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 It's under my skin so i can never win [b]

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Samuel Praeger

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MessageSujet: It's under my skin so i can never win [b]   Dim 7 Juil - 17:59

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Il avait dû faire face au regard juge de son colocataire lorsqu’il était rentré chez eux et avait pris une rapide douche afin de mettre sa chemise rose favorite ainsi que le parfum adéquat. Samuel … tu comptes te faire quoi ce soir ? Gente féminine ou masculine ? Il s’était contenté de lever les yeux au ciel, de dissimuler son demi-sourire et de le pousser hors de son chemin. Que diable donc racontait-il. Il allait simplement dîner avec un collègue de travail et rien de plus n’allait arriver. Mais il n’avait nul besoin de l’attendre. Il rentrerait sûrement tard. Wade avait éclaté de rire et lui avait adressé un salut militaire. Il y avait fort à parier qu’une orgie allait se dérouler en son absence mais Samuel n’en avait que faire. Il n’était pas vraiment un saint pour sa part comme son vieil ami lui avait fait remarquer. Certes, il avait toujours été un peu … distrait dans ses relations amoureuses mais cela prenait des proportions assez imposantes. Et cela était un euphémisme. C’était une chose de coucher avec des inconnues chez elle et de les quitter en toute discrétion avant qu’elles ne se réveillent sans prendre la peine de laisser un numéro ou ne serait-ce qu’un prénom. C’était une chose de laisser des inconnus tomber à genoux devant lui et dévorer sa virilité dans les recoins sombres de tel ou tel bars gays. Mais c’en était une autre d’ajouter à son tableau de chasse des collègues de travail. A chaque fois qu’Ana et lui se retrouvaient dans ce placard à balais, il culpabilisait. C’était tout autre chose que de rendre adultérine une femme non seulement belle et intelligente mais à qui il tenait profondément. Et c’était une autre chose que de passer le cap supérieur avec un autre de ses collègues de travail même s’ils ne faisaient que tourner autour du pot depuis un petit moment déjà. Il commençait à se demandait s’il n’avait pas une quelconque addiction sexuelle. Peut être devrait-il en parler à Ana. Peut être devrait-il en arrêter là.

Il s’arrêta une seconde devant son miroir. Et s’il ne se présentait pas ce soir ? Mais cette hésitation ne resta pas longtemps lorsque les souvenirs de l’après midi même refaisaient surface. Il se passa la main dans ses cheveux, leur donnant une structure coiffée-décoiffée, échangea sa chemise pour un simple t-shirt blanc avec un polo bleu marine et blanc puis s’empara de ses clés de voiture et de son portefeuille, refermant la porte d’un claquement sans prêter attention aux cris de loup de son très cher colocataire. Ne sachant que peu des choses des goûts de Baxter, il décida de prendre des petites portions de tous les plats qu’offrait le traiteur indien. Au pire, s’il en restait, cela ne ferait pas un peu de mal au professeur de manger un peu plus. Ses doigts ne cessaient de battre sur son volant. Ce n’est pas qu’il était nerveux ou quoi que ce soit. Ce n’était pas un rendez-vous. Ce n’était pas comme s’ils ne se connaissaient pas et qu’un dîner romantique devait avoir lieu entre eux. C’était juste … juste une promesse d’un bon moment qui tenait entre eux comme un funambule sur un fil au dessus du vide et qui d’un moment à l’autre allait finir par perdre l’équilibre et risquer le tout pour le tout devant le regard à la fois émerveillé et effrayé du public. Il poussa un profond soupir arrivé devant la porte de l’appartement du jeune homme.

Finalement, il se secoua les puces, se donna mentalement un coup de pied postérieur et frappa doucement. Ils y étaient. Enfin. Un large sourire s’installa sur son visage lorsque la silhouette longiligne de Baxter apparut dans l’encablure de la porte. « Salut. » Bon sang, maintenant, il n’était plus nerveux mais s’il tremblait encore un peu c’était pour une toute autre raison. Il s’humecta les lèvres, ne quittant pas le regard hypnotisant de son interlocuteur, penchant légèrement la tête de côté, un sourire en coin. « Tu comptes m’inviter à rentrer ou on se fait un festin sur le devant de ta porte ? » Se disant, il agit les paquets du restaurant indien, dégageant une odeur alléchante et épicée. Exactement comme Baxter…
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Baxter Madden
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MessageSujet: Re: It's under my skin so i can never win [b]   Jeu 25 Juil - 17:00



Some people think they're always right
Others are quiet and uptight
Others, they seem so very nice
Inside they might feel sad and wrong

Il n'était pas certain de savoir comment il avait bien pu se retrouver dans une situation pareille mais les faits se trouvaient bel et bien devant lui. Son quotidien avait pris une tournure à laquelle il n'était pas vraiment habitué et visiblement, il était contraint d'y faire face. Chicago était une ville superbe, avec ses paysages magnifiques, ses nombreux buildings et l'eau qui l'entourait, en temps normal rien ni personne n'aurait dû se mettre en travers de son chemin. Sauf que ce fut à cet endroit même qu'il perdit la plupart des choses qu'il appréciait dans la vie. A commencer par l'amour, bien entendu, mais aussi l'estime qu'il avait de lui-même. Lorsqu'il avait rompu avec Troy, le coup de massue qu'il reçut sur le coin de la tête fut d'une violence rare, à tel point qu'il lui avait fallu de longs mois pour s'en remettre. Du moins, était-il véritablement remis à l'heure actuelle des choses ? Pas sûr. Le semblant d'équilibre qu'il possédait jusque là et qui avait nécessité quatre ans d'une longue relation s'était envolé en éclats en même temps que son histoire avec son infidèle de petit ami. Aujourd'hui il prétendait aller nettement mieux mais de nouveaux détails entraient désormais en compte ; de nouvelles connaissances, des amitiés développées, une affection malvenue pour un collègue de travail, sa vie était continuellement en chantier et il espérait juste pouvoir se poser un minimum. Baxter n'était pas un mauvais bougre, il avait simplement appris avec le temps à répondre aux attaques par d'autres attaques. Certes un peu sur la défensive, il préférait clairement blesser avant de risquer de l'être à son tour. En choisissant de mener une vie légère, sans obligations ni contraintes, il pensait pouvoir obtenir une certaine tranquillité et un apaisement de l'esprit. Grossière erreur car il obtint uniquement l'inverse. Plus taquin que frivole, il était néanmoins évident que le professeur de mathématiques prenait un malin plaisir à charmer les individus pour lesquels il éprouvait un petit quelque chose physique. Oui, il aimait plaire, draguer et faire de l'effet le rassurait d'une certaine manière. Mais en rien il n'était un petit gigolo d'un mètre soixante-quinze. Il respectait son corps dans une certaine mesure et agir comme une petite catin de bas étage ne lui ressemblait guère. Ses proches pourraient en témoigner, sauf peut-être son père. Cependant il croyait dur comme fer que cela faisait partie d'une forme de thérapie utile pour lui et son moral, même s'il en doutait fortement maintenant que sa relation avec Carson se détériorait. Outre son attirance évidente pour le joli petit blond, c'était sans doute aussi pour cela qu'il s'était rapproché de Samuel. Le jeune professeur d'histoire donnait l'impression d'être un homme joyeux, souriant, drôle, sans complexe, sûr de lui et qui ne reculait devant rien. Peut-être avait-il besoin de ce genre de personne dans sa vie. Quelqu'un qui se montrait constamment agréable et dont la bonne humeur était difficilement ébranlée. Il devait à tout prix prendre exemple sur lui pour cesser de s'arrêter devant le moindre obstacle émotionnel qui se dressait face à lui. Pour ces quelques raisons énumérées, Samuel Praeger était définitivement le bienvenu sous son toit. Ses intentions ne pouvaient être mauvaises. Il n'y avait qu'à admirer son doux sourire et ses yeux pétillants pour le savoir.

Ce fut donc extrêmement souriant qu'il accueillit son collègue en début de soirée, impatient de passer un peu de temps avec lui, en privé.
« Hey ! » s'exclama-t-il avec entrain en ouvrant la porte. C'était la première fois que Samuel mettait les pieds chez lui, et pourtant il n'était pas le moins du monde stressé à cette idée. « Je ne crois pas que ça plairait aux voisins... » s'amusa-t-il en le détaillant discrètement du regard, donnant ainsi un double-sens à ses propos. Leur repas ne sera pas le seul festin qu'ils feront ce soir. « Entre, je t'en prie. » ajouta-t-il en se décalant légèrement pour le laisser passer. « Ça sent bon, » fit-il remarquer en refermant aussitôt la porte derrière le jeune homme. « Fais comme chez toi, » dit-il en l'incitant à basculer dans le salon. Son appartement n'était pas extrêmement grand mais les couleurs choisies rendaient les lieux accueillants, en plus d'une ambiance cosy. Ses yeux clairs suivaient le moindre de ses mouvements tandis que sa gorge se serrait progressivement au fur et à mesure qu'il réalisait la portée de la situation. Il n'invitait pas grand-monde chez lui et certainement pas des hommes avec qui il s'apprêtait à passer une partie de la nuit. Récemment, seul Carson avait eu droit à ce petit privilège. Par conséquent, il avait légèrement l'impression de patauger vers l'inconnu. C'était à la fois excitant et effrayant. Car en temps normal, il choisissait davantage le domicile de ses amants au sien. Mais Samuel n'était pas qu'un coup d'un soir ramassé dans un bar de la ville, il valait mieux que cela. En attestait le petit jeu du chat et de la souris qui était né entre eux. Ils discutaient aisément, se touchaient avec la même facilité et se désiraient sans tabou. Ne s'agissait-il pas là d'un mélange agréable qui écartait à coup sûr les petits blancs gênants et moments embarrassants ? « Une bière ? » demanda-t-il à son invité en disparaissant dans la cuisine.

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MessageSujet: Re: It's under my skin so i can never win [b]   Mar 30 Juil - 15:09

Le large sourire avec lequel son collègue de travail l’accueillit chez lui le contamina et il rit doucement en secouant doucement la tête avant de lui adresser du même ton habituel qu’il avait tendance à employer à son encontre : « Peut être qu’ils aimeraient participer au contraire. Tu ne leur a pas demandé… » Il haussa un sourcil. Pour autant, il préférait ne pas avoir à partager Baxter ce soir. Il le faisait déjà assez au lycée et pour une fois qu’ils pouvaient être tous les deux en tête à tête sans yeux indiscrets et sans arrivées impromptues malvenues. Il se passa la langue sur les lèvres en pénétrant à l’intérieur de l’appartement qu’il observa avec attention et discrétion. Il était décoré avec beaucoup de goût malgré son côté étroit, ce qui le changeait du sien, étrangement bien plus grand mais toujours dans un bordel indicible grâce aux bonnes œuvres de son colocataire un peu forcé. Néanmoins, Baxter avait arrangé les lieux de la meilleure manière qui soit et conformément à ce qu’il lui venait d’indiquer, il se sentait effectivement comme chez lui. Il était pourtant assez rare pour lui de se sentir aussi à l’aise dans un endroit inconnu. De manière générale, il restait toujours un peu sur la défensive et avait l’impression de marcher sur des œufs pendant un minimum d’au moins … 5 minutes. Mais pour le coup, l’impression de bien être et de confort était quasiment instantanée. Limite naturelle. Comment l’expliquer si ce n’est pas la tension sexuelle ambiante qu’ils avaient tous les deux construits depuis leur rencontre et qu’ils avaient amené tranquillement sur le terrain de la taquinerie, se retirant ainsi toute pression.
« J’espère que tu aimes l’épicé. » lui demanda-t-il en posant le sachet sur la table basse et en commençant à installer les petits pots sur cette dernière laissant ainsi s’échapper un fumet délicieux et piquant qui aiguisait les appétits. « Une bière serait parfaite, oui. » répliqua-t-il à Baxter tandis que ce dernier disparaissait dans la cuisine. Il se laissa tomber en arrière en attendant qu’il revienne avec les boissons et posant sa tête sur sa main en arrière, il prit le parti d’observer son environnement analysant ainsi le mystère Baxter sans pour autant découvrir le tout. Il le savait plus que personne d’autre : une personne ne se dévoilait jamais entièrement. Il en savait quelque chose. Même sa mère n’avait pas conscience des nombreux visages de son propre enfant. Il en découvrait lui-même un peu chaque jour. A cette pensée, il se racla la gorge et secoua la tête pour éloigner cette pensée insidieuse qui apparaissait dans la vision périphérique de son esprit, encore floue et sombre. Il ne voulait pas l’observer de trop près. Il y avait déjà assez de soucis comme ça. Autant en rajouter le moins possible.
En parlant de vision périphérique, Baxter apparut dans cette dernière et le jeune homme ne se cacha pas en appréciant la longue silhouette longiligne du jeune homme. Il fallait être totalement aveugle pour ne pas remarquer combien le jeune professeur de mathématiques était séduisant. C’était même une honte pour Samuel de ne jamais avoir goûté à de telles lèvres d’un rouge vif comme il n’en avait jamais vu auparavant. Et ces yeux, il n’en avait jamais vu d’aussi hypnotisants qui pouvaient lui faire faire n’importe quoi. Ou presque. « Merci. » murmura-t-il en s’emparant de la bouteille, leurs doigts se frôlant, prenant bien plus de temps que rendu nécessaire. Il laissa le silence se suspendre entre eux pendant quelques instants avant de se redresser et d’ouvrir totalement les boîtes. « Je ne savais pas ce que tu aimais, alors j’ai pris un peu de tout. Je pense qu’il y en a assez pour quinze jours pour une famille guatémaltèque. » Il s’empara lui-même d’un petit paquet de tikka massala et commença à manger se laissant retomber en arrière sans se cacher dans son observation de son interlocuteur. « C’est quand même assez fou qu’on ait pris autant de temps pour que les deux gays du corps professoral se retrouvent en tête à tête… » Il haussa les sourcils de manière suggestive avant de se pencher vers Baxter : « Quoi que j’ai des doutes sur Jackson. Je suis sûr qu’il en veut à mes petites fesses. Tant de haine pour un si petit corps… » Il secoua négativement la tête. « Tu devrais faire attention et ne pas te baisser s’il fait tomber quelque chose. »
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MessageSujet: Re: It's under my skin so i can never win [b]   Jeu 15 Aoû - 18:03

« J'adore l'épicé, » lança-t-il fortement depuis la cuisine, un petit sourire mutin dessiné au coin des lèvres. Ce qui était vrai. Si le physique de Samuel pouvait paraître 'banal' selon certaines personnes – un blond aux yeux bleus cela courait les rues, non ? – il n'en était rien pour notre très cher Baxter. Lui qui avait pour habitude de s'intéresser aux mêmes types d'homme en règle générale, exception faite avec Carson, il visait en temps normal des petits bruns aux yeux foncés. Autant dire que son collègue n'entrait dans aucune de ces catégories. D'accord, il n'était pas excessivement grand mais il l'était toujours plus que lui, ce qui n'était guère compliqué étant donné son frêle mètre soixante-quinze. Par ailleurs sa fine taille avait tendance à le rendre plus petit aux yeux de certains. Étrange. Dans tous les cas, cela n'ôtait en rien le charme évident et avéré du jeune professeur d'histoire qui se tenait présentement chez lui, dans son salon. Après ces longs mois à se tourner gentiment autour, il avait fini par faire le premier pas et à l'inviter dans son antre. Il s'agissait d'un environnement modeste bien que le quartier fut tout de même prisé car placé en centre ville, mais le maître des lieux n'en demeurait pas moins simple dans sa manière d'être. Et il était plus que ravi de l'accueillir chez lui ce soir. Oh oui, son humble demeure était enchantée à l'idée de le savoir entre ces murs, le salon et la chambre restant les plus enthousiastes cela dit. Ce n'était pas grand-chose en un sens et pourtant le petit anglais attendait énormément de cette soirée, plus qu'il ne l'aurait pensé, plus qu'il ne le pensait d'ailleurs avant de le faire entrer. Peut-être que son désir de voir d'autres hommes fouler à nouveau le sol de son appartement provenait de ses innombrables disputes avec Carson, à ce stade il n'en savait plus rien, mais une chose était sûre son collègue était le bienvenu ici, vraiment. Sans doute avait-il besoin d'être un minimum boosté pour aller de l'avant à présent et cette méthode avait autrefois porté ses fruits dans sa vie. Il fallait juste éviter de se laisser déborder et ne pas devenir une petite Marie-couche-toi-là comme au début de cette même année scolaire. Coucher avec UN homme ne faisait pas de lui une traînée, non ? Et puis zut alors, cela faisait des mois qu'il était célibataire, ce qui voulait dire qu'officiellement il n'appartenait à aucun autre individu. Il ne devait rien à personne et certainement pas à cet espèce de grand machin incapable de s'investir dans quoi que ce fut dans la vie.

Une fois de retour dans le salon, il vint aussitôt s'installer aux côtés de son invité, un large sourire encore visible sur les lèvres alors que leurs doigts avaient cessé de se toucher depuis quelques secondes déjà.
« Si une famille guatémaltèque en a pour quinze jours, je me demande bien combien j'en mettrai moi pour tout finir. » Il étouffa un petit rire enfantin qui disparut au contact du bord de la bouteille conduit par la suite à ses lèvres. « C'est vrai ça, dis... » souffla-t-il entre deux gorgées, le regard perdu dans le sien. Il mentait, bien entendu, ils n'étaient pas les seuls homosexuels du lycée mais cette vérité ne devait pas lui être révélée. Il était peut-être un petit enfoiré de première catégorie, le côté anglais sans doute, mais il savait garder un secret. Sa vie sentimentale partait assurément de travers depuis un an mais il était persuadé d'avoir tout de même certaines qualités en matière d'amitié. En conflit ou non avec le principal intéressé, un tel secret ne pouvait être avoué. Alors il se contenta de sourire une nouvelle fois largement à Samuel, une main venant se poser sur son genou tandis que l'autre tenait toujours la bière. « Jackson ? Merci mais non merci, » répondit-il avec un empressement sincère. Oui, Baxter Madden était un brin superficiel mais il trouvait cela normal de s'intéresser à des personnes qu'il jugeait désirables, à son goût en somme. Il n'était écrit nulle part dans le manuel de la vie terrestre qu'il fallait se forcer à apprécier les spécimens aux physiques désavantageux. Il en fallait pour tous les goûts, certes, mais ce professeur n'entrait certainement pas dans les siens. Cette brute enseignait le sport et pourtant il ne possédait rien d'attrayant, rien du tout. Alors que le magnifique individu assis dans son canapé avait tout pour plaire, du moins tout pour lui plaire. Il ne serait pas étonné de découvrir de nouveaux atouts au cours de la soirée. C'était même sûr que cela allait se produire. Il déposa sa bière sur la table basse puis attrapa un couvert pour pouvoir le planter dans le plat qu'avait pris Samuel. Sans le quitter des yeux, il amena la fourchette à sa bouche et mâcha lentement la nourriture dans une attitude provocatrice qui allait de paire avec son nom et la personne qu'il était. « J'espère que tu n'es pas attendu quelque part d'autre plus tard, » murmura-t-il d'une voix faible d'un air taquin en lui glissant quelques doigts dans ses doux cheveux blonds. Ses yeux clairs examinèrent chacun des traits de son visage parfaitement dessiné puis s'attardèrent plus que nécessaire sur ses fines lèvres roses qui lui donnaient affreusement envie, bien plus que ce poulet tikka massala, et dieu seul savait pourtant à quel point il était divin. « Je peux ? » s'enquit-il inutilement avant de passer son pouce au coin des lèvres de Samuel pour effacer un peu de sauce avant de le conduire entre ses lèvres, le suçotant doucement.

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MessageSujet: Re: It's under my skin so i can never win [b]   Dim 6 Oct - 16:34

Le jeune homme ne détacha pas son regard de celui du professeur de mathématiques. Savait-il combien il était séduisant ? Sans doute, mais il n’en jouait pas et c’était une chose qui plaisait le plus à Samuel. C’était tellement facile et aisé entre eux qu’il se demandait comment ils avaient fait pour prendre autant de temps avant de se résoudre à l’évidence. Ses lèvres s’étirèrent dans un fin sourire alors qu’il réprimait un frisson en sentant la peau du jeune homme contre la sienne. L’échange qu’ils avaient pu avoir au midi l’avaient laissé dans un état d’excitation passablement important et il avait eu du mal à se contenir l’après midi en pensant aux promesses du soir venu. S’il avait su rester aimable avec ses collègues et ses élèves, semblable à son habitude, il n’avait pu dissimuler une impatience et un agacement plus facilement atteignable. Cela faisait un petit bout de temps qu’il n’avait eu de relations charnelles avec quelqu’un du même sexe que lui. Peut être un type ou deux rencontrés à New York mais il y avait eu Nancy et uniquement elle pendant de nombreux mois. Lorsqu’il avait débarqué dans sa ville natale, il n’avait été guère d’humeur à chasser le mâle, ou la femelle soit dit en passant, et s’il n’y avait eu cette soirée de Noël particulièrement arrosée, il y avait fort à parier qu’à l’heure actuelle, il serait certainement redevenu vierge.

Il termina sa bouchée avant de passer sa langue sur ses lèvres, s’assurant que Baxter avait bien retiré tout résidu de sauce, avant de se racler la gorge et de se redonner une contenance. Il ne pouvait pas faire ça. Il ne pouvait décemment pas faire ça, bon sang, et penser que Samuel resterait de marbre et continuerait de manger tranquillement son repas comme si de rien n’était. Ca ne fonctionnait pas comme ça. Néanmoins, au prix d’un effort surhumain, il continua de goûter les délices de l’Inde en discutant tranquillement de tout et de n’importe quoi avec le jeune homme. Ils savaient tous les deux l’inéluctable, le point d’orgue de la soirée mais pour autant ne ressentaient pas le besoin de s’y précipiter comme un chien se précipite sur sa nourriture à l’heure de son service. Ils valaient mieux que ça. Ils étaient deux adultes consentants et conscients de ce qu’ils ressentaient l’un pour l’autre. Ils n’étaient plus deux adolescents incapables de se contenir et forcés de sauter le repas pour justement se sauter l’un sur l’autre.

Il s’essuya la bouche sur la serviette une fois le repas terminé et repus se laissa tomber en arrière, poussant un profond soupir. Bon sang, il allait devoir faire le double de sport le lendemain matin. Il devrait peut être même s’y mettre dès ce soir. Il se tourna vers le jeune homme brun et pencha légèrement la tête, l’observant sans aucune retenue et appréciant d’autant plus la vue. Lentement, il posa sa main contre la joue de Baxter et caressa une des peaux les plus douces qu’il ait jamais connu. « Comment ça se fait que quelqu’un comme toi n’ais pas un galant jeune homme prêt à sortir de la chambre pour me coller une droite ? » Il se rapprocha doucement du jeune homme et finit enfin par goûter ces lèvres d’un rose flamboyant qui l’avaient impressionnée dès le premier jour. Et Dieu qu’elles étaient appréciables ! Il se recula quelque peu après ce premier baiser, passant sa langue sur ses lèvres, poursuivant ainsi le parfum de Baxter contre lui. Il lui laissa alors le temps de choisir ce qui était bon pour eux, s’il avait envie d’aller plus loin ce soir avec lui ou attendre le digestif. Il n’avait cependant envie que d’une chose : l’embrasser à nouveau. Ceci d’autant plus que ses lèvres étaient encore plus rouges et désirables maintenant.
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MessageSujet: Re: It's under my skin so i can never win [b]   Sam 26 Oct - 20:52

Ils ne se connaissaient peut-être pas tellement, car rien de véritablement privé n'était échangé entre eux, cela ne diminuait en rien l'intensité du moment. Avec Samuel les choses semblaient tellement simples et il n'en était même pas étonné à dire vrai. La simplicité du moment ne le surprenait aucunement puisque bien avant d'en arriver là, Baxter avait imaginé son collègue de la même manière qu'il se présentait à lui ce soir. Il s'agissait d'un agréable soulagement pour le professeur de mathématiques qui fuyait comme la peste les complications. Le blondinet lui offrait tout ce dont il avait besoin à cet instant précis et seule cette information l'importait présentement. Lui qui avait longuement souhaité se projeter dans l'avenir pour chacune des épreuves du quotidien, il préférait désormais vivre au jour le jour. Et son invité rendait cette requête possible, en plus d'apporter une touche de bonne humeur dans son appartement rendu parfois tristounet par ses propres tracas. Il ne le disait peut-être pas clairement, de vive voix, mais il espérait toutefois que Samuel comprenait le plaisir qu'il avait de le recevoir chez lui, tout simplement, et de cette douce fraîcheur qu'il lui apportait. Madden était sans aucun doute possible un homme compliqué et difficile à suivre tous les jours mais aujourd'hui il arborait une attitude plaisante et aimable. Son convive le méritait amplement. C'était la raison pour laquelle il désirait réellement lui faire plaisir quelques minutes, une heure, voire deux, ou même la nuit toute entière. Car quand Baxter se sentait vraiment bien, il le faisait clairement savoir à ses partenaires ou amis.

Au contact de sa main sur sa joue, la réaction fut pratiquement immédiate. Il pencha à son tour le visage du côté de la provenance de la caresse et soupira doucement de bien-être. Ses yeux clairs se plantèrent littéralement dans ceux de l'enseignant comme s'il souhaitait passer à travers ces derniers d'une manière ou d'une autre. Samuel était un homme plus que charmant, adorable, souriant et dont la compagnie était agréable. Pourtant, physiquement, il ne regroupait pas vraiment les critères qu'il recherchait principalement chez un homme. Et malgré cela, à cette seconde précise, il appréciait plus que de raison la vue qui s'offrait à lui. Il n'avait pas pour habitude de craquer sur des blonds mais cette soirée promettait de le faire agir et réagir de façon différente, à tous les niveaux, par conséquent autant se lancer totalement dans cette aventure. Il comptait profiter de sa présence et entièrement se lâcher avec lui, ce fut d'ailleurs ce qu'il fit lorsque leurs lèvres se rencontrèrent pour la toute première fois, laissant la réponse du jeune homme en suspens un court instant.

La respiration accélérée, il tenta de calmer son rythme cardiaque afin de le calquer au sien tandis qu'il faisait glisser le revers de sa main le long de sa joue.
« Personne ne veut endosser ce rôle pour moi, » répondit-il finalement avec un fin sourire même si au fond de lui le sujet le peinait cruellement, sachant pertinemment ce que cela faisait d'avoir un jeune homme dans la chambre voisine, prêt à débarquer au moindre débordement. Mais il refusait de s'attarder sur ce genre de débat, répondre de manière évasive suffisait largement. Venant quérir un second baiser, moins chaste que le premier, il prit appui sur l'épaule de Samuel dans le but de se redresser bien droit sur le canapé avant de passer une jambe par-dessus les siennes, se retrouvant ainsi à califourchon sur lui mais le bassin tenu en hauteur au-dessus de ses cuisses. Il ne le toucherait pas sans son approbation. Quoi que. Il croisa ses bras derrière son cou tout en approchant lentement mais sûrement son visage du sien jusqu'à coller leurs fronts ensemble. « Tu as envie de moi ? » demanda-t-il dans un murmure presque inaudible, son souffle chaud s'écrasant contre ses lèvres désirables. Dans un même mouvement, liant les paroles à la gestuelle, il immisça très discrètement sa main sous le t-shirt blanc de Samuel tout en plongeant un regard désireux dans le sien.

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