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 When your mind's made up, there's no point trying to change it

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Samuel Praeger

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MessageSujet: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Sam 4 Mai - 14:44

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« Je ne pense pas que cela soit très pertinent, Helen. » « Mais, professeur, ça explique tout de même la psychologie d’Achilles. Il n’est pas une brute qui a accroché Hector à son chariot juste par pur mesquinerie. C’est un homme brisé par la mort de son amant et qui est rongé par la culpabilité de l’avoir laissé partir au combat à sa place, sans qu’il ne puisse le protéger. » « Je comprends parfaitement ton point de vue mais je ne vois toujours pas le rapport avec ton devoir. Tu devrais peut être en parler dans ton résumé de l’Illiade mais j’ai beaucoup de mal à saisir l’intérêt de la relation unissant Achilles et Patroclus avec la chute du régime stalinien… » « Vous ne comprenez rien, professeur. » « Oui, c’est précisément mon propos. » « Je dois faire face à beaucoup de choses les concernant, d’accord. Et vous ne m’aidez absolument pas. » La lycéenne reprit violemment son devoir des mains de son professeur, les yeux noyés de larmes prêt à tomber alors que Samuel l’observait s’éloigner de manière interdite. Les jeunes de nos jours… Plus le temps passait, plus il avait l’impression d’être un grabataire incapable de les comprendre, moins encore les jeunes filles. Il n’y avait pas un temps si éloigné que ça où il pouvait tout savoir d’un battement de cil. Il resta sans bouger pendant de longues minutes avant de hocher négativement la tête et de rassembler ses affaires. Il entendait travailler un peu dans la salle des professeurs profitant du calme suivant les cours. En général, ses collègues de travail ne traînaient pas et filaient aussi vite hors des murs de l’enceinte scolaire que leurs propres élèves. Il aimait cet instant de tranquillité et de silence et l’utilisait pour se consacrer sur son travail, corrigeant ses copies.

Son ordinateur s’illumina soudainement alors que Skype se mettait en marche. Il redressa la tête, les sourcils froncés avant qu’un large sourire ne vienne éclairer son visage en reconnaissant le visage et l’url de Daniel. Il mit de côté ses copies et se tourna pour répondre favorablement à l’appel de son tout premier amour, le cœur en joie de pouvoir discuter avec lui. Cela faisait un bout de temps qu’il n’avait plus parlé français qui plus est. Ca lui ferait le plus grand bien. « Hey beau gosse, l’accueillit le français. A chaque fois j’oublie combien t’es canon. » « Daniel … à chaque fois que je t’entends, j’oublie le fait que tu en ais à ta troisième publication. » « Je perds mes mots avec toi. » Ils éclatèrent de rire tous les deux et rattrapèrent le temps perdu, racontant leur quotidien, leur exploit et leur vie éloignée l’un de l’autre. La conversation était simple et aisée entre eux. Il ne lui restait plus que lui désormais. Il était la seule trace encore vivante que Samuel Praeger pouvait tomber amoureux. « Si je t’appelle c’est aussi pour te dire quelque chose. » Le ton de son ancien petit ami changea légèrement, faisant craindre le pire au professeur d’histoire. « La loi vient de passer ici. Et Matthias m’a demandé d’être son époux. » Oh. Il ne s’attendait certainement pas à ça et cela devait clairement se lire sur son visage réalisa-t-il lorsque Daniel reprit la parole. « Je sais que c’est un peu abrupt de te le dire comme ça mais comme je voulais te l’annoncer avant que tu ne reçoives un faire part. » « Non, tu te trompes Dan. Je suis vraiment heureux pour toi. Sincèrement. Tu le mérites et Matthias est un type bien. Je suis juste un peu surpris, voilà tout. Mais tu peux me croire quand je te dis que je suis tellement heureux pour toi. Tu mérites tout le bonheur du monde. » Il lui adressa un léger sourire avant de poursuivre : « Mais avoir ton ex à ton mariage, ne serait-ce pas un peu malvenu. » « Sam … au-delà d’être mon premier amour, tu es surtout mon meilleur ami. Matthias l’a compris et s’il ne comprenait pas l’importance que tu as pour moi, la réponse à sa question aurait été non. » « Très bien, très bien, je me rends. » « Réserve moi ton mois de juillet, alors ! »

Il le lui promit avant de raccrocher un sourire aux lèvres. Ce sourire se figea quelque peu lorsque des souvenirs douloureux refirent surface. Entre les deux, c’était lui qui aurait lui annoncer une telle nouvelle le premier il y a 3 ans de cela. Il ferma douloureusement les yeux alors que son cœur battait la chamade et qu’il avait du mal à respirer lorsque les souvenirs affluèrent, lorsque les images s’imposèrent dans son esprit, lorsque les cris résonnèrent à ses oreilles comme des échos lointain. Il se releva brusquement et rangea ses affaires. Il ne pouvait pas rester. Il devait aller dans un bar, le premier venu, boire jusqu’à en perdre la raison et noyer ces moments tragiques qui continueraient de le torturer jusqu’à sa propre mort. Il jeta un regard noir sur le ciel couvert alors que des trombes d’eau s’opposaient entre lui et son véhicule. La journée ne faisait qu’aller en s’empirant. Il n’y allait y avoir personne quelque soit le bar dans lequel il allait rentrer. Il jeta un coup d’œil alentours. Personne. Il couru jusqu’à son véhicule et pénétra à l’intérieur de ce dernier aussi vite qu’il le put mais il était déjà passablement trempé. Poussant un profond soupir, il s’essuya du mieux qu’il put et se passa la main dans les cheveux, leur redonnant une contenance autre que venir se plaquer contre ses yeux. Après avoir démarré la voiture, il sortit lentement du parking, faisant bien attention à la route qui disparaissait sous les trombes d’eau. Il valait mieux ne pas mettre un nez dehors. Il freina lorsqu’il remarqua une ombre sous le mince abri de bus près du lycée et constata que cette silhouette appartenait à Ramsay. Baissant sa fenêtre, il l’interpella en ouvrant sa porte : « Je te dépose. Monte. »
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Ramsey Mars

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 5 Mai - 9:59

Ramsey ne put s'empécher de jurer lorsqu'il vit le déluge qui l'attendait à l'extérieur du lycée. Depuis ce matin déjà la pluie n'avait pas cessé, au contraire le lycéen avait l'impression que ça avait empiré, il y avait de grosses flaques devant l'entrée du lycée et Ramsey soupira, il allait être trempé de la tête au pied. Il ne pouvait même pas compter sur Amanda qui était malade, elle avait certes une voiture pourrie mais au moins il aurait été au sec à l'intérieur. Le jeune homme enfila sa capuche puis passa les portes du lycée, courant vers l'abri bus situé à quelques mètres du lycée, sentant avec déplaisir l'eau s'infiltrer dans ses chaussures, dans ses vêtements. Il ne portait qu'une veste simple, pas faite pour le protéger de l'eau et en l'espace de quelques minutes il était complétement trempé.

Arrivé sous l'abri bus il releva sa capuche et passa sa main sur son visage pour sécher la pluie, sans grand succès. Sa poche droite se mit à vibrer et, veillant à rester à l'abri de la pluie il sortit son téléphone, voyant qu'on lui avait envoyé un texto. Il eut un petit sourire en lisant son contenu et répondit à sa meilleure amie. Il était censé passer chez elle après le lycée pour lui donner les devoirs et la mettre au niveau des dernières rumeurs mais au vu du temps catastrophique il avait reporté leur rendez vous au lendemain. Rangeant son téléphone, Ramsey repensa à leur dernière conversation, après l'entrainement de base-ball. Il lui avait tout dit, enfin presque tout dit. Il lui avait dit qu'il avait flashé sur quelqu'un mais ne lui avait pas révélé l'identité de cette personne. Pour une raison qu'il ne s'expliquait pas, il voulait garder ce secret pour lui encore un peu. Rester dans le fantasme qu'il pourrait un jour être avec Samuel, se foutant des conventions et de la morale. Il savait qu'Amanda lui ferait tout un sermon une fois qu'elle saurait l'identité de Samuel et alors sa petite bulle exploserait, et il n'était pas vraiment prêt à cela.

Perdu dans ses pensées il ne remarqua pas la voiture qui se gara face à lui, et ce n'est que lorsque Samuel entra dans son champ de vision qu'il revint, brutalement, à la réalité. Ramsey n'hésita qu'une fraction de seconde avant de franchir les quelques pas qui le séparait de la voiture et de s'engouffrer à l'intérieur. Malgré cela, il se reprit une bonne petite saucée et grimaça en réalisant qu'il était entrain de tremper la voiture. Il posa son sac à ses pieds et se tourna vers Samuel, se perdant un peu dans la beauté de ses traits avant de se remettre et de passer la ceinture de sécurité.

"Merci monsieur..." dit il alors que Samuel redémarrait et s'engageait sur la route. Ramsey lui indiqua son adresse, à un bon quart d'heure de route en temps normal et vu les conditions aujourd'hui ça ressemblait plus à une bonne demie-heure. Ce qui en fin de compte n'était pas pour lui déplaire. Il passa une main sur son visage et ses cheveux, chassant les quelques gouttes d'eau qui coulaient sur son visage.

Il y avait un étrange silence qui régnait dans la voiture et lorsque Ramsey se risqua à un regard vers son professeur, il cru voir quelque chose qu'il n'avait encore jamais vu chez Samuel, comme un poids sur ses épaules. Ramsey reporta son attention sur la route, il y avait peu de voitures mais il fallait redoubler de prudence car certains automobilistes ne se privaient pas pour rouler à toute allure même sous cette pluie torrentielle. Ramsey poussa un petit soupir avant de finalement se lancer, espérant qu'il n'empiétait pas trop sur la vie privée de son professeur. "Est ce que...est ce que tout va bien ?"
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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 5 Mai - 13:58

Il accueillit le jeune homme d’un sourire alors que ce dernier pénétrait dans son véhicule. Dans sa tête, l’espace d’une seconde, il se rendit compte qu’il n’aurait peut être pas dû s’arrêter et proposer de raccompagner chez lui un de ses élèves. Qu’allaient penser ses parents lorsqu’ils le verraient déposer leur enfant devant chez eux ? Que pourrait penser le directeur ou un de ses collègues de travail s’il était témoin de cette attitude peu orthodoxe ? Mais rapidement, il enfouit ses pensées. Il n’y avait aucune mauvaise interprétation à avoir à partir du moment où celui qui les avaient n’était pas perverti. Il n’y avait rien de mal à raccompagner un de ses élèves pour éviter que ce dernier n’attrape une pneumonie. C’était uniquement pour le bien de son équipe. Il ne pouvait pas se permettre de perdre l’un seul d’entre eux, même s’il n’était pas le meilleur et même s’il n’en était pas encore le pilier comme Samuel l’espérait. Aussi, il se contenta de hocher la tête et de démarrer sa voiture. « De rien. » Il attendit que Ramsay lui donne son adresse afin qu’il le dépose chez lui et qu’ils reprennent leur bonhomme de chemin de manière séparée. Le silence tomba sur eux comme une chape de plomb alors que le professeur tentait de distinguer la route sous les trombes d’eaux et en dépit des souvenirs qui continuaient de remonter à la surface sans qu’il ne puisse les vaincre. L’annonce de Daniel avait entre ouvert les vannes qu’il avait besoin de refermer. Une bonne partie en l’air, un bon whisky et une bonne nuit de sommeil feraient l’affaire comme ses expériences passées avaient pu le démontrer. Mais il en était encore loin pour l’instant.

Le jeune homme sursauta lorsque la voix douce de Ramsay résonna dans l’habitacle du véhicule couvrant les bruits de pluie et le son fluet de la radio qui leur servait de fond sonore jusqu’à présent. Il prit une profonde inspiration et lui adressa un sourire se voulant rassurant. « Oui, tout va bien, mentit-il aisément. [fcolor=firebrick] Et toi ? Qu’est ce que tu faisais sous la pluie ? »[/color] Tout plutôt que de parler de ses histoires de cœur, encore moins avec un élève. Nul n’était au courant de son passé amoureux. Pas ses collègues de travail, pas ses amis de Chicago, si tant est qu’il pouvait leur donner ce nom là. En déménageant ici et en demandant son transfert, il n’en avait pas expliqué la raison et le directeur de Brooklyn avait été assez discret pour ne pas l’ébruiter ce que tous là-bas savait. Il avait souhaité se construire une nouvelle vie, faire un nouveau départ et oublier tout ce qu’il avait pu laisser derrière lui, tout ce qu’il avait perdu. Peu importait que se dissimulait toujours une bague de fiançailles dans le tiroir de sa table de nuit. Il ne savait pas pourquoi il l’avait gardé. Il n’allait jamais demandé en mariage quelqu’un. Il n’allait plus jamais aimer quelqu’un comme il avait aimé Nancy. Il se l’interdisait. Il avait suffisamment souffert la première fois et mettait de côté les fins tragiques, les réservant pour les grands héros littéraires. Le romanesque n’était pas son rayon. Il était dans les faits et analysait les sentiments avec objectivité et indifférence, comme tout bon professeur d’histoire le devait.

Les sujets de conversation ne couraient pas les rues entre Samuel et son élève. Après tout, il n’avait pas grand-chose en commun à priori et à partir du moment où le professeur n’avait guère envie de s’aventurer sur la vie personnelle du jeune homme, cela réduisait considérablement les choix. Activités scolaires, extrascolaires ou la météo, c’était d’un passionnant. Il freina doucement en s’arrêtant au feu rouge, un camion de pompier traversant le carrefour à toute allure et suivi de près par un autre véhicule ayant visiblement estimé qu’il était bon d’être dans son sillage. Il secoua négativement la tête en l’observant faire. Cela sentait bon les embouteillages. Il tapota impatiemment ses doigts sur son volant. Est-ce qu’il pourrait appeler Ana ou avait-elle quelque chose de prévu ? Il n’était clairement pas d’humeur pour aller dans la séduction d’un parfait inconnu. Il soupira bruyamment en observant d’un air désolé la météo. « C’est clairement un temps à rester chez soi. Ou se faire un bon petit cinéma. Un film de 3 heures, le temps que la pluie cesse. Je ne sais pas si le nouveau Wong Kar-Wai vaut le coup. » Autant pour ne pas aborder des sujets neutres…
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Ramsey Mars

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 5 Mai - 15:05

Ramsey n'était pas né de la dernière pluie, il voyait bien que derrière le sourire colgate et la réponse de son professeur sa cachait autre chose. Il était à bonne enseigne avec sa mère qui s'évertuait à lui faire croire que tout allait bien, qu'ils n'avaient pas de problèmes. Ca marchait quand il avait 5 ans, plus maintenant. Mais le lycéen ne releva pas la chose, ce n'était pas sa place après tout même si en son for intérieur, il aurait voulu l'aider, de n'importe quelle manière. "Si ce n'est la pluie, ça va..." répondit il avec un petit sourire, jetant un rapide coup d'oeil à Samuel avant de reporter son attention sur la route. "J'étais censé rentrer avec Amanda mais elle est malade alors je fais comme tout bon piéton, les transports en commun, ce qui n'est pas des plus agréables avec un temps pareil."

A dire vrai, les choses auraient pu être meilleure, cette année était décisive pour lui, pour son futur. Sa mère, sans le faire exprès, lui mettait la pression, surveillant ses notes, ses devoirs. Elle s'inquiétait pour lui, se sentant coupable de ne pouvoir lui offrir ses études mais ce n'était pas avec son salaire qui parvenait à peine à les faire vivre qu'elle aurait pu l'aider. Ramsey aurait pu se tourner vers son père mais plutôt crever que de lui demander quelque chose. Ramsey était déterminé à se faire tout seul, et il ne voulait surtout pas devoir des comptes à son père. Sa mère arrondissait tant bien que mal les angles entre eux mais depuis le fiasco de sa dernière sortie avec son géniteur, Ramsey ne l'avait plus revu et ça lui faisait un bien fou. Il aurait pu en parler avec Samuel, mais il ne voulait pas l'ennuyer avec ses problèmes.

Ils continuèrent leur discussion, restant sur des sujets 'sages' comme le lycée, le base-ball et la météo qui n'allait pas en s'arrangeant. Un camion de pompier fila devant eux à tout allure, attirant le regard de Ramsey jusqu'à ce qu'il disparaisse au détour d'une rue.

Ou bien sous la couette songea malgré lui Ramsey. Il se mit à rougir alors qu'un tas d'images pas plus catholiques les unes que les autres défilaient dans son esprit. Imagination quand tu nous tiens...Ramsey ne sut quoi répondre au début, sa dernière aventure cinématographique remontait à l'année passée, et encore il avait du y trainer Amanda de force. Et puis son cerveau lui jouait des tours, d'habitude il arrivait à chasser le professeur hors de son esprit mais là, alors qu'il était juste à côté, c'était un petit peu plus compliqué, et puis être dans une voiture n'aidait pas, bien au contraire. Il fallait qu'il fasse quelque chose à ce sujet et vite, car si ses sentiments se développaient petit à petit pour son professeur, ses fantasmes eux allaient beaucoup plus vite et il craignait de commettre une gaffe en laissant échapper quelques mots.

"Je suis d'accord avec vous, un temps comme ça ce n'est bon à rien, juste à tomber malade, heureusement que vous passiez par là." finit il par dire, son regard ne quittant pas la route devant lui alors qu'il se donnait mentalement des gifles. Son portable vibra de nouveau, cette fois ci c'était sa mère qui l'appelait. Il s'excusa auprès de Samuel et répondit à sa mère, lui expliquant qu'il allait bien, sur le chemin de la maison et qu'elle n'avait pas besoin de venir le chercher. Leur conversation fut brève, comme s'il ne voulait pas que Samuel en soit témoin.

"J'avais une question à vous poser...pour l'an prochain, l'université je pensais m'inscrire pour tenter de décrocher une bourse sportive...vous pensez que d'ici là j'aurais le niveau ?" Ramsey ne voulait pas laisser le silence s'installer entre eux, il voulait entendre Samuel, sa voix si agréable à ses oreilles. Il voulait lui parler aussi, ouvrir son coeur mais il savait qu'il ne pouvait pas, le base-ball était au moins un sujet qui ne posait pas de problèmes.
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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 19 Mai - 13:46

Samuel se concentra sur la route, se détachant de la conversation téléphonique de son étudiant. La pluie ne cessait pas et semblait s’accorder à son humeur, ne lui permettant pas de s’échapper des souvenirs qui venaient le hanter à nouveau. La conversation téléphonique qu’il avait eu avec Daniel avait comme ouvert les vannes du passé et il était une fois de plus pris au piège de ses sentiments, sentiments qu’il avait mis trois ans à baillonner. Il allait lui falloir encore du temps avant de se reconstruire. Il avait besoin d’Ana. Ou peut être appelerait-il Emrys. Ils iraient se saoûler au club de strip-tease et trouver une compagne pour la soirée. Il ne pouvait en parler à Wade sans passer par l’ex petit ami jaloux de la nouvelle relation de son premier amour. Il ne comprendrait pas. Il ne se comprenait pas lui-même. Perdu dans ses pensées, il n’entendit pas la question que lui posait Ramsey, pensant que ce dernier continuait de s’adresser à son interlocuteur. Il se tourna vers lui, s’en voulant immédiatement. C’était incroyablement malpoli de sa part.

« Pardon, tu disais ? » Il lui adressa un sourire pour tenter de dissimuler la gêne qu’il ressentait et son esprit s’apaisa quelque peu. Peut être en raison du fait qu’il parlait à un être vivant qui ne connaissait rien de son passé ni de son présent, rien de ses pensées et de ce qu’il avait fait. Peut être parce que le jeune homme était quelqu’un avec qui il se sentait bien et sur lequel il nourrissait de grands espoirs. Preuve en était ce dernier se contentait de poser à nouveau sa question sans se formaliser de la chose. Néanmoins, à sa question, Samuel sentit son sourire se flétrir légèrement. Il ne savait pas que le jeune homme n’avait pas les moyens d’aller à l’Université. Et lui qui l’embêtait pour venir s’entraîner avec lui alors qu’il devrait le laisser étudier. Il s’en voulu soudainement et regretta instantanément sa proposition. Il réfléchit à toute vitesse et tenta de se remémorer les notes du jeune homme. Moyennes. Rien d’exceptionnel. Mais rien de bien grave non plus. Ses notes étaient en définitive comme le jeune étudiant. Elles passaient sans laisser de marque indélébile sur l’esprit des personnes les croisant. Hormis que Samuel s’était arrêté sur Ramsey.

Il prit quelques minutes pour réfléchir et trouver les meilleurs mots sans le vexer. Il se racla la gorge avant d’ouvrir à nouveau la bouche : « Une bourse de baseball ? » Ses notes étaient trop moyennes pour obtenir une bourse fondée sur ces dernières. Il savait qu’il faisait également du théâtre mais il aurait alors demandé à Ana et non à Samuel. Il ne l’avait pas encore vu sur scène après tout. Il détacha son bras gauche du volant, l’installant sur sa porte en faisant jouer ses doigts contre la vitre, tournant autour du pot. Il fallait bien se jeter à l’eau de temps à autres. « Je vais être sincère avec toi, Ramsey. Non, pas si tu continues comme ça. » Il sentit immédiatement la déception du jeune homme et inversa ses mains sur le volant pour poser sa main droite sur le bras de ce dernier, se voulant réconfortant. Il se tourna alors entièrement vers lui, baissa légèrement la tête et plongea son regard dans le sien alors que le feu passait au rouge. « Mais si tu t’entraînes dur, il y a peut être une chance. » Il hocha de la tête avant de retirer sa main et d’enclencher la vitesse supérieure.

« Tu as commencé après la quasi-totalité de l’équipe et tu as beaucoup de retard à rattraper. Je peux t’entraîner en dehors des heures traditionnelles si c’est ce que tu veux mais ton travail ne doit pas en souffrir. A quoi bon obtenir une bourse si tes notes ne parviennent pas à passer le cap ? » Il voulait à tout prix que le jeune homme parte à l’université, parte d’ici. Certes, il voulait d’une meilleure vie pour tous ces étudiants mais il y avait quelque chose chez le jeune homme, une chose en plus qui lui donnait envie de davantage le protéger. Il ralentit lorsqu’il remarqua une forme blanche le long de la route, hésitant à traverser. Il s’arrêta totalement en reconnaissant une petite grand-mère frêle sous un parapluie qui hésitait à traverser. « Attends-moi. » Il sortit sous la pluie battante, sa tête se renfrognant dans ses épaules alors qu’il se précipitait auprès de la dame et lui proposait son bras. Elle le remercia vivement et posa sa main frêle sur ce dernier alors qu’il posait sa main sur celle-ci pour lui assurer une prise. Avec beaucoup de douceur, il la fit traverser, arrêtant les voitures si celles-ci ne le faisaient pas d’elles même et lui souhaita une belle journée. Il rejoignit la voiture, trempé jusqu’aux os et se secoua, lançant des gouttelettes d’eau un peu partout, noyant son intérieur. Il lança le chauffage à fond avant de redémarrer. « Excuse-moi. Je tourne où ? »
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Ramsey Mars

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Mar 21 Mai - 13:16

Ramsey ne se formalisa pas le moins du monde du manque d'attention de Samuel et reposa sa question, un large sourire couvrant ses lèvres. Il fondait beaucoup d'espoir sur cette nouvelle activité débutée en cours d'année, jusque là il s'était focalisé sur ses notes, espérant obtenir le juste niveau afin de décrocher une bourse, mais cela serait beaucoup mieux s'il obtenait une bourse sportive.

Il acquiesça à sa question, attendant patiemment une réponse positive mais ses espoirs furent mis à bas en quelques secondes. Dès que Samuel commença, il sut que l réponse serait négative et malgré lui Ramsey ne put s'empêcher de laisser la déception se lire clairement sur son visage. Un noeud se forma dans son estomac et il détourna le regard pour le plonger sur la route face à lui. Le brun savait qu'obtenir une bourse ne serait pas aisé, loin de là, sa mère n'était même pas au courant qu'il en voulait une, pour ne pas lui donner de faux espoirs. Il sortit de ses mornes pensées un instant alors que Samuel posait sa main sur son bras. Son regard se fixa sur sa main avant qu'il ne tourne un peu plus son visage pour le plonger dans celui de son professeur. "Vous le pensez vraiment ?" demanda t'il dans un murmure. Obtenir une bourse était pour lui un des seuls moyens pour quitter la ville et espérait une vie meilleure que celle qui l'attendait s'il restait ici au lieu de partir à l'université.

Il eut un petit soupir lorsque la main de Samuel le quitta mais il ne cessa de l'écouter, hochant la tête, se promettant de travailler nuit et jour s'il le fallait pour réussir dans ses études mais aussi dans le base-ball. Ramsey s'apprêtait d'ailleurs à le dire à son professeur lorsque ce dernier arrêta la voiture. Surprit, Ramsey le suivit du regard alors qu'il sortait sous la pluie battante, rejoignant une vieille femme et l'aidant à traverser la route. Ramsey ne le quitta pas du regard alors qu'il revenait dans la voiture, trempé de la tête au pied. Comme s'il avait besoin d'autres raisons pour l'aimer encore plus ? Heu...on rembobine là ? L'aimer ? Qui avait parlé d'amour ? Ce qu'il ressentait pour Samuel ce n'était rien juste un désir d'adolescent affolé par ses hormones, rien de plus...hein ?

Ramsey reporta à nouveau son regard sur la route face à lui, son esprit de nouveau chamboulé mais pour une autre raison que ses futures études. "A la prochaine intersection, sur votre droite, j'habite un peu plus loin dans cette rue." répondit le lycéen distraitement. Il resta silencieux quelques minutes, se forçant à mettre ces pensées là au fond de son esprit, il n'était pas amoureux de Samuel, pas à ce point là car on ne parlait plus d'une petite amourette là, oh non. Ramsey, malgré son jeune âge, pouvait faire la différence.

"Je suis prêt à travailler mr...si c'est ce que je dois faire pour y arriver, je suis prêt à faire des sacrifices." reprit il en jetant un bref regard à son professeur. Mieux valait se concentrer sur quelque chose qu'il pouvait arranger, à défaut de pouvoir contrôler ses sentiments. "On ne devrait plus être trop loin maintenant..." En effet, Samuel venait tout juste de tourner et de s'engager dans sa rue. "Vous n'avez qu'à me laisser ici, ça sera plus simple pour vous pour faire demi tour." Et cela permettait auss Ramsey d'éviter que Samuel ne voie l'immeuble où il habitait qui n'était pas de première fraicheur, même si cela signifait courir sous la pluie qui n'avait pas cessé.
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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 9 Juin - 16:07

« Je suis désolé, Ramsay. Je ne voulais pas te mentir et te maintenir dans l’illusion. Le plus important est pour toi de progresser avant toute chose. On verra pour le reste après et je suis sincère. Tu auras peut être ta chance. Je ferai tout pour que tu l’aies. » Il le rassura d’un signe de la tête alors que l’eau continuait de ruisseler sur lui, reprenant la conversation interrompue par la vieille dame. Il était sans cesse obligé de jeter s’essuyer le front. Ce n’était plus un orage mais le déluge pour le coup. Il suivit les indications de son élève en silence et ne put s’empêcher de sourire doucement. Ils n’habitaient pas si loin l’un de l’autre finalement. L’appartement du jeune professeur se trouvait à deux rues de là. Il y avait même des chances qu’ils aillent dans les mêmes commerces au vu de la disposition du voisinage. Sans trop comprendre pourquoi, ça l’amusa plus que ne le mit mal à l’aise comme cela aurait dû être le cas. Il appréciait beaucoup cet élève et avait sincèrement envie de lui offrir l’aide dont il avait certainement besoin comme la majeure partie a besoin à cet âge sans toutefois le reconnaître. Il hocha négativement la tête alors qu’il manoeuvrait dans la pluie battante. « Il n’est pas question de sacrifice ici. Le sport doit rester un plaisir avant toute chose. Si un jour, tu as des pieds de plomb pour venir, force toi et viens t’entraîner avec les autres. Mais si cela se répète à chaque fois, il n’y a nul besoin de continuer à lutter pour rien. Il faudra alors te poser les bonnes questions. Mais tu dois profiter de la période la plus facile de ton existence. Crois moi. »

A son âge, il ignorait encore qu’il partirait à Paris où il allait découvrir ce qu’il était vraiment. Tout comme il ignorait qu’il allait se découvrir une passion pour l’enseignement. Qu’il allait tomber éperdument amoureux par deux fois. Et qu’une femme avait été capable de le briser jusqu’au moindre petit morceau restant. Qu’elle allait continuait à le hanter et à être dans chacun de ses gestes, chacun de ses choix, dissimulé dans un coin de sa pensée. Il soupira profondément et claqua de la langue contre son palais. « Ne dis pas de bêtises. Je n’ai pas fait tout ce chemin pour t’abandonner à quelques mètres de ton domicile. Et je ne voudrais pas que ma nouvelle recrue favorite attrape un mauvais rhume. En plus, notre appartement est à deux rues de là. » Il ralentit doucement en arrivant auprès de l’immeuble de Ramsay et l’observa furtivement malgré le rideau de pluie qui s’abattait dessus. Pas le plus sexy de Chicago mais qui demandait à un bâtiment de l’être. Samuel avait vu bien pire qui plus est. Au moins celui-là avait un toit. Il se mit au point mort et se tourna vers Ramsay, jetant un coup d’œil à l’extérieur. La pluie avait quelque peu diminué et c’était l’accalmie idéale pour courir jusqu’au bâtiment. Il était heureux d’avoir une place en sous sol dans le sien ceci dit. « Passe une bonne soirée, Ramsay. Je te vois demain soir à l’entraînement. » Il le salua de la tête et resta garé, vérifiant qu’il rentrait sauf dans son bâtiment avant de démarrer à nouveau et de rentrer chez lui. Un bon chocolat chaud et une couverture seraient le bienvenu. Et 50 centilitres de vodka dans son chocolat.
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Ramsey Mars

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MessageSujet: Re: When your mind's made up, there's no point trying to change it   Dim 23 Juin - 11:53

Ramsey acquiesça distraitement aux paroles de son professeur. Ca faisait certes un peu mal mais mieux valait qu'il sache où s'en tenir au lieu de faire des plans sur la comète. Mais malgré cela, Ramsey restait déterminé à réussir et à a décrocher cette bourse, il le fallait. Tellement de choses étaient incertaines alors que cette bourse était un objectif bien réel. Probablement inatteignable, sûrement même, mais cela lui donner un but sur lequel se focaliser pour oublier certaines choses, comme son père par exemple. Ou encore ce qu'il ressentait pour son professeur...

"L'adolescence c'est censé être la partie la plus facile ?" demanda Ramsey avec un sourire. Pour lui, c'était l'enfance qui semblait plus facile à vivre, à cette époque son monde c'était sa mère, leur petit appartement et Amanda. Son père n'était qu'une distincte figure quand au reste, ses hormones n'avaient pas encore décidées de lui pourrir la vie. Il savait qu'il n'avait pas autant de choses que certaines autres gamins mais il s'en fichait, sa vie n'était pas si mal et il se savait chanceux. Il donnerait tout pour pouvoir retrouver cette quiétude d'enfant qui disparaissait à l'adolescence, une fois que l'on prenait conscience du monde qui nous entourait. "Si vous avez un mode d'emploi je serais plus que ravi de vous l'emprunter." reprit il en jetant un regard à Samuel avant de détourner son attention sur la route face à eux.

L'atmosphère s'était un peu détendue, et Ramsey put alors apprécier un peu plus l'idée de se retrouver dans un espace confiné avec l'objet de ses attentions. Il était encore trempé et ses cheveux ne cessaient de retomber devant ses yeux, et le professeur ne cessait de les remonter, toujours pour le même résultat. Ramsey aurait tant aimé pouvoir prendre la place de cette main, remonter la mèche de Samuel sur le côté, passer sa main quelques secondes dans ses cheveux pour descendre sur sa nuque et puis...et puis rien parce que cela n'arriverait jamais et qu'il allait bien falloir que son cerveau imprime ça. Dans un soupir il se pencha pour récupérer son sac, prêt à sortir à l'endroit qu'il indiquait à Samuel mais ce dernier insista pour le ramener jusque chez lui. Ce n'était plus très loin maintenant et la pluie sembler s'atténuer un peu pour la première fois depuis le début de la journée. "Vous habitez ici ?" demanda le brun, à la fois horrifié mais également content de savoir qu'ils n'étaient finalement pas si loin l'un de l'autre. A croire que le hasard faisait bien les choses..."Encore une fois merci mr." dit il avec un sourire, son regard croisant celui du blond une dernière fois avant qu'il ne sorte de la voiture et ne rejoigne l'entrée de son immeuble, passant entre les gouttes. Il entra quelques secondes après à l'intérieur, alors qu'il entendait la voiture repartir et il ferma les yeux. Se collant contre la porte il se laissa glisser sur le sol jusqu'à être assit et il passa une main sur son visage. L'adolescent resta ainsi plusieurs minutes avant de se relever et de rejoindre l'appartement qu'il partageait avec sa mère, son esprit encore dans la voiture avec Samuel et ses pensées tournant autour du beau blond et de ce qu'il venait d'apprendre à son sujet...
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When your mind's made up, there's no point trying to change it
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