qui apporte les mauvaises nouvelles mais les relations avec les mineurs, ou les élèves, sont punies par la loi. » En temps normal, il serait sans nul doute resté en dehors de la conversation, ou y aurait pris part avec humour. Cependant, le sujet ainsi développé était délicat pour lui ; il tâchait de ne pas trop le montrer, de peur que quelqu’un, un jour, pose trop de questions et découvre par la même occasion son secret – ce qui serait pour le moins fâcheux, qu’on se le dise. Il avala une nouvelle gorgée de café, dose nécessaire de courage pour supporter les lubies gamines de ses deux collègues et lorsqu’il s’apprêta à reprendre la parole pour leur démontrer combien leurs idées étaient stupides et en désaccord total avec la loi, une espèce de vision angélique lui intima qu’il ne fallait pas s’engager dans cette voix. Enfin, ce fut plutôt Baxter Madden qui débarqua de nulle part – sérieusement, s’était-il téléporté parce qu’il ne l’avait pas vu entrer et il se targuait de le remarquer même de très loin – pour s’inviter dans leur petite entrevue. Carson se fendit d’un rapide sourire pour le saluer avant de lever les yeux au ciel dans un haussement d’épaules. « Rien de fort intéressant, » répondit-il avant que l’un des deux autres ne puisse le faire. Il parla sur un ton vif, comme si cela allait attirer l’attention du mathématicien qui était pour l’instant sur Praeger. Ce qui avait le don de ne pas lui plaire. « Les profs avaient encore plus le trac que les élèves et ceux qui étaient à l’aise sur-jouaient comme des acteurs européens dans des productions américaines. Sans t’offenser. » Il leva son mug devant lui en fixant Baxter, pas seulement parce que son visage était attrayant – même si… - mais surtout pour ne pas avoir à subir les regards outrés des deux autres professeurs qui avaient participé à la pièce en question. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait, il ne se souvenait pas particulièrement de leurs performances respectives, le spectacle ne l’avait que peu passionné. Il s’était peut-être même endormi, étant donné le peu de souvenirs qu’il avait amassés lors de cette soirée.

Il finit par se débarrasser de sa tasse désormais vide et posa une main sur la cuisse d’Analeigh, jouant amicalement des doigts sur son genou.
« Pour ce qui est de ces enchères, l’idée ne serait en théorie pas mauvaise. » Si les élèves restaient en dehors du coup. « Mais tout le monde sait qui remporterait la mise la plus importante, n’est-ce pas ? » Il gratifia la jolie blonde d’un large sourire tandis qu’il occultait à dessein ses deux principaux rivaux dans le cœur de ses dames, installés ensemble en face de lui. L’humilité n’avait jamais été une qualité de Haynes, en même temps, comment aurait-il pu en être autrement alors que Dame Nature l’avait doté d’un physique des plus avantageux et qu’il lui avait été répété, très tôt, qu’il regroupait tous les standards qui faisaient un homme attrayant à l’œil ? Son arrogance n’était pas de son fait mais bien de celui de la société qui ne voyait en lui qu’une enveloppe corporelle réussie. Et il savait de source sûre que les deux individus de sexe masculin qui se tenaient sur le fauteuil à l’opposée du sien partageaient son point de vue sur la question.

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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mar 16 Avr - 20:54

Le jeune homme rendit le regard complice d’Ana mais ne releva pas pour autant si ce n’est par un demi-sourire savamment dissimulé dans sa tasse de café. Ce qui existait entre eux ne devait pas sortir de ce placard à balais afin d’éviter des conséquences inimaginables pour la demoiselle en couple. Il fallait également rajouter à ceci que Samuel avait été particulièrement échaudé en matière de relation sur le lieu de travail et qu’il n’avait pas envie de renouveler l’expérience et de devoir affronter les phrases murmurées dans le dos et les regards glissés en coin dès que le couple parlait ensemble. Il haussa les épaules mais grimaça face à la proposition de sa collègue de travail. Sur le principe c’était une bonne idée mais il avait du mal à s’imaginer comment les parents d’élèves prendraient la chose. Ce n’était clairement pas une idée très saine effectivement et les médias étaient bien assez remplis de ce type de scandale. Voire même moins. Il n’en revenait toujours pas que la version Grimm du petit Chaperon Rouge était interdite dans le comté. Il allait ouvrir la bouche afin de répondre à la charmante demoiselle lorsque Carson fit acte de présence et du fait de sa politesse, le jeune homme se contenta de l’écouter en lui accordant enfin ne serait-ce qu’un peu d’intérêt. Il le fixa droit dans les yeux, l’air amorphe avant d’ajouter d’un ton faussement éberlué : « Ca c’est de l’information de première ordre. » Il se retourna ensuite vers Ana pour poursuivre : « Tu le savais toi ? Que c’était interdit ? Bon sang, je savais que j’aurai dû utiliser les réductions étudiantes pour m’abonner au Huffington Post. »

Fort heureusement et afin d’éviter une escalade cinglante entre les deux coqs en puissance, Baxter choisit pour ce moment pour apparaître et ainsi faire baisser la tension environnante. Tension d’hostilité avec Carson. Tension de sexualité avec Ana. Un large sourire sincère se dessina sur les traits de Samuel alors que ce dernier l’accueillait, remuant légèrement pour lui laisser un peu de place. Toutefois, au contraire de la volonté affichée, il se rapprocha de lui et lui fit légèrement du pied de manière exagérée en lui offrant un accueil de la même envergure d’une voix sensuelle dont il était le seul et unique récipiendaire : « Salut. » Ses intentions ne faisaient aucun doute à son encontre et il ne s’en cachait pas. La réciproque était tout aussi vraie de toute manière. Baxter était séduisant et il était difficile de détacher ses yeux de ses lèvres dont l’éclat était clairement indécent. Pourtant, au-delà du sex-appeal qu’il semblait ignorer, il était l’un des rares que Samuel estimait et apprécié de manière sincère. C’était tellement agréable de travailler avec quelqu’un comme Baxter. Pas de confrontation. Pas de rivalité. C’était simple et facile.

Lorsque Carson s’employa à tenter l’attaquer sur son jeu d’acteur, Samuel ne releva pas. 1 : parce qu’il avait pour hygiène de vie de ne rien relever de Caron. 2 : parce qu’il savait parfaitement ce dont il était capable sur scène et que les élèves ne se cachaient pas pour vous le faire savoir si vous étiez à côté de la plaque. 3 : parce que lui avait eu le courage et l’envie de s’impliquer contrairement à certains aigris qui restaient à maugréer dans leur coin et que tout le monde finissait par détester. Le jeune homme rit doucement et hocha doucement la tête. « Beaucoup d’alcool. Et donc l’occasion de renouer avec les années fac. » plaisanta-t-il. Nul besoin de préciser que ses années fac comprenaient en plus des gardes à vue avec des policiers rarement compréhensifs de ses idéaux. Il fit une petite moue incitatrice : « Tu devrais signer pour le prochain. Tu ferais des miracles sur scène. On pourrait te faire des couettes. » Il savait par avance la réaction du professeur de mathématiques. Bon sang quelle idée de toucher à ses cheveux. « Avec plein de laque et la totale. » Il ne détacha son regard de celui de Baxter qu’après de longues secondes avant que ce dernier ne soit attiré involontairement sur la main de Carson posé sur le genou de la jeune professeure. Il réfréna l’envie fugace de claquer la langue contre son palais comme on le fait pour éloigner un oiseau gênant sur son chemin et adressa un sourire à la demoiselle. Il était effectivement évident qu’elle ne pouvait que remporter tous les suffrages mais histoire de contredire par pure jeu Carson, il reprit la parole en se tournant à nouveau vers son voisin : « La nouveauté couplée à un accent britannique fera craquer plus d’un porte-monnaie. » Il but une nouvelle gorgée de son café. « Mais ça reste une bonne idée. Peut être pas à l’égard des élèves mais on peut les impliquer en faisant en sorte qu’ils organisent le tout, le présentent et inviter la famille. Je connais une ou deux associations qui apprécieraient l’argent récolté. » Bon le lycée aussi avait toujours des besoins financiers mais il y avait franchement plus important que repeindre les couloirs de l’aile administrative ou installer un rétroprojecteur.
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mar 23 Avr - 11:42

Analeigh s’était toujours dis qu’elle devrait toujours prendre le parti de Carson, mais cette fois-ci elle accorda le point à Samuel et se mit à rire doucement en évitant soigneusement de croiser le regard de l’un ou de l’autre. Ce n’était tout de même pas de sa faute si Samuel avait tendance à la faire rire. Et dans le but d’ajouter sa petite touche à la conversation tabou sur les élèves, Ana ajouta «De toute façon, je ne pourrais pas sortir avec un élève. Les voir pour le boulot me rend déjà dingue alors en fréquenter un en dehors des heures de cours, non merci. » Elle haussa les épaules. Elle était tout de même à moitié sérieuse dans cette réflexion, elle n’allait pas mentir il y avait quelques élèves qui étaient plus ou moins mignons mais jamais il ne lui avait traversé l’esprit d’en fréquenter un. C’était interdit et elle condamnait tous ses collègues qui auraient le culot de le faire mais en même temps était-elle vraiment une sainte ? Elle qui avait un petit ami mais qui couchait régulièrement avec un autre et avait des vues sur encore un autre homme ? Non vraiment elle ne valait pas mieux.
La conversation pouvait dégénérer à tout moment et si une telle chose venait à arriver alors elle ne pourrait s’en prendre qu’à elle-même car après tout c’était elle qui avait amené une telle conversation. Elle ne devait sans doute pas être aussi drôle qu’elle ne le pensait puisque toute cette idée d’enchères n’était qu’une énorme blague que personne ne semblait avoir comprise. Dommage. Elle allait sérieusement réfléchir avant de se mettre à sortir des énormités de la sorte maintenant. Fort heureusement quelqu’un fit son apparition et amenait avec lui la possibilité d’une nouvelle conversation. Et pour la première fois, Ana fut bien contente de voir apparaître Baxter. Elle-même fut étonnée de ne pas soupirer en le voyant débarquer. Sa relation avec ce nouveau professeur était des plus compliquée, puisqu’au début, dès son arrivée, elle n’avait pu se montrer aimable envers lui ne supportant tout simplement pas son attitude de premier de la classe et surtout de gentil prof. Puis les choses avaient commencée à s’améliorer il n’y a pas si longtemps, Il était venu lui parler un jour à la cafétéria et il s’étaient trouvé une passion commune pour le yoga et depuis, même la conversation n’avait duré qu’un petit quart d’heure, elle commençait à le voir différemment. Au point de lui adresser un sourire et un signe de tête lorsqu’il vint saluer tout le monde. Certes, ce n’était pas encore un large sourire accompagné d’un joyeux ‘salut’ mais il y avait du mieux, c’était très net pour ceux qui avaient eu la chance – ou pas – d’assister à leur premier échange.
Et ensuite...



«Quoi ?! »
Lâcha Ana, outrée par les propos de Carson. Ce dernier semblait vouloir éviter de croiser son regard, signe qu’il ne plaisantait pas. La jolie blonde tenta d’établir un contact avec le professeur de science, tout simplement pour lui lancer un regard assassin. Non il ne pouvait critiquer sa performance d’actrice, elle était douée, tous ses professeurs au lycée s’accordaient sur ce point. Elle était douée et la pièce était bonne, forcément elle s’en était chargée. Elle avait beau aimer Carson, elle lui en voulait terriblement à cet instant. «Ne l’écoute pas. » lança-t-elle à l’intention de Batxer. Elle-même fut surprise de s’adresser aussi calmement à lui. «Carson ici présent n’a aucune sensibilité artistique. » Elle donna ensuite un petit coup au grand machin à ses côtés. Il allait le payer. Oh, elle avait oublier de souligner le talent de Samuel mais là encore c’était tout simplement pour rester discrète dans ses ‘sentiments’ pour son collègue . De plus il était tout à fait capable de se défendre seul s’il le désirait.
Ana haussa les épaules puis posant les yeux sur Baxter, elle surprit sans doute tout le monde en lui disant
«Tu serais le bienvenu, pourquoi pas. »

« Oublions les enchères, ce n’était qu’une.. » Blague. Elle ne put terminer sa phrase, perturbée par la main de Carson qui se posa sur ses genoux. D’accord, peut être qu’elle ne lui en voulait plus autant. Pas le temps de profiter de ce moment, son téléphone vibra dans sa poche. Daniel. Elle observa Carson, puis Samuel avant de préciser – comme si ça les intéressait – «C’est Daniel. » Elle se leva de sa chaise, brisant le contact avec Carson. Elle prit sa voix la plus mielleuse pour répondre à son petit ami «Salut, Mon chéri. » Elle se dirigea vers la fenêtre qui donnait sur le parking, elle fit un signe de la main, son petit ami se trouvait là, elle lui adressa son plus beau sourire.
Il venait tout simplement la chercher, et avait proposé de l’emmener déjeuner. Qu’il est adorable pensa-t-elle. Elle ne le méritait pas du tout, il était toujours plein de bonnes intentions comme celle-ci et elle, elle ne faisait rien en retour, si ce n’est prendre du bon temps dans un placard avec un autre.
«Laisse moi dire au revoir aux garçons. » fit-elle.
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Dim 28 Avr - 22:31

Ce lycée comportait de bien drôles de spécimens, tous plus étranges les uns que les autres il fallait bien l'avouer. Et parmi toute cette faune sauvage, Baxter ignorait réellement s'il était apprécié des autres collègues pour de vrai ou s'il s'agissait d'une sincérité feinte. La sournoiserie, il connaissait le sujet sur le bout des doigts. Mais l'attitude des américains s'avérait tellement fausse à certains moments qu'il avait la curieuse impression de vivre au quotidien dans une mauvaise sitcom depuis son arrivée sur le territoire, comme si le jeu d'acteur de tous les protagonistes ici présents puait la médiocrité. Par conséquent il avait décidé d'adopter les mêmes apparences qu'un bon nombre de personnes à Chicago et se surprenait même parfois à aimer surjouer de la sorte devant une petite poignée d'inconnus. Cependant il lui était inutile de ne pas se montrer honnête envers les trois professeurs avec qui il se trouvait présentement. Pour commencer, il n'était pas suffisamment bon comédien pour se jouer d'une personne avec qui il couchait régulièrement, autrement dit Carson. Tout comme il lui semblait difficile de nier la méfiance qu'il ressentait chaque fois qu'il croisait le chemin d'Analeigh, alors qu'il s'agissait d'une femme magnifique pour qui il pourrait aisément éprouver une certaine forme de désir. Et enfin, le sourire charmant et charmeur de Samuel le mettait dans un tel état qu'il ne lui semblait même pas envisageable d'être une seule seconde hypocrite avec lui. Il était pour ainsi dire extrêmement rare de les voir profiter d'une pause tous les trois ensemble, l'occasion était trop belle en plus d'être unique, c'était donc instinctivement qu'il s'était dirigé vers la petite troupe ; dont certains membres avaient du mal à cohabiter ensemble. Un point que Baxter trouvait bien dommage par ailleurs. Deux tempéraments diamétralement opposés. Deux visages tellement différents mais pourtant identiques dans leur beauté certaine. Oh oui, il s'agissait bel et bien d'un énorme tort que de voir ces deux-là s’entretuer pour une raison qu'il ne connaissait pas ou choisissait d'ignorer volontairement.

Les lèvres plongées dans son thé, il écouta soucieusement les paroles de Carson sans vraiment y prêter attention à dire vrai. En fait, son esprit vagabondait à mille lieux de la salle de pause. Bon d'accord, peut-être pas aussi loin. Mais au moins jusqu'au domicile de son collègue où des choses peu innocentes se produisaient entre eux. Et en un sens il était presque amusé de le voir paraître si solennel et limite sévère au sein du lycée, à parler de tout et de rien alors qu'il dissimulait un lourd secret derrière lui. Secret qu'il avait choisi de partager avec lui, petit professeur de mathématiques issu d'un autre continent. Cela faisait d'eux plus que de simples collègues, non ? Des partenaires ou quelque chose du même genre ? En tout cas, d'une manière ou d'une autre l'idée plaisait à Madden qui se mit à sourire sournoisement derrière son mug. Il s'apprêtait à défendre les performances des siens en pointant du doigt principalement les productions américaines peu intellectuelles quand le jeune professeur d'histoire, actuellement assis à ses côtés, lui fit du pied d'une manière tout sauf discrète. Manque de chance pour Carson, le petit anglais détourna son attention de lui pour l'offrir dans sa totalité à Samuel, frottant son genou au sien dans une attitude presque adolescente dans le fond mais plaisante malgré tout. L'attirance qu'il ressentait à l'égard du professeur de sciences était réelle, seulement ce dernier l'obligeait à l'amoindrir ou la rendre occasionnelle. Il n'était donc pas étonnant de le voir se diriger vers une autre proie, plus accessible et moins récalcitrante. Avec Praeger, il était sûr de récolter le butin qui lui était dû, témoins ou non présents dans l'assistance. Et depuis sa rupture d'avec Troy, petit ami durant quatre années, il ne demandait rien de plus que de la légèreté. Ce que son voisin de siège voulait assurément bien lui donner.


« Des couettes ? » rétorqua-t-il avec amusement à la suite de Samuel en se touchant instinctivement ses cheveux comme à leur habitude impeccablement coiffés-décoiffés. « J'accepte l'idée, uniquement si c'est toi qui t'en charges. » Il but à son tour une dernière gorgée de thé et déposa sa tasse non loin de celle de Carson avant de revenir s'enfoncer dans le sofa, toujours autant collé à son collègue alors que ce n'était pas la place qui manquait à ces deux-là étant donné la minceur de Baxter. Il releva un regard intrigué vers Haynes suite aux accusations faites par Analeigh à son égard concernant sa sensibilité artistique et ne put s'empêcher d'étouffer un petit rire cristallin pour lui-même en se disant que le jeune homme en possédait justement une, certes nue, mais qu'elle n'était pas autorisée à la découvrir. Comme pour attirer de nouveau l'attention de Samuel perdue quelque part dans la direction des deux protagonistes face à eux, Baxter imita le geste de son amant 'secret' en le calquant à la manière d'un miroir, autrement dit il posa délicatement une main à plat sur la cuisse de son collègue avant de suivre du regard la jeune femme qui s'était éloignée pour poursuivre sa conversation téléphonique. « Tu ouvrirais ton porte-monnaie pour profiter de mon accent britannique ? » s'enquit-il d'une voix doucereuse en tournant la tête vers l'enseignant à ses côtés à qui il adressa des yeux attendris, l'air de dire 'Aaaw tu es tellement adorable'. Les doigts positionnés sur sa cuisse se crispèrent légèrement sur le tissu de son pantalon tandis que sa main libre venait lui replacer une mèche de cheveux clairs vers l'arrière de sa tête. Tout portait à croire, de part son comportement, qu'il n'en avait strictement rien à faire de Carson ou que ce dernier le laissait indéniablement indifférent. Ce n'était pas totalement vrai car il appréciait les moments d'intimité partagés avec lui, mais ce n'était pas non plus entièrement faux. Là, tout de suite, maintenant, le petit brun n'avait d'yeux que pour son voisin. Il n'était guère compliqué d'obtenir toute l'attention de Baxter Madden, il suffisait simplement de lui montrait qu'on se souciait de lui par des gestes ou des paroles, et cela Samuel semblait l'avoir parfaitement assimilé car il le faisait à la perfection. Il lui offrait de douces œillades suggestives, des mots pour le moins suaves et un toucher délicat qu'il aimait particulièrement recevoir de la part d'un homme. Conquis ? Ah ça oui, il l'était. Certainement même.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Lun 29 Avr - 13:05

S’il était une chose que Carson Haynes réussissait mieux que quiconque, c’était se taire avant de laisser échapper une parole malheureuse, faire une bourde ou énoncer un détail qu’il aurait dû garder pour lui. Il adorait discuter de tout et de rien, renchérir jusqu’à obtenir le dernier mot ; cependant, à cet instant précis, il choisit de garder le silence afin de ne pas exploser sa couverture, s’éterniser sur le sujet des relations entre élèves et professeurs signifierait en avoir quelque chose à faire, et même si tel était le cas, ses collègues prenaient la discussion trop à la légère pour poursuivre sa ligne de défense. Bien que cela lui arrachât un poumon de se l’avouer, Praeger remportait ce round. Pour le moment. L’addition d’Analeigh lui fit plisser les yeux, il espérait réellement que tout cet échange n’était que plaisanterie, car leurs arguments respectifs le rendaient malade. S’ils avaient connu ne serait-ce que la moitié des soucis qui lui avaient été causés à cause de cet interdit, nul doute qu’ils ne la ramèneraient pas autant et ne prendraient pas ce sujet à la légère comme ils le faisaient présentement. Même s’il adorait Ana, il lui en voulait de ne pas voir la gravité de ce problème. Pour poursuivre dans la foulée ‘ignorons tous Carson ou engageons sur des voies qu’il ne peut suivre’, la conversation dériva vers la pièce de l’école – à laquelle il n’avait pas participé, non, parce qu’il détestait tout le monde et tout le monde le détestait, logique implacable – où chacun prit le parti d’être contre lui. Ce qui était attendu. Il ne chercha même pas un peu de soutien chez son seul camarade scientifique du groupe, il savait Baxter musicien, donc doté de cette « sensibilité artistique » qui apparemment lui faisait défaut. Il se ferma brièvement à la conversation, les laissant papoter librement, tandis que son esprit repartait une semaine en arrière, vers les derniers mots échangés avec Baxter qui avaient été tout sauf cordiaux. Il était satisfait de la maturité dont tous les deux faisaient preuve à cette seconde, personne alentour n’était en mesure de deviner ce qui se passait – ou s’était passé, il n’était pas en mesure de savoir à quel temps se conjuguait ce qu’ils partageaient – entre eux, en dehors des heures de cours, dans l’intimité de leurs foyers.

La proposition d’Analeigh faite à Baxter, de rejoindre leur troupe pour le prochain spectacle, tira Carson de sa torpeur et il lui en fallut beaucoup pour retenir un rire moqueur. En réalité, il n’eut besoin que de poser les yeux sur les deux professeurs qui flirtaient désormais ouvertement en face de lui pour perdre toute envie de plaisanter. Il en était donc ainsi ? Le lycée entier était en train de fondre pour le charme soi-disant dévastateur de Madden ? C’était faire preuve de mauvaise foi que d’énoncer que lui-même n’y avait pas succombé, même si présentement il n’éprouvait rien d’autre que du dégoût à son encontre. Samuel Praeger, vraiment ? Quelle faute caractérisée de goût, il l’avait habitué à autre chose. Il n’eut guère l’occasion de s’attarder davantage sur leur échange peu discret puisque la présence d’Ana à ses côtés lui manqua rapidement, encore plus quand il entendit la tenue de son appel téléphonique. Dire au revoir ? Voilà qui était une option inenvisageable. Réprimant une grimace, il se remit rapidement sur pieds et gratifia les deux hommes perdus dans leur petit monde d’un regard condescendant.
« J’offrirais cent dollars à Praeger pour qu’il retourne organiser ses petites révolutions ailleurs, » lâcha-t-il, dans un coup bas, puéril, avant de se détourner sans attendre de réaction. Il aurait pu ajouter qu’il enchérirait jusqu’à mille dollars pour les fesses rebondies du Britannique mais cela aurait été déplacé. La satisfaction de savoir que Samuel n’obtiendrait toujours que la seconde place, même dans le lit de Baxter, était largement suffisante.

Il arriva à la hauteur d’Analeigh et, sans demander la permission ou se justifier, attrapa son téléphone, au bout duquel se trouvait toujours son petit ami.
« Salut, Daniel ! » Il s’approcha de la fenêtre, imita le geste de la blondinette quelques minutes auparavant et lui fit signe, comme s’ils étaient les meilleurs amis du monde, ce qui était loin d’être le cas. Apparemment, le petit copain n’appréciait guère de savoir un grand garçon séduisant comme lui aussi proche de sa compagne. S’il savait combien il n’avait rien à craindre, ils auraient certainement pu s’entendre. « Je suis désolé de contrarier tes plans mais, vois-tu, nous avons prévu un petit repas entre collègues, une sorte de célébration du bon travail fait par Ana. » Il inventa une histoire d’élève terrible ayant obtenu la première bonne note de sa scolarité grâce aux conseils avisés de la professeure d’histoire et, contre toute attente, Daniel mordit à l’hameçon. Le Ciel soit loué, Carson aurait détesté avoir à se retrouver seul face à ses deux autres collègues qui lui auraient plus que certainement coupé l’appétit ; un grand corps comme lui avait besoin de se nourrir pour fonctionner. Il raccrocha sans proposer à l’homme de saluer sa petite amie, ni l’inverse, et revint vers elle avec un large sourire. « Il a changé d’avis, on dirait bien que nous allons mangé en tête-à-tête, ce midi. Quel chic type, ce Daniel, quand même... » Il eut le mauvais réflexe de tourner momentanément la tête vers Baxter, comme s’il cherchait une quelconque réaction de sa part, avant d’attraper Ana par l’épaule. « Que dirais-tu d’un italien ? C’est moi qui régale ! » Sa voix était beaucoup trop enthousiaste pour être honnête, lui-même ignorait pourquoi il réagissait de la sorte. Certainement un désir de fuir les deux hommes qui se faisaient du pied en public alors que lui était obligé de masquer le moindre de ses regards affectueux envers les individus du même sexe.

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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Sam 4 Mai - 13:14

Le jeune homme haussa ses sourcils de manière pseudo séductrices lorsque Baxter rentra dans son jeu, lui indiquant qu’il n’accepterait des couettes de sa part. Il releva ses mains et agita ses doigts en précisant « Il paraît que j’ai des doigts magiques, ça devrait te plaire. » Il poursuivit son propos en plongeant son regard amusé dans celui de la seule et unique représentante du sexe féminin présente. « Du moins, c’est ce qu’on m’a dit. » Il retourna ensuite son intention sur son interlocuteur, ayant du mal à se détacher de lui tant il envahissait son espace vital, ce dont il n’allait certainement pas s’en plaindre. Il avait pour l’heure une furieuse envie de passer justement ses doigts magiques dans l’épaisse chevelure noire du jeune homme, de se saisir d’une poignée de ces cheveux afin de faire basculer délicatement la tête en arrière du professeur de mathématiques, de déposer ses lèvres sur sa pomme d’Adam prononcée et de voir où cela allait les conduire. Il se racla la gorge et son attention fut soudainement attirée par la sonnerie de téléphone d’Ana. Il haussa un sourcil intrigué lorsqu’elle précisa que c’était Daniel et il ne put s’empêcher de sourire à cette précision. Ce n’était pas son Daniel à lui mais ça le faisait toujours autant sourire qu’ils partageaient autre chose qu’une envie l’un de l’autre et le même métier. Il l’avait rencontré deux ou trois fois par le passé et c’était un type plus ou moins sympathique. Définitivement pas le type de Samuel. Ni celui d’Analeigh à en croire leurs échanges passionnés des jeudis. Mais après tout, elle faisait ce qu’elle désirait et si elle était heureuse avec lui, il n’allait pas se mettre en travers de son chemin. Son petit doigt et une autre partie de son anatomie pensaient toutefois le contraire.

Il sursauta légèrement en sentant la chaleur diffuse de la main de Baxter se poser contre sa cuisse et s’enfonça davantage dans le sofa en le regardant, un large sourire entravant ses lèvres alors que par pur réflexe, il ouvrait les jambes pour lui permettre un accès plus libre. Que soient maudits les yeux chastes des autres professeurs. S’humectant les lèvres, il se pencha vers lui pour lui murmurer dans le creux de l’oreille : « Il n’y a pas que mon porte-monnaie que j’ouvrirai pour profiter de ton accent britannique. » Il lui adressa un regard entendu afin toutefois de dédramatiser légèrement la situation. Il n’entendait pas se faire licencier pour harcèlement moral, quant bien même la victime se montrait quelque peu consentante. Il se tourna entièrement vers lui, posant le coude sur le haut du sofa et son visage sur sa main pour pouvoir poursuivre une conversation plus intime avec le jeune homme. « D’ailleurs, si je me souviens bien, je te dois toujours un verre… » Il n’accorda plus la moindre importance au reste de la pièce, Ana ayant quitté son champs de vision, et ne demeurait donc plus que Baxter pour éveiller son intérêt. « Je n’oublie pas facilement ce genre de détail. » Depuis l’arrivée du jeune homme, ils ne cessaient de se tourner autour, faisant monter la mayonnaise de manière peu subtile entre eux et sans imagerie trop soutenue. Il se demandait s’ils allaient un jour franchir le pas et si les lèvres d’un rouge éclatant de Baxter réaliseraient les promesses qu’elles tenaient jusqu’à présent.

Il fut arraché de ses pensées par la résonance de la voix de Carson qui perça l’air de manière désagréable. Il se retourna vers cette dernière pour constater que le professeur avait saisi le téléphone portable d’Ana et parlait avec son fiancé. Fronçant les sourcils, il n’aimait pas réellement le comportement qu’avait cru pouvoir adopter Carson. Ce n’était pas de jalousie ou quoi que ce soit. Il savait parfaitement que les deux jeunes gens étaient amis – on ne pouvait pas avoir bon goût tout le temps après tout – mais il n’appréciait clairement pas le fait qu’il avait de s’immiscer dans sa vie privée. Si Ana avait prévu de déjeuner avec son homme, il n’avait pas à s’interférer. Est-ce que Samuel le faisait ? Non, alors qu’il était davantage en droit de le faire. Il se glaça à cette pensée. Il n’avait aucun droit, c’était justement la base de leur relation après tout. Avec beaucoup de regret, il se détourna de la discussion dans laquelle il n’avait pas part et reporta son attention sur des pensées bien plus charmantes que l’image de Carson et d’Ana dînant en tête à tête dans un restaurant italien. « Ce verre, j’y tiens. Parle moi plus de ce Thales qui hante tes nuits à n’en pas douter. » Sa mine se grisa avant qu'il ne se rapproche brusquement du visage de Baxter. « Attends, ne bouge pas. » Il s'approcha davantage encore pour saisir un cil noir qui s'était égaré sur la joue d'un blanc laiteux et particulièrement britannique du jeune homme. Finalement, il souffla sur son doigt pour l'éloigner et murmura doucement : « C'est bon. »
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mar 7 Mai - 20:00

Analeigh était bien trop absorbée par son coup de téléphone pour remarquer, ou même s’intéresser à ce qui se passait entre les trois mâles qu’elle avait laissés ensemble. Bien sûr elle aurait aimé croire que, sans elle, la conversation tournerait vite en rond étant donné que Carson et Samuel ne s’entendaient pas, elle les imaginait mal se parler sans sa présence. En ce qui concerne Baxter elle ne savait pas vraiment avec qui il s’entendait, plus ou moins tout le monde étant donné que pas un seul professeur n’avait jamais rien dit de désagréable à son sujet – pas même les professeurs de sport - alors qui sait ? Mais, oui, elle était trop occupée à faire la conversation à Daniel. Elle trouvait ça d’ailleurs un peu stupide de se parler comme ça, au téléphone, alors qu’il lui suffisait d’aller le voir au parking. Elle eu soudainement envie de courir vers lui pour qu’il la prenne dans ses bras, sans savoir pourquoi. Sans doute parce qu’elle réalisait à quel point il était beaucoup trop bien pour elle. La preuve, il était venu comme ça, tout simplement pour l’inviter à déjeuner et elle, eh bien, disons que ce n’était pas l’homme qui envahissait ses pensées une demi-heure plus tôt. Ana pensait sincèrement qu’elle devait avoir un problème, désirer d’autres hommes – mais selon elle ce n’était pas si grave, il n’y en avait que deux, ce n’est pas comme si elle ne pensait qu’à ça – ça n’était pas franchement normal. De temps en temps elle regardait dans les magasines féminins à la recherche d’un article qui pourrait l’aider, quelque chose comme ‘comment savoir si vous êtes une traînée’. Mais malheureusement il n’y avait absolument rien. C’était désespérant.
Et alors qu’elle commençait à interroger son petit ami sur sa matinée – oui, évidemment que ça l’intéressait – elle sentit quelqu’un s’emparer de son téléphone. Son premier reflexe fut de se préparer à frapper la personne qui avait osé. Mais, heureusement pour lui, ce n’était que Carson. Le cœur d’Ana se mit à s’emballer, à la fois contente de la proximité retrouvée avec lui, mais avec un peu d’angoisse : qu’est ce qu’il voulait à Daniel ? Ces deux-là ne s’entendaient pas alors les voir se faire un petit ‘coucou’ avait quelque chose de franchement suspect. L’enseignante ne savait pas réellement ce pensait son collègue de son petit ami, il était venu dîner deux fois chez elle et le courant semblait être bien passé à ses yeux mais par la suite Daniel lui avait fait comprendre qu’il n’aimait pas l’idée qu’elle soit si proche de Carson. Pour qu’il arrête de se faire des idées, Ana lui avait annoncé que son collègue professeur de Science était gay, ce qui avait calmé les choses à tel point que Daniel avait proposé de réinviter le grand gaillard un de ces jours.
Ana s’imagina les pires scénarios : Carson serait-il au courant pour elle et Samuel et par jalousie, il aurait décidé de tout déballer à Daniel ? Non. Impossible. Elle secoua la tête chassant cette idée stupide de son esprit. En revanche, la seule chose qui était vraie là-dedans était qu’elle ne savait absolument pas ce que Carson allait lui raconter.

Son collègue était en train d’inventer une histoire de dingue. Mais une histoire bien vue et plutôt mignonne, elle aurait aimé que celle-ci soit vraie. Si seulement. Impuissante face à l’ouragan Carson, Ana ne put que jeter des coups d’œil rapide à son petit ami qui semblait totalement absorbé par les dires du professeur. Lorsqu’enfin, il eu terminé Ana fit une petit grimace lorsqu’elle récupéra son portable
«J’ai pas…Dis au revoir…. » Et étonnement elle en était assez triste. Preuve qu’elle tenait à son Daniel malgré tout. Mais rapidement son visage s’éclaira lorsque Carson prononça ‘tête-à-tête’. Voilà qui était un programme plus que sympathique. Elle et lui. «Italien. Ca me plaît. » Ana tenta de cacher son large sourire tout en prenant un air détaché «Il était hors de question que l’on fasse moitié-moitié pour l’addition, de toute façon » Elle n’osa pas passer la main autour de la taille de Carson, Samuel était là.

Ana se laissa entraîner par Carson vers la sortie, mais alors qu’ils passèrent vers Samuel, elle ne pu s’empêcher de faire glisser sa main sur l’épaule de son collègue professeur d’histoire. Elle ne l’oubliait pas.




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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mer 8 Mai - 14:59

Le flirt était définitivement l’élément de prédilection de Baxter. A n’en pas douter, il maîtrisait ce domaine à la perfection, pour la simple et bonne raison qu’il baignait dedans depuis un temps certain maintenant. Certes avait-il fait une petite parenthèse de quatre années consécutives en partageant la vie d’un irlandais cher à son cœur et pourtant responsable de tous ses maux. Lui qui pensait avoir perdu la main comme il avait égaré l’estime de lui-même sur le chemin de cette longue et néanmoins douloureuse relation, il réalisait de plus en plus – au fil des mois – à quel point il pouvait encore faire son petit effet auprès des hommes, comme des femmes par ailleurs, et ce malgré une erreur flagrante de parcours qui continuait encore à ce jour à laisser des traces dans son quotidien. L’intérêt que lui portait le jeune professeur d’histoire ne le laissait aucunement indifféremment, tout en sachant toutefois qu’il ne s’agissait là que d’un simple amusement entre les deux collègues, un passe-temps comme un autre dans la vie désormais bien vide de Baxter, qui cherchait par conséquent – et ce presque désespérément – à combler les nombreux trous clairement visibles depuis la rentrée scolaire. Oh bien sûr il n’avait rien d’un malheureux, car c’était sans aucun effort qu’il fournissait des sourires à tout-va, mais son besoin constant de contact physique – même pur et simple – prouvait un manque évident d’affection. Mais pour remarquer cet infime détail, encore fallait-il réellement se soucier de sa personne et des quelques problèmes qui venaient le troubler régulièrement. Hélas, il n’avait pas encore à ce jour trouvé l’oreille attentive idéale qu’il recherchait pourtant avec une pointe d’entrain qui avait fini par s’estomper avec le temps. Autant être honnête avec lui-même, il avait pratiquement abandonné cette idée saugrenue d’être ‘heureux’ à nouveau. Pleinement heureux. Il se perdait quotidiennement dans des jeux en apparence sans grand danger mais qui avaient fini par l’avoir à l’usure. De ce refus catégorique d’attaches sentimentales était née une pseudo addiction aux aventures sans lendemain. D’une certaine manière, il pensait ardemment se faire du bien, comme une hypothétique remontée vers une guérison éventuelle. Mais il fallait se rendre à l’évidence, ce que l’amour avait détruit en lui jamais plus ne reviendra. Et de cela il en était persuadé maintenant.

Cependant, lorsqu’il se tenait face à un jeune homme aussi charmant que Samuel, ses espoirs refaisaient doucement surface. Son collègue lui accordait une attention toute particulière, sincère et surtout tendre. Ce dont il avait cruellement besoin même s’il refusait de l’admettre. Prétendre ne rien attendre des autres permettait, de manière générale, de ne pas être déçu mais Baxter était un être bien trop complexe et réfléchi pour se contenter d’une vie faite de simplicité et de frivolité. Cela passait un temps, six mois dans son cas, mais arrivait forcément un moment où certains besoins se faisaient nécessaires tandis que d’autres gestes ne suffisaient plus. Enfin, aujourd’hui, il se sentait d’humeur plutôt bonne, et ce n’était définitivement pas grâce au duo maléfique que formaient Analeigh et Carson.
« Dis m’en plus, tu m’intéresses... » souffla-t-il aussitôt en resserrant instinctivement ses doigts sur l’intérieur de la cuisse de Samuel avant de prendre une grande inspiration qu’il garda un long moment. Sans doute avait-il une petite vertu, dans tous les cas il s’en fichait pas mal, mais même en conservant un sérieux certain il n’était pas évident de répondre aux avances explicites du jeune homme qui venait justement de l’inviter à aller faire un petit tour à l’intérieur de son pantalon. C’était indécent et limite déplacé, mais le sourire qu’afficha Baxter suite à cette proposition attestait de son intérêt manifeste pour l’idée.

Tel un amoureux transi, il ne trouva rien à ajouter à ses paroles flatteuses et se contenta de le fixer d’un regard insistant tout en inclinant légèrement son corps de côté afin de pouvoir lui faire face. Il replia une jambe et coinça son pied derrière le creux de son genou avant d’appuyer un bout de sa cuisse par-dessus celle de son voisin dont l’attention avait subitement été perdue.
« Il... » commença-t-il doucement, pour parler de Thales, mais il s’interrompit sitôt le visage du professeur davantage proche du sien. Par simple réflexe, il ferma aussitôt les yeux alors qu’un sourire amusé fendait doucement ses lèvres charnues. « Merci... » murmura-t-il en rouvrant alors les yeux pour le contempler avec une envie évidente. « Pourquoi ne viendrais-tu pas boire un verre chez moi ce soir ? » rétorqua-t-il sans vraiment réfléchir à la portée de ses paroles. Oui, il s’agissait manifestement d’une invitation à venir dans son appartement alors qu’il ne l’avait jamais fait auparavant. Et le ton employé ainsi que le regard utilisé ne laissaient planer aucun doute quant à ses intentions réelles à son égard. Samuel venait volontairement de le titiller sans grande discrétion, par conséquent il devra répondre de ses actes et le professeur de mathématiques n’était pas connu pour perdre son temps. Quand il désirait quelque chose, il souhaitait l’obtenir très rapidement. Et dans la même journée, cela lui paraissait parfaitement envisageable et tout à fait raisonnable. C’est à cet instant que les deux comparses – un peu oubliés jusqu’à présent – choisirent de faire remarquer leur présence. Et le passage de la main de la jolie blonde sur l’épaule de Praeger ne manqua absolument pas à son œil avisé. Ses yeux se plissèrent d’ailleurs légèrement tandis qu’il plaçait à son tour son bras fin sur le dossier du sofa, contre celui de son collègue, comme pour indiquer que la place était prise même s’il ne pensait pas avoir du souci à se faire à ce moment précis. Samuel lui montrait clairement son envie, qu’il partageait entièrement, et il ne pensait pas perdre son intérêt d’ici la fin de la journée. « Vous partez déjà ? » s’enquit-il d’une toute petite voix en levant le regard vers Carson tandis qu’une main innocente revenait se coincer vers l’intérieur de la cuisse à Samuel, profitant ainsi de l’espace suffisant qu’il lui avait fourni pour s’y loger confortablement ; quitte à placer dangereusement ses doigts contre son entre-jambe.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Mer 8 Mai - 15:47

Ce fut en constatant l’air plus qu’enthousiasmé d’Analeigh à la suite de sa proposition que Carson se rendit compte qu’il l’avait plus que délaissée ces derniers temps. Il avait occulté d’un haussement d’épaules désintéressé sa triste remarque sur le fait de n’avoir pu saluer son petit ami – à quoi bon ? elle aurait tout le temps de le faire chaque jour dans les années à venir – mais avait prêté une attention toute particulière à l’éclat de ses prunelles la minute qui avait suivi. Il se sentit coupable l’espace d’une seconde, se remémorant tout ce qu’ils avaient partagé depuis son arrivée dans l’établissement et qui leur avait fait défaut depuis que le quotidien du professeur de sciences était plus rempli qu’auparavant. C’était une honte, elle qui était sa seule véritable amie en ville méritait un traitement spécial, pas de passer au second plan même si lui ne faisait que partie du décor de sa vie – Daniel en étant le personnage principal, ce qui était bien normal. Tandis qu’il fixait le visage souriant de la jeune femme, il se mit à imaginer ce que devait être son existence au jour le jour, avec son compagnon et la petite ; il réalisa bien rapidement qu’il était incapable de fantasmer plus d’une heure, il n’avait aucune idée de ce à quoi ressemblait une vie de couple pour la simple et bonne raison qu’il n’en avait lui-même jamais fait l’expérience. Par choix, bien entendu, il était celui qui se fermait à toute relation parce qu’il était moins dangereux, pour sa réputation, d’avoir des mœurs légères plutôt que de fréquenter un homme de manière régulière. En outre, il savait pertinemment ne pas être un individu facile à vivre, il possédait des habitudes de solitaire adoptées au fil d’années de célibat et elles lui convenaient parfaitement. Du moins, il s’en persuadait. La véritable raison était surtout que personne ne méritait d’être enchaîné à lui, un trentenaire un peu désagréable et qui ne s’assumait pas publiquement. Il était incapable d’aimer un autre, il était logique qu’aucun autre ne soit en mesure de lui donner une quelconque forme d’amour. De cela, il ne se plaignait jamais ; à partir du moment où il partageait des moments intimes avec autrui, tout allait bien pour lui. L’acte charnel, voilà ce qui le satisfaisait, et il avait toutes les cartes en main pour ne jamais en manquer. Merci, Dame Nature.

« Désolé d’avoir raccroché aussi vite, »
finit-il par s’excuser tout en glissant son pouce dans la nuque de la jolie blonde, esquissant un sourire de petit chien triste pour se faire pardonner de son mauvais comportement. Il conserva son emprise physique sur elle tandis qu’ils se rapprochaient de Baxter et Samuel, qui représentaient désormais un tableau qui donna la nausée à Carson. Ils étaient quasiment installés l’un sur l’autre, ignorant incontestablement la notion d’espace vital et de pudeur. Il fut par ailleurs étonné de n’entendre aucun commentaire de la part du reste des collègues présents dans la pièce ; il en avait suffisamment rappeler à l’ordre pour savoir que la plupart d’entre eux était des conservateurs à tendance homophobe. Peut-être que la belle gueule et le charisme du Britannique jouaient en leur faveur, personne n’osait lâcher de remarque sous prétexte qu’il était « mignon ». Dommage, pour une fois, il aurait aimé entendre quelqu’un les remettre à leur place, parce que la vision ne lui plaisait guère, pour de nombreuses raisons. Dans l’optique de leur dire au revoir, Haynes s’arrêta à leur niveau mais fut interrompu dans son élan par la voix, presque naïve si on ne le connaissait pas, de Baxter. Il baissa les yeux vers lui et lui seul, même s’il était compliqué de virer Samuel de son champ de vision tant ce dernier se tenait près du professeur de mathématiques, et plissa les lèvres avec un air supérieur. « Il est bientôt midi, mieux vaut partir tôt pour être sûrs d’avoir une table, oui, » répondit-il sur le ton de la conversation, même si son regard déviait dangereusement sur la main de Baxter, qui s’immisçait en direction de l’entrejambe de Praeger. Carson dut faire un effort surhumain pour ne pas grimacer devant cette image plus que répugnante. Fort heureusement, il était doué pour dissimuler ce qu’il pensait réellement, ce qui le tracassait, puisqu’il s’agissait un peu d’un sport national chez les Haynes. Il ne possédait certes pas de ‘sens artistique’ mais il n’en demeurait pas moins un très bon acteur. Il le prouva une seconde fois en esquissant un large sourire, certes rempli d’hypocrisie, en descendant sa main dans le dos d’Ana pour lui caresser de haut en bas. Geste purement amical, il ne cherchait pas à rendre quiconque jaloux, lui. Oui, parce qu’à ses yeux d’égocentrique, il était persuadé que le petit jeu initié par Madden était dirigé contre lui. Il lui en voulait encore de l’avoir mis dehors après une nuit passée ensemble et lui faisait payer le prix fort en se montrant avec l’être que Carson méprisait le plus au lycée. Sa tactique était rusée, bien pensée, sauf que Haynes n’en avait absolument rien à faire – du moins, il essayait d’y croire – et s’il avait pu souhaiter une chose de positif à Samuel sans se griller, cela aurait été d’apprécier la partie de jambes en l’air qui n’allait pas tarder à suivre. « Bon appétit et bon après-midi à vous deux, » poursuivit-il d’une voix traînante, sans quitter Baxter des yeux ni se défaire de son sourire. Il ne le pensait pas. Pour ce que ça lui faisait, ils pouvaient se faire avaler par les flammes de l’Enfer, il n’aurait pas sourcillé. « Allons-y, » intima-t-il à Analeigh avant de se remettre en marche. Il avait lui aussi un entre-midi à apprécier avec sa seule alliée de tout Chicago.

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MessageSujet: Re: There's so many lessons I done learned [c&a]   Dim 9 Juin - 14:37

Samuel avait découvert sa sexualité sur le tard. Il se souvenait que lorsqu’il avait l’âge de ses élèves aujourd’hui, il n’avait qu’une seule hantise. Peu lui importait s’il ratait ses examens et que ses professeurs se passent le mot pour le surveiller. Peu lui importait s’il ratait une balle décisive sur le match les opposants en national à Boston et qu’on le mette au placard. Peu lui importait que une ex petit amie déçue de s’être faite larguée ne crie sur tous les toits qu’il n’était pas un bon coup au lit – de toute façon, il y avait bien d’autres pour témoigner du contraire. Peu lui importait les situations ridicules dans lesquelles il se trouvait lorsqu’il buvait la bière de trop ou en suite de mélanges bien malvenus en soirée. Mais que quelqu’un émette la possibilité qu’il soit homosexuel était tout autre chose. Pour éviter ça, il ne laissait jamais son regard traîner, pensait à deux fois avant de prononcer la moindre phrase qui pourrait être ambigüe et n’intervenait pas lorsque les rumeurs circulaient sur tel ou tel gamin, l’observant comme une bête curieuse. A sa connaissance, il n’y avait jamais eu de drame mais s’il y en avait eu, il ignorait s’il serait intervenu pour l’en empêcher tant il était tétanisé par cette possibilité. C’était une autre époque et il réalisait combien il avait été stupide à cette époque, combien ils avaient tous été stupides. Encore que les enfants d’alors étaient moins cruels que ceux d’aujourd’hui. Il avait véritablement réalisé son attirance pour les hommes avec Daniel et l’avait toujours vécu pleinement depuis lors. En revenant dans l’enseignement, il s’était alors juré de veiller au bien être de ses élèves et de leur assurer qu’aimer les personnes du même sexe que soi n’avait rien de honteux et qu’il fallait dissimuler. C’était juste ce qu’on était.

A bien y regarder, Baxter partageait des traits communs avec Daniel. Deux grands bruns élancés avec une intelligence et un esprit ciselé. Cela faisait un bout de temps que Samuel et lui se tournaient autour, comment pouvaient-ils n’avoir rien fait jusqu’à présent depuis que le jeune anglais était arrivé dans les lieux, c’était une interrogation qu’il se posait à chaque fois qu’il le croisait ou qu’ils discutaient. Il était peut être temps de résoudre cet élément. Un large sourire se dessina sur son visage lorsque le professeur de mathématiques lui fit une proposition tout ce qu’il y avait plus de décente. « C’est une excellente idée. » répondit-il avec dans l’esprit un déroulement de la soirée envisagée comme légèrement moins décente. Au bout d’un moment, il fallait bien crever l’abcès après tout. Passablement émoustillé par le jeu de séduction qui s’était installé avec son interlocuteur, il frissonna bien malgré lui en sentant le toucher léger d’une main glisser sur son épaule et redressa le regard sur Ana. Il s’humecta la lèvre en la regardant dans les yeux et réalisa soudain où ils se trouvaient de nouveau. Dommage, il aurait aimé d’un endroit plus privé à ce moment précis. S’il fut agacé par la présence de Carson aux côtés de la demoiselle, il n’en montra pas plus que davantage. Il était toujours agacé par la présence de Carson mais de savoir qu’il allait déjeuner avec la demoiselle l’ennuyait un peu plus que d’habitude. Il refusait d’en chercher le fondement.

Il prit une profonde inspiration en sentant la main de Baxter se glisser lentement mais surement près de son entrejambe, un peu trop même dans un tel lieu public. Il n’allait pas s’en plaindre, loin de là mais bon sang, ils allaient tous le tuer pour le coup. Il n’était plus un adolescent incapable de maîtriser ses pulsions mais il n’était qu’un homme après tout. Il se racla la gorge afin de se redonner une contenance et apaiser les battements précipités de son cœur qui se faisait sentir dans chaque partie de son corps et une en particulier. « Bon appétit. » gratifia-t-il d’un ton absent alors qu’il était évident que toute son attention était focalisée sur une seule et même personne qui, à ce moment précis, lui faisait vivre un véritable enfer. « J’ai un entraînement ce soir mais vers 19h, si ça te convient. Je connais un très bon Indien à emporter. » Si l’après-midi allait être un enfer, la soirée qui s’annonçait lui apparaissait bien plus attirante. Son portable sonna, le faisant sursauter et lui rappelait qu’il avait rendez vous avec Wade en ville pour son emménagement. Une torture mais il lui avait promis. « Désolé, je dois y aller mais on reprend cette conversation ce soir ? » Il hésita sur sa conduite à adopter et finit par trancher pour glisser à son tour sa main sur la cuisse du jeune homme, de manière discrète jusqu’à venir frôler volontairement les attributs parfaitement masculins de ce dernier et de lui rendre la monnaie de sa pièce. Il allait devoir faire un crochet par les toilettes avant la virée chez Ikea…
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