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 I wondered how long the break in the clouds would last.

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Carson Haynes
Scientific discovery may not be better than sex, but the satisfaction lasts longer.
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MessageSujet: I wondered how long the break in the clouds would last.   Sam 9 Nov - 23:40


You and I have come so far,
We've reached beyond the farthest star.
Time and time and time again, I want you back, you were a friend.

« Je dois m’absenter une heure ou deux, reste au lit et attends-moi ici. »

En maître de maison zélé, Carson déposa un baiser sur le front de Baxter qui répondit par un gémissement paresseux. Il n’était pas assez réveillé pour assimiler des informations importantes, alors Haynes avait jugé judicieux de ne pas lui indiquer sa destination. La mission ne regardait personne d’autre que lui, de toute façon, même si la présence du professeur de mathématiques sous son toit ainsi que la nuit Ô combien agréable qu’ils avaient partagée avait lourdement pesé dans la balance. Le grand brun se sentait progressivement transformé par la compagnie de son collègue et ami, il le laissait faire s’exprimer des parties de sa personnalité jusque là refoulées au plus profond de son être, il le forçait inconsciemment à se remettre en question ; et si cela avait fortement déplu à Carson dans les débuts, il commençait à se faire à l’idée que le changement avait du bon. Pour preuve, il avait reçu de la part du jeune Madden plusieurs déclarations de son amour pour lui et au lieu de le repousser ou de lui demander de se taire et de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de s’exprimer, il l’avait laissé faire, l’avait écouté. Il y avait même cru. Pour la toute première fois de son existence, Carson Haynes se sentait apprécié pour ce qu’il était, non pas que d’un point de vue superficiel mais bien pour sa totalité. Et cela faisait du bien, en attestait le large sourire qui s’étalait sur ses lèvres au moment où il sortit de chez lui et se mit en route d’une démarche athlétique, dynamique et inspirée. Il laissa sa voiture garée devant chez lui, privilégiant l’air frais pour conserver ses idées claires, sans doute également pour se laisser le temps de la réflexion. Ce qu’il s’apprêtait à faire n’était pas aisé, il y avait songé durant des mois sans jamais trouver la force de se lancer ; toutefois, son état d’esprit ce matin-là semblait indiquer que le moment était venu. Il ne pouvait plus faire marche arrière, il ne devait pas. Il leva son visage vers le soleil qui tentait une percée à travers la couche de nuages et sourit. Aujourd’hui était un jour important. Aujourd’hui, il allait avouer à sa meilleure amie qu’il était homosexuel.

Il n’avait jamais eu la Conversation avec quiconque. Les personnes au courant de sa sexualité étaient celles qui l’avaient découverte d’eux-mêmes – tel était le cas de sa voisine – et auprès desquels il n’avait jamais cherché à nier. Il était anxieux et pouvait d’ores et déjà  sentir ses mains moites trembler à l’idée d’avoir à se confier à ce sujet. Analeigh était à bien des égards la meilleure amie qu’il n’aurait jamais à Chicago ; ils étaient complices, se ressemblaient, se complétaient. Il n’avait pas bien compris pourquoi mais elle avait instauré entre eux une distance désagréable depuis ce baiser échangé au musée. Elle s’était certes excusée sans toutefois qu’ils aient pu en discuter comme deux adultes responsables. En ce samedi, il espérait réparer leur relation bancale et repartir sur de nouvelles bases avec elle, parce qu’elle lui manquait beaucoup, mine de rien. Il détestait la sensation de solitude qu’il avait pu éprouver au cours des dernières semaines, il venait de faire la paix – et un peu plus – avec Baxter, il se devait d’en faire de même avec son seul soutien moral de la ville. Il était prêt, sûr de lui, son allure téméraire et la façon assurée dont il frappa quatre coups sur la porte d’entrée de chez Ana en furent la preuve évidente. Néanmoins, les soixante secondes qui suivirent furent suffisantes pour faire voler son assurance en éclats. Il regarda pour la première fois de la journée en arrière, songeant à faire demi-tour, à courir loin de l’immeuble pour retourner s’enfouir dans son lit où l’attendait Baxter. Pourquoi fallait-il qu’il décide de s’éloigner autant de sa zone de confort qu’il venait tout juste de retrouver ? Un penchant masochiste nouvellement découvert ? Il n’en savait fichtre rien mais il était trop tard pour reculer désormais, il pouvait entendre les pas de sa collègue de l’autre côté de la porte. Il se passa une main nerveuse dans ses cheveux qu’il n’avait même pas pris la peine de coiffer après sa douche matinale et se para de son sourire le plus poli quand la silhouette de son amie se dessina devant ses yeux.
« Salut, Ana… » Il inspira l’équivalent d’un poumon entier avant de faire un pas en avant. « Je ne te dérange pas ? J’aurais dû appeler, je sais, mais il faut absolument que je te parle de quelque chose qui me tient à cœur. Je n’ai pas eu le courage de te faire part de cela plus tôt parce que je suis un lâche, seulement aujourd’hui… » Il fit un nouveau pas dans sa direction, pour se faire inviter plus vite à l’intérieur. « Aujourd’hui semble être le bon jour pour une petite, non, grande, confession ? »

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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Lun 11 Nov - 14:41

Habillée de sa petite robe noire qu’elle ne sortait que les soirs de rencard et parfaitement maquillée et coiffée – elle n’était plus habituée à prendre autant soin d’elle depuis l’affaire Daniel mais aujourd’hui Analeigh Lindley était prête à se remettre sur le marché. Après les événements de sa petite soirée, elle s’était décidée à ne plus être ce déchet – selon ses propres mots – et de redevenir une jeune femme pétillante. C’était suite à une longue conversation avec son amie Suzie qu’elle avait décidé de recommencer à rencontrer des hommes, elle devait oublier tout ce qui s’était passé ces dernières semaines et aller de l’avant et aujourd’hui, si elle s’était faite aussi jolie, c’était bien parce qu’elle avait un rendez-vous avec un dénommé Spencer – rencard organisé par la bienveillante Suzie – et il avait un profil idéal : Coach Sportif, athlétique, grand et avec un sens de l’humour ; Il ne serait peut être pas l’homme de sa vie mais il lui permettrait de rebondir. Et Ana était d’accord, elle en avait besoin. L’institutrice recommençait à vivre normalement, son appartement était nettoyé, elle était beaucoup plus cool avec ses élèves mais malheureusement, elle n’arrivait toujours pas à aller adresser la parole à Carson. Peut être qu’un de ces jours…
Mais l’un des plus gros changements envisagés par la demoiselle était de tout simplement déménager, se tirer de cette ville et recommencer ailleurs. Elle pensait à New York ou peut être retourner au Texas auprès de ses parents pour quelques mois, histoire de savoir réellement ce qu’elle désirait. Elle ignorait ce qui pourrait la rendre heureuse car l’enseignement n’était clairement plus une passion.

La jolie blonde était en train de s’admirer dans le miroir de sa chambre. Chambre qui comme toujours était en désordre mais pas à cause de se dépression qui semblait bel et bien terminée mais parce qu’elle était une femme et qu’elle avait longtemps hésité sur la tenue à mettre. Cela faisait des semaines qu’elle n’avait pas portée une robe, elle avait été abonnées aux jeans ces derniers temps. Et là elle se sentait presque séduisante, la Ana d’avant était de retour, prête à séduire tous les hommes à sa portée. Elle eu un léger sourire face à son reflet, ravie du changement en train de s’opérer. Elle fit une petite retouche maquillage lorsque le téléphone sonna : Suzie. Ana décrocha aussitôt, amusée
«Oui, Suzie, je suis prête ! » Cette dernière lui donna les derniers conseils : ne pas mentionner Daniel, ni Carson, ni Samuel – ça lui semblait évident mais elle laissa son amie parler – ne pas trop parler de son job qu’elle jugeait bien trop barbant et surtout flirter, flirter, flirter. Ana se mit à rire, puis elle fut surprise d’entendre frapper à la porte. Quatre coups, ce Spencer devait être impatient pensa-t-elle. «Je dois te laisser, je crois qu’il vient d’arriver… » Suzie gloussa puis souhaita une dernière fois bonne chance à l’enseignante.

Analeigh se dirigea – sans trop se précipiter – vers la porte d’entrée. Elle prit une grande inspiration et ouvrit la porte
«Spenc….Carson ? » Elle fronça le sourcils. Etait-elle victime d’une hallucination. Dans le genre est-ce qu’en réalité tout cela n’était qu’un rêve, qu’un gaz avait envahi l’appartement et qu’elle était doucement en train de partir et que Carson était sa dernière vision ? Mais non il était réel et loquace. Plus il avançait vers elle et plus elle reculait. «Oh…Okay…. » fit-elle en l’invitant finalement à entrer. Ana invita Carson à s’asseoir sur le canapé mais elle resta debout, nerveuse, jouant avec ses doigts. «Carson, écoute, avant de te laisser parler je voulais… » elle était en train de revoir les flashs de cette désastreuse sortie au musée «Je suis désolée. Je le suis… »
Elle prit une grande inspiration puis posa les yeux sur Carson elle dit : «Mais, tu étais là pour une raison, je t’écoute. »

Elle redoutait déjà ce qu’il allait lui dire. Il semblait si sérieux.
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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Mar 12 Nov - 21:37

Il s’était déjà rendu des dizaines de fois dans l’appartement de la jeune professeure, celui qu’elle partageait jadis avec son ex-compagnon, et même s’il ne s’y était jamais senti comme chez lui, cette fois était pire puisqu’il avait le réel sentiment de ne pas être le bienvenu. Il choisit d’ignorer le prénom qu’elle appela au lieu du sien au moment d’ouvrir la porte, se jurant dès lors qu’il ne resterait pas longtemps pour éviter de contrarier ses plans. Il ne voulait pas ruiner une potentielle histoire sérieuse avec un nouveau venu dans sa vie, ni un simple coup d’un soir qui lui permettrait de se remettre un tant soit peu sur pieds après sa rupture avec Daniel. Il souhaitait le bonheur le plus simple et le plus parfait à son amie, elle le méritait. Il la suivit à l’intérieur, d’une démarche hésitante qui contrastait avec l’entrain dont il avait fait preuve jusqu’à présent ; il n’était pas certain qu’Ana fût la meilleure personne sur qui tester sa grande décision, il aurait peut-être dû attendre et donner rendez-vous à sa sœur. Cette dernière aurait été obligée de l’aimer malgré tout, alors que dans le cas de sa collègue, rien ne l’obligeait à accepter sa déclaration, elle pouvait décider de démontrer un penchant homophobe et l’accuser de lui avoir menti tout ce temps sans qu’il ne pût lui en tenir rigueur. Sans doute avait-il surestimé leur amitié, mais il était trop tard pour la remettre en question. Il était là, face à elle, installé sur son canapé sous son regard inquisiteur et rempli d’interrogations. « Tu n’as pas à être désolée, Ana ! » Il se remit sur ses pieds, la dépassant d’une tête et un réflexe étrange le fit s’approcher d’elle, ouvrir ses bras et la serrer contre lui dans un câlin qu’il voulait affectueux. Il était maladroit dans ses gestes, peu habitué à ce genre de rapprochement, cependant il espérait qu’elle comprenne par cette étreinte qu’il ne lui tenait pas rigueur de ce baiser, que cela n’avait rien rompu entre eux, qu’il l’appréciait toujours autant. Tant de choses qu’il aurait souhaité lui dire à voix haute mais dont il était hélas incapable. Pour une grande gueule, Carson Haynes avait beaucoup de difficultés à s’exprimer sur les sujets importants.

« Oui, je… » Il se racla la gorge puis s’installa à nouveau sur le canapé, attrapant les mains d’Analeigh dans les siennes pour lui intimer de s’asseoir à côté de lui. Il valait mieux ne pas être debout pour entendre une telle nouvelle ; et il préférait de loin l’avoir à son niveau, par souci d’égalité. Il esquissa un sourire timide en caressant l’intérieur de sa main à l’aide de son pouce, non sans une certaine dose de nervosité. Il gonfla sa poitrine dans une grande inspiration qu’il conserva de longues secondes avant de débuter son monologue. « Ce que j’ai à te dire est extrêmement délicat et va certainement te sembler sorti de nulle part. Ou non, je ne sais pas, j’ignore la vision que tu as de moi. » Il étouffa un éclat de rire embarrassé derrière un nouveau raclement de gorge. « Nous avons davantage l’habitude de nous moquer des autres plutôt que de parler honnêtement l’un de l’autre. Néanmoins, je veux que tu saches que tu es une personne sensationnelle, digne d’être connue et s’il fallait que je choisisse une chose de positive à retirer de mon expérience à Chicago, ce serait d’avoir eu le privilège de te rencontrer. » Sortez les violons, Carson Haynes est en train de pédaler dans la semoule. Il secoua la tête, se mordilla l’intérieur de la joue puis leva son regard pour croiser celui de son interlocutrice. Il était temps d’arrêter de tourner autour du pot et de se lancer. Il devait avoir l’air ridicule, à tergiverser et articuler des propos qui n’avaient aucun sens. « Bon sang, c’est plus difficile que ce que j’imaginais. Mais, Ana… » Ses paupières tombaient de désarroi, ce qui ne faisait qu’accentuer davantage sa ressemblance avec un membre de l’espèce canine. Il avait tout d’un chiot perdu loin des mamelles de sa mère. « Je suis gay. » Boum.

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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Dim 24 Nov - 13:48

Elle ne savait pas franchement à quoi s’attendre lorsqu’elle avait vu Carson débarquer dans son appartement. Ou plutôt elle ne savait pas lequel des scénarios qui étaient en train de se créer dans sa tête elle devait choisir. Il pouvait très bien être venu pour lui dire à quel point il la détestait, c’était probable. C’était l’option qu’elle avait choisi de retenir et c’est avec une boule au ventre qu’elle avait accueilli son ami. C’était pour cette raison qu’elle s’était aussitôt excuser, pour ne pas avoir à subir le moindre reproche, même si ces excuses elle les pensait réellement et sincèrement, elle ne voulait qu’une chose : retrouver leur relation d’autrefois. Cela lui manquait de ne plus le retrouver le lundi matin, autour d’un café à se moquer de Carmen, la professeure d’Espagnol. Ou bien des plaintes d’Ana envers le prof de sport qui avait les mains baladeuses, et même les petits piques entre Carson et Samuel lui manquait, c’est dire. Tu me manques, avait-elle envie de lui dire dès qu’il avait mis un pied dans son appartement. Mais elle avait décidé de rester ‘cool’ et d’écouter ce qui avait à lui dire. Mais il la prit par surprise en le prenant dans ses bras. Il y a quelques mois, elle se serait fait un film et aurait pensé qu’il l’aimait ou quelque chose comme ça, ce qu’elle pouvait être stupide à cette époque pré baiser malheureux. Cette étreinte, bien qu’agréable, était des plus maladroite ce qui fit sourire Ana, qui donna une tape dans le dos à Carson. Analeigh était bien décidée à faire comprendre à l’enseignant qu’elle avait bien l’intention de redevenir son amie. Sa copine, sa pote, sa confidente. Elle voulait lui dire qu’elle était prête à occuper ce poste dans sa vie mais elle avait espéré que cette petite tape avait été suffisante pour lui faire comprendre.

Néanmoins, ce qu’il y avait d’inquiétant, c’était toute la gravité qui se lisait sur le visage de son ami, et sa façon de lui prendre les mains et de la faire s’asseoir…C’était comme une scène de film dramatique lorsque que quelqu’un annonce la mort d’un autre personnage. Et là, bien entendu, Ana s’attendait au pire : était-il arrivé quelque chose à Samuel ? A Baxter ? Elle ne savait pas pourquoi elle pensait à ces deux là en priorité, peut être parce que Carson faisait le lien ou quelque chose comme ça. Mais non, elle fut rassurée par la suite des paroles de son ami, qui gardait quand même un sérieux déconcertant. Il avait visiblement quelque chose à lui dire à propos de lui. Enfin, elle allait avoir des réponses aux questions qu’elle se posait depuis si longtemps : avait-il une petite amie ? Etait-il, en fait, secrètement marié ? Ou bien était-il…
«Oh ! » fit-elle surprise. Elle fixa Carson, ne sachant trop quoi dire. Elle lâcha ses mains puis se leva du canapé, histoire de digérer la nouvelle. Non, elle ne rejetait pas son ami pour être Gay, mais elle était surtout en train de se refaire le film de leur histoire : elle avait flirté avec lui, et croyait qu’il faisait de même mais visiblement elle n’avait pas bien compris les signaux. Quelle idiote. Puis son regard se posa sur Carson et comprit que ce dernier avait besoin d’être rassuré, probablement. Alors la jeune femme reprit sa place à ses côtés, et pris à nouveau les mains de son ami entre les siennes. «Je dois avouer que je ne m’y attendais pas » fit-elle avec un léger sourire. «Mais j’imagine que ça n’a pas été facile pour toi de faire cette démarche et sache que tu reste un ami très cher, je ne compte pas te laisser. Tu va devoir t’y faire Haynes ! » Elle lui lança un large sourire.

C’est alors qu’on frappa à la porte.
«C’est sûrement mon rendez-vous » expliqua-t-elle à Carson. «Je vais lui dire qu’on va remettre ça à un autre jour » elle ne voulait plus se séparer de son ami. Elle se dirigea vers la porte mais c’est avec surprise qu’elle vit entrer Daniel. «Qu’est ce que…Tu rentres comme ça chez les gens, maintenant ? » sa voix était froide. Le regard que Daniel lui lança, aussi.
«C’était un peu chez moi je te signale. »
«Oui, avant » fit-elle alors que son ancien petit ami était en train d’entrer dans l’appartement, faisant comme chez lui. Elle ne ressentait plus rien pour lui, c’était ce qu’elle était ne train de se dire alors qu’elle l’observait de haut en bas. Bien, elle n’allait plus pleurer parce qu’il avait rompu avec elle. C’était bel et bien terminé. «Puisque tu es là, je peux te rendre quelques affaires que tu as laissées ici, tout est dans cette boîte. » Elle lui montra la boîte dans l’entrée. Mais Daniel sembla bien plus intéressé par ce qui se trouvait dans le salon.
«Qu’est ce qu’il fait là ? » il se retourna sur Ana, un air furieux sur le visage.
«Ca ne te regarde pas. »
«Oh je vois. » il s’avança vers Carson. «Tu tentes ta chance maintenant que je ne suis plus là, c’est ça ? Tu as toujours voulu te la faire, je le savais… »
«Daniel ! » lança-t-elle furieuse.
Mais il ne l’écoutait plus, il s’avançait toujours vers Carson, menaçant
.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Mar 26 Nov - 21:12

Son cœur battait la chamade dans sa poitrine, ses mains étaient moites et son estomac menaçait de renvoyer le peu qu’il lui avait été donné d’ingurgiter ces dernières heures. Même la pire des grippes ne l’avait jamais mis dans état aussi fébrile. Ana ne faisait en outre rien pour améliorer son état puisque sa réaction – la surprise, bien évidemment, il avait bien caché son jeu durant ces cinq dernières années – lui conféra une nouvelle bouffée de chaleur, additionnée d’une crise nauséeuse qui le faisait ressembler à une femme enceinte, les hormones en moins. Il la suivit du regard tandis qu’elle s’éloignait de lui. Réaction normale, il fallait du temps pour digérer une telle nouvelle, d’autant plus qu’il n’était un secret pour personne que la jeune femme éprouvait plus que de l’amitié platonique à son égard. Il avait joué l’aveugle trop longtemps en prétendant ne jamais l’avoir remarqué. Il tenta d’articuler son prénom, dans le but d’obtenir un mot de sa part, cependant aucun son ne sortit de sa gorge, trop serrée par l’émotion. C’était une grande première pour lui et il se sentait incroyablement stupide, à défaut d’être soulagé comme il l’avait espéré. Finalement, la blondinette reprit place à ses côtés, son plus beau et sincère sourire aux lèvres, ce qui fit descendre ses angoisses de plusieurs étages. « Je ne sais pas comment j’ai fait pour le sortir, » confessa-t-il lorsqu’elle mentionna la difficulté de la démarche. Il s’était toujours considéré comme lâche, de vivre aussi profondément enfermé dans son placard, or il venait de démontrer énormément de courage. Il aurait eu de quoi être fier, s’il y avait réfléchi plus en détails. Il esquissa un sourire timide, rassuré par les propos de la jeune femme qui prenait plutôt bien la nouvelle. « Merci. » Il aurait pu lui hurler tout l’amour qu’il avait pour elle si seulement il avait été en mesure de prononcer ces quelques petits mots. Mais Carson Haynes n’en était pas capable. Alors il se contenta de se pencher pour lui offrir un second câlin, qui fut interrompu par plusieurs coups frappés à la porte. Décidément, la jeune Lindley était plus populaire que ce qu’elle laissait sous-entendre. Il ouvrit la bouche pour répliquer qu’elle n’était pas obligée de le renvoyer, qu’il pouvait partir et devait de toute manière rentrer. Là encore, il n’en eut pas l’occasion puisqu’une furie faisait déjà irruption dans l’appartement.

Carson eut le réflexe de se lever en entendant la porte se claquer, comme il l’aurait fait pour n’importe quel invité, mais la silhouette familière de Daniel le fit se rasseoir avant même qu’il n’arrivât à son niveau. Il ne souhaitait pas s’apposer en rival, or sa haute stature pouvait apparaître comme menaçante pour quelqu’un de la taille de l’ex-petit-ami d’Ana. Il fronça les sourcils face à ses accusations au combien ridicules, pour tout un tas de raisons dont il n’avait pas conscience.
« Tu as perdu la raison, Daniel, si j’avais vraiment voulu me la faire, je n’aurais pas attendu qu’elle te largue… » Ce n’était pas la réponse la plus intelligente qu’il aurait pu donner, il s’en rendit compte sitôt les mots sortis de sa bouche. Jouer au plus malin faisait partie de sa nature, c’était plus fort que lui, il devait toujours rabattre le caquet de ceux qui se comportaient en parfaits enfoirés. Sauf qu’il n’était pas en position de force à cet instant, qu’il était émotionnellement épuisé par sa récente déclaration et qu’il se trouvait assis face à Daniel, et donc à la hauteur parfaite pour recevoir le courroux d’un homme à l’égo blessé. Il ne réalisa pas dans l’immédiat ce qui se passa, bien qu’il se trouvât au beau milieu de la scène et qu’il en fût le personnage principal. « Putain de m… » Si le premier coup de poing l’avait propulsé en bas du canapé, la seconde attaque fit douloureusement craquer son arête nasale tandis que le genou du petit brun finissait sa course au beau milieu de son visage. La douleur était telle qu’il n’entendit pas Ana s’interposer, le sang et les larmes entremêlés l’empêchaient de voir correctement et il rampa sur une courte distance pour s’éloigner de son assaillant. Son instinct de survie était plus fort que sa fierté, il savait qu’il ne pouvait pas rendre les coups. « Tu es cinglé, bordel ! Je n'ai jamais voulu coucher avec elle ! » parvint-il cependant à articuler, malgré sa mâchoire meurtrie et ses lèvres tremblant encore du choc et de la frayeur. Il ne s’était pas fait taper dessus depuis l’époque du collège, il avait perdu l’habitude. Et il n’était pas ravi de la retrouver à trente ans passés.

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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Dim 8 Déc - 13:35

Daniel était bien la dernière personne qu’elle avait envie de voir aujourd’hui et surtout pas à ce moment précis alors que sa relation avec Carson avait retrouvé un second souffle. Ana ne savait même pas pourquoi il était là, il avait décidé de jouer au con, très bien, elle allait le traiter comme tel. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’était bien ce qui allait suivre, bien sûr l’accusation de coucher avec Carson semblait logique, il avait déjà eu des soupçons lorsqu’ils étaient ensemble mais jamais elle n’aurait pu penser que les choses seraient allées aussi loin «Carson, ne… » Le provoque pas. Elle commençait à penser que son ami ferait mieux de se taire plutôt que d’affronter Daniel de la sorte, peut être parce qu’elle voyait que son ex-petit ami n’était franchement pas d’humeur à plaisanter, et qu’au fond elle voulait protéger son ami et collègue d’une éventuelle réaction violente de la part de Daniel.  Elle poussa un soupir et tourna la tête, juste une seconde, bien trop excédée par les deux hommes dans son salon. Elle n’entendit qu’un coup et retourna immédiatement la tête en direction du salon, ne sachant pas qui avait fait quoi. Mais les choses furent plus claires lorsqu’elle vit son ami à terre et Daniel, en rajoutant une couche, un deuxième coup, plus violent. Ana resta figée sur place pendant quelques secondes, ne sachant quoi faire.


Etrangement, la pensée qui lui traversa l’esprit fut ‘mon tapis. Plein de sang. Merde’ puis elle reprit ses esprits, secoua la tête et se dirigea précipitamment vers les deux mâles. Elle tira violemment sur le col de chemise de Daniel, lui colla une gifle au passage
«Tu as pété les plombs, ou quoi ? » hurla-t-elle «Il n’a rien fait ! Tu cherches le mauvais coupable » Jamais elle n’aurait pu penser que son ex puisse être violent, elle qui l’avait connu doux et souriant, voilà qu’elle ne savait tout simplement plus qui elle avait en face d’elle. Comment les choses avaient-elles pu s’envenimer de la sorte ? Etait-ce sa faute à elle ? Probablement. «Arrête de mentir, il y à toujours eu un truc entre vous, je le sais. Toutes les fois où tu rentrais tard, tu croyais que je n’en savais rien ? Tu étais toujours collée à lui. » Ana leva les yeux au ciel. Et sans savoir pourquoi, elle balança : «Mais il est gay ! » «N’importe quoi… » «Tu viens de frapper un homo, tu crois que les gens vont réagir comment quand ils vont le savoir. Tu es un putain d’homophobe, voilà. » Daniel posa les yeux vers Carson, confus. La jeune femme ne lui laissa même pas le temps de réagir, qu’elle lui fila une deuxième gifle, sortie de nulle part, et le tira ensuite vers la sortie. «Je te préviens Daniel, si jamais tu cherche encore à lui faire du mal… » «C’est bon, je pars. Mais on m’a dit qu’on t’avais vue avec un mec pendant ta petite fête. » «Qui, Baxter ? » Elle qui pensait avoir été prudente et que personne ne les avait vus… Daniel ne rajouta rien et se décida, enfin à partir.



Une fois la porte refermée, Ana se précipita vers Carson. Elle observa le professeur en train de dégueulasser son tapis.
«Je suis désolée. C’est un idiot. J’aurais dû lui donner un bon coup et le faire saigner… » Elle se dirigea ensuite vers la cuisine où elle prit un torchon et le passa sous l’eau avant de revenir vers lui et nettoyer un peu son ami. «Est-ce que ça va ? Je peux t’emmener à l’hôpital… »



[Euh... ]
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MessageSujet: Re: I wondered how long the break in the clouds would last.   Mar 10 Déc - 21:26

Le choc, violent, l’avait abasourdi et Carson ne savait plus trop où il se trouvait, d’un point de vue spatial autant que temporel. Il errait, les paumes s’enfonçant dans la moquette du salon, sans savoir dans quelle direction, son principal souci étant de s’éloigner un maximum de Daniel et de ses terribles poings. Qui aurait cru qu’un individu de si petite taille pouvait engendrer autant de douleur à un gabarit tel que celui de Haynes ? Il défiait à lui seul les lois de la physique. Ou non, il était bien placé pour en avoir connaissance. Les plus petits organismes pouvaient influencer des montages, après tout. La brume dans son esprit se dissipa au fur et à mesure de la conversation échangée entre les deux autres protagonistes, et dont il était malgré lui le personnage central. Il prit tant bien que mal appui sur le canapé et se hissa sur ses deux jambes, du moins il essaya, mais sa montée fut interrompue à mi-chemin ; il parvint néanmoins à s’asseoir sur le coussin, gardant le visage rivé vers le sol pour ne pas mettre du sang sur tous les meubles. Le nez avait cette fâcheuse tendance de saigner plus que le reste. Daniel avait bien mal visé s’il avait souhaité épargner Analeigh. Il tenta d’ouvrir la bouche pour répliquer tandis qu’elle déballait son plus profond secret comme si elle partageait une banale liste de courses, néanmoins un goût métallique l’empêcha de se justifier ou d’essayer de la faire taire. Il était de toute manière trop tard. Il pouvait d’ores et déjà sentir le regard de Daniel changer sur lui ; il n’était plus question de haine ni de jalousie mais de pitié et d’une pointe de dégoût. Classique. La douleur lui offrit une bonne raison de ne pas refouler les larmes qui s’accumulaient aux coins de ses yeux, il les laissa s’échapper le long de ses joues, creusant des sillons obscurs sur ses traits eux-mêmes sombres. Il s’essuya la bouche d’un revers de main et lorsqu’il constata la teinte écarlate prise par celle-ci, se mit à gémir. Une partie de lui s’était imaginé que ça n’était pas aussi terrible, après tout.

Bien qu’il n’y fût pas habitué, la douleur physique était supportable, il savait qu’elle finirait par passer avec une bonne dose d’aspirine et un paquet de glaçon. Ce qui l’était beaucoup moins, par contre, fut la révélation qu’Ana balança sans s’en rendre compte et qui se planta dans le dos de Carson tel un poignard rouillé. Le coup ne le tuerait pas, mais le ferait souffrir un bon bout de temps. Il plissa les yeux, fixant une tache pourpre sur le tapis, et renifla bruyamment. Non, ça n’était pas possible, il devait avoir mal entendu, tout s’entremêlait dans sa caboche. Il était sous le choc, il était probable qu’il fût en train d’imaginer tout un tas de scénarii désagréables parce qu’il ne se sentait pas bien. Il avait besoin de s’allonger, de piquer un somme, et il pourrait voir plus clair après cela.
« La violence n’est pas une solution… » Même si Daniel méritait de se faire écraser par une horde de caribous en furie. Il grimaça dans une expiration douloureuse lorsque son amie commença à nettoyer le haut de ses pommettes, juste sous ses yeux. Bien, voilà qui dissimulerait les larmes. Il secoua la tête de gauche à droite ; il n’avait guère besoin de se retrouver à l’hôpital, il souffrait, certes, mais il s’y connaissait suffisamment en anatomie et squelette pour savoir que le coup n’avait pas fracturé son nez. Ou du moins ne l’avait pas déplacé, donc il n’était rien qu’un médecin puisse faire. « Toi… Toi et Baxter, hein ? » demanda-t-il sur le ton le plus détaché possible, esquissant même un sourire qui se voulait amusé.   Ana eut une moue presque honteuse en s’arrêtant dans son action. « Comme tu l’as entendu, oui… » Il pouffa même si l’information lui faisait aussi mal que son nez. « Je t'interdis de me juger ! Nous étions tous les deux complètement bourrés à ma soirée, ça n’avait rien de… » Il n’écouta pas le reste. Il s’en fichait. Il ne voulait plus entendre un seul mot de sa bouche, il n’avait qu’un seul souhait : s’enfuir le plus loin possible de cet appartement, de tout ce qui s’y était passé et dit. Oublier. Revenir en arrière et tout occulter de sa mémoire.

« Il faut que j’y aille… » Ana était encore en train de parler quand il articula cette phrase et se remit sur pieds, avec plus de facilité qu’auparavant, les vertiges ayant disparu. Il allait déjà mieux. La maîtresse des lieux essaya de le dissuader de partir aussi vite, argumentant qu’il ne pouvait pas sortir dans cet état, qu’elle voulait bien le conduire là où il voulait, toutefois il l’envoya paître d’un geste de la main. Il n’avait pas besoin d’elle, elle en avait bien assez fait. Tel un zombie, Carson tituba jusque la porte de l’appartement, sortit en refermant soigneusement la porte derrière lui puis instaura rapidement la distance qui lui semblait nécessaire entre lui et l’immeuble. Il était à pieds, évidemment, par conséquent le retour jusqu’à son domicile allait s’avérer très long. Il allait être en mesure de bien ruminer sur ce qu’il venait de subir, tant physiquement qu’émotionnellement. Et le résultat promettait de n’être plaisant pour personne.

[topic terminé]

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