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 Goodbye [r.]

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MessageSujet: Goodbye [r.]   Mer 22 Jan - 20:48

C’est le cœur léger qu’Analeigh pénétra dans l’aéroport. Elle avait dit au revoir à son appartement, elle avait eu des souvenirs sympathiques, au début, avant que tout ne se détériore ces derniers mois. Elle était même passée devant le lycée, elle s’était garée, hésitant à pénétrer dans l’établissement dans le but de dire un au revoir définitif à tout le monde mais elle s’était souvenue, au dernier moment, qu’elle ne tenait pas vraiment à ses anciens collègues mis à part Carson et Samuel. Non, pas même Carmen n’allait lui manquer. C’est en observant quelques uns de ses désormais anciens élèves qu’elle réalisa que plus rien ne la retenait à Chicago et qu’elle avait bien besoin de ce nouveau départ. Elle avait choisi de retourner au Texas, à Dallas, où elle squatterait quelques temps l’appartement de sa cousine avant de se trouver un  endroit bien à elle.
Plus rien ne lui plaisait à Chicago. Son travail, c’était évident, presque tout le monde pouvait voir les signes de fatigue et de lassitude de l’enseignante qui ne cachait plus son agacement face à des élèves qui ne cherchaient pas à apprendre. Sa vie privée non plus n’était plus un secret, elle ne savait comment mais l’info de sa rupture avec son petit ami avait filtré et le fait que ce dernier se soit pointé dans le parking du lycée pour tabasser Baxter Madden n’avait pas franchement aidé. Dans le lycée on commençait à se questionner : est-ce que ce petit ami était toujours aussi violent ? Avait-elle été victime de mauvais traitements ? Mais le plus important : si le petit ami s’en était pris au professeur de mathématiques cela voulait-il dire qu’elle avait eu une histoire avec ce dernier ? Oh oui, cette rumeur était la plus persistante. Parano ou pas, mais elle pouvait voir les élèves – et certains professeurs – chuchoter lorsqu’elle avançait dans le couloir. Si seulement ils savaient, il y avait bien plus que ça : coucher – régulièrement – avec un collègue et ami alors qu’on est en couple tout en étant amoureuse d’un autre professeur pour enfin coucher avec un autre qu’elle traitait comme un ennemi auparavant. Non, franchement, on ne pouvait tomber plus bas. Et elle n’avait surtout pas envie de voir si une telle chose était possible. Alors elle s’était confiée, ne pouvant plus supporter toute cette histoire et elle avait choisi une cousine, qui lui avait alors proposé de tout plaquer pour venir vivre à Dallas. Ana avait tout d’abord refusé l’idée, mais sa cousine lui avait alors demandé de bien y réfléchir. Chose qu’elle fit, pendant un bon moment avant de comprendre qu’il s’agissait là de la chose à faire. Tout recommencer ailleurs et avoir le soutien de sa famille, tout ne pouvait que s’améliorer.

Elle avait alors démissionné, quitté son job sans aucun regret. Ce fut  une décision facile à prendre, elle ne regretterait pas cet endroit. Ana avait alors commencé à envisager à son futur, vers quoi se tourner une fois au Texas. Elle ne savait pas trop, elle comptait surtout profiter de quelques semaines de répits à trainer sur le canapé en pyjama hésitant entre un documentaire et une émission de télé réalité. Oui, ce serait bien et ce ne serait pas comme la dépression qu’elle avait vécue lors de sa rupture avec Daniel, non. Au contraire ce serait juste profiter. Cela dit, elle savait ce qu’elle ne voulait plus : bosser dans un lycée. Les adolescents l’avaient épuisée, ils étaient tous plus idiots les uns que les autres et n’avait tout simplement plus de patience pour les gérer. En revanche elle n’était pas contre l’idée d’enseigner à nouveau, peut être que des enfants conviendraient mieux. Peut être.

La jeune femme avait fait quelques adieux. Quelques amis d’abord, puis Samuel qui avait énormément compté. Elle avait vaguement parlé à Carson mais ne lui avait pas fait un au revoir digne de ce nom. Elle avait souhaité qu’il la rejoigne à l’aéroport avant de partir et oui, elle était parfaitement conscience qu’il s’agissait là d’une scène digne d’un film hollywoodien mais après tout ce qu’ils avaient vécus ensemble, ce lien qui s’était instantanément crée entre eux, puis s’était brisé avant de se reformer. Ana observait les gens dans l’aéroport en train de se dire au revoir lorsqu’elle vit Carson. Elle lui fit un grand signe pour qu’il vienne la retrouver. Elle hésita : devait-elle lui faire un câlin ou la bise ou rien du tout ? Une question à laquelle elle n’avait jamais eu la réponse tout au long de leur relation. Alors elle se contenta de lui donner un petit coup sur l’épaule.
«Hey » fit-elle avec un large sourire. «Je suis contente que tu sois venu… » Parce qu’au fond, elle pensait qu’il lui en voulait toujours pour Daniel qui l’avait sacrément arrangé.
«J’espère qu’on ne sera pas comme eux… » fit-elle en rigolant tout en montrant un couple en train de se dire au revoir. Lui serrait fort sa copine tandis qu’elle était en train de pleurer



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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Jeu 30 Jan - 21:15

Sur la liste des choses qui n’allaient actuellement pas dans sa vie, Carson aurait aimé se dispenser d’avoir à écrire « faire ses adieux à sa plus proche amie du jour au lendemain ». Si l’enseignant se targuait d’être un grand solitaire qui se contentait de la présence de ses chers animaux, cela ne signifiait pas pour autant qu’il n’appréciait pas la compagnie de ses pairs, principalement celle de la jeune et jolie Analeigh Lindley. L’annonce, rapide, de son départ pour le Texas avait été un choc inattendu, toutefois ses nombreux autres soucis l’avaient empêché de réaliser pleinement l’ampleur de cette information. Ce ne fut qu’en enfilant son manteau, le jour J de son vol, que les connexions synaptiques se firent à l’intérieur de sa boîte crânienne et il se sentit tout à coup très vide. Il avait tellement négligé son amie au cours de ces derniers mois qu’il avait l’impression d’être à l’origine de son exil. Se serait-il montré plus présent dans sa vie, plus à l’écoute au lieu de la considérer comme acquise et de ne se regarder que le nombril, elle n’aurait alors sans doute pas songé à quitter l’Etat avec autant de précipitation. Quel piètre ami il faisait ; il ne fallait guère se demander pourquoi, de façon cyclique, il finissait constamment par se retrouver tout seul. « Carson ? Carson ! » Lointain dans ses pensées, Haynes sursauta aux appels véhéments de sa voisine, debout sur son pallier, parallèlement à lui devant sa maison. « Je voulais savoir si c’était toujours d’accord pour demain, à l’aéroport ? » Carson lui lança son sourire le plus poli et, dans un hochement de tête, acquiesça. « Bien sûr, je pars d’ailleurs en éclaireur aujourd’hui pour être sûr d’être prêt au moment d’aller chercher votre fils. » La voisine lâcha un rire un peu moqueur en rouvrant la porte de son domicile, visiblement convaincue par sa réponse. « Richard m’a chargée de vous dire qu’il avait hâte de vous revoir. » Vraiment ? songea Carson, cela en faisait au moins un, même s’il ignorait jusque là lui avoir fait bonne impression la première, et unique fois, où ils s’étaient vus. Il lui souhaita de passer une belle journée et se remit en condition pour accomplir sa tâche ingrate de la journée.

Les transports en commun n’étaient pas son fort, il préférait largement se déplacer en voiture car l’espace était suffisant pour son corps trop grand, toutefois l’ambiance des aéroports lui avait toujours plu. Il aimait la sensation d’attente entre chaque vol, la diversité des voyageurs, c’était comme un microcosme et il était drôle de constater que l’on pouvait véritablement trouver tout ce dont on avait besoin dans un lieu aussi restreint. Ce jour-là, pourtant, il avait le cœur trop lourd pour apprécier l’ambiance ; il ne se trouvait pas ici pour se rendre en vacances ou chez ses grands-parents maternels. Hélas. Il aurait eu grand besoin d’un séjour en dehors du pays, pour prendre l’air et oublier ses problèmes passagers. Il chercha sur le panneau d’affichage l’emplacement du départ pour Dallas et s’y rendit, traînant les pieds, cherchant sa tête blonde favorite du regard. Ce fut elle qui le vit en premier – rien d’étonnant à cela, il dépassait la plupart des gens d’une tête – et il répondit à son signe en accélérant l’allure afin de la rejoindre.
« Salut, » sourit-il avec le plus d’entrain possible, autrement dit pas énormément vu son état. Il trouva cela regrettable que son bonjour ne fût pas accompagné d’un baiser sur la joue ou même d’une simple accolade. Il y avait quelque chose qui ne passait pas bien dans cette amitié, il n’avait jamais été en mesure de lui faire comprendre qu’elle pouvait se permettre ce genre de rapprochements physiques avec lui, qu’il ne le prendrait pas mal. « Je n’allais pas te laisser affronter cette terrible épreuve toute seule ! » Il essayait de plaisanter mais le cœur n’y était pas. Il ne voulait accepter l’inévitable.

Le professeur de sciences tourna la tête pour regarder le couple dont son amie parlait et pouffa.
« Je me sens assez proche d’elle, émotionnellement parlant, » assura-t-il en enfonçant ses mains dans ses poches, les détaillant une longue minute avant d’expirer avec nostalgie. Il reporta son attention sur le doux visage de sa désormais ancienne collègue. « Tu n’es pas obligée de partir, tu sais… » Il se racla la gorge en secouant la tête. Ce n’était pas ce qu’il voulait dire, il n’avait aucun droit d’essayer de la retenir alors qu’il ignorait ce qui se passait dans sa caboche. « Je veux dire, ça va me manquer de me foutre des autres profs. La vie au lycée ne va pas être la même sans toi. » Il ne jouerait plus le rôle de l’enseignant à la fois sympathique et antipathique, il ne serait plus que le laissé-pour-compte seul contre tous sans son alliée. Cette pensée égoïste sembla lui creuser un trou dans le torse et il se pencha légèrement en avant pour combattre son malaise. Ces adieux n’allaient pas être drôles du tout.

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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Mar 4 Fév - 13:43

Ana n’avait jamais été du genre à pleurer facilement, cela lui arrivait bien évidemment mais il fallait vraiment qu’elle soit au plus bas. Hors, aujourd’hui était supposé être un jour particulier, celui qui marquait sa nouvelle vie. Car oui, elle était certaine que dès qu’elle serait dans cette avion alors elle entamerait une nouvelle – et plus belle – vie. Bien entendu, elle n’allait pas évoquer la chose à Carson car cela reviendrait à dire ‘je vous quitte tous, bande de losers, tous autant que vous êtes’ et bien entendu elle ne pouvait pas caser son ami dans cette phrase. L’ancienne enseignante reposa son regard sur le jeune couple. Puis elle fut surprise de la phrase de son ami. Pas obligée de partir, oh si seulement il savait. Elle lui lança un sourire, puis se mit à observer le sol pendant quelques secondes. Durant ces quelques secondes elle envisagea de rester. Pour lui. Comment résister ? Mais elle se remit les idées en place bien vite. «Si tu savais… » Elle poussa un soupir. «Je dois partir, c’est…C’est comme si je ne pouvais plus respirer ici. » elle haussa les épaules, bien consciente que cette remarque était des plus dramatique «Ca fait un moment que j’enchaîne conneries sur conneries, être prof ne me plaisait plus et puis j’ai été une amie pitoyable envers toi, surtout après ce qui s’est passé au musée… » Elle fit une pause. Elle ne se voyait pas lui rappeler les faits elle savait qu’il s’en souvenait, du moins elle l’espérait car impossible pour elle de lui remémorer cette tentative de séduction ratée. «Et puis Daniel. Je n’ai pas été la petite amie de l’année sur ce coup là…Tout aura été de ma faute. Le fait qu’il pète les plombs et commence à tabasser tout le monde peut être pas, mais je pense que j’aurais pu empêcher certaines choses si je n’avais pas… » Couché avec Sam. Devait-elle lui dire ? Pouvait-elle confier à Carson ce petit secret ? Comment réagirait-il s’il savait qu’elle passait régulièrement du bon temps avec le prof que son ami méprisait le plus ? Elle le voyait déjà quitter l’aéroport sans dire un mot et la laissant seule parmi la foule. «…Si je n’avais pas fait quelques erreurs » se contenta-t-elle de dire.

Puis il évoqua la vie au lycée. Ah oui, cette partie là – se foutre des profs – allait lui manquer un peu au fond. Elle ne pu s’empêcher d’avoir un large sourire en se souvenant des bons moments qu’ils avaient passés ensemble. Si, bien souvent, elle rechignait à aller bosser le matin, elle se motivait en se disant qu’elle allait au moins bien s’amuser avec son ami. C’était encore l’époque où elle avait son béguin pour lui. Une motivation supplémentaire
. «On ne sait jamais peut être que ma remplaçante sera meilleure que moi à ce petit jeu » elle fit une grimace puis ajouta «Même si, au fond, j’espère que non. » elle eu un petit rire. Il est vrai qu’elle verrait cela d’un très mauvais œil que de revenir à Chicago, un jour, et de venir passer faire un petit coucou à ses anciens collègues et de trouver Carson, en charmante compagnie avec une femme plus jeune qu’elle en train de se moquer ouvertement de Carmen, ou des profs de sport, et le voir y prendre plus de plaisir qu’avec elle. Voilà qui serait terrible. Elle chassa cette vision – étrange –de sa tête puis se concentra à nouveau sur le moment présent. «Tu sais, Samuel, il peut être bon à ce jeu, se moquer des profs. Peut être que si tu lui laissais une chance…. » Elle haussa les épaules. «Je dis ça comme ça, sinon, ma deuxième proposition c’était Carmen, donc à toi de voir » C’était le moment ou jamais pour Ana de découvrir la raison de cette ‘haine’ – même si ce mot était un peu fort – entre les deux enseignants. Elle avait toujours souhaité les voir devenir amis mais jamais ils ne s’étaient entendus. Pourquoi ?

«Je sais que Dallas c’est loin mais…Est-ce que je peux m’attendre à une visite un jour ? Je ne peux pas te promettre de pouvoir te payer le billet d’avion, après tout, je suis sans travail, et je vais squatter chez ma cousine mais…Je ne veux pas que ce soit notre dernière rencontre. » Si elle avait été un peu plus émotive, cela aurait été le moment parfait pour pleurer, mais non. Bien sûr, elle était émue mais aucune larme à l’horizon. «Bien sûr, si je rencontre un type qui est assez friqué, tu peux être certain que je te le paye ton billet » elle sourit.
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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Jeu 6 Fév - 20:49

Carson n’était, pour ainsi dire, pas un grand émotif. Ses dernières larmes de tristesse devaient remonter à l’adolescence, lorsqu’il avait réalisé que son béguin du moment n’était et ne serait jamais attiré par les individus du même sexe. Il avait bien versé des pleurs de frustration et de colère lorsqu’il s’était retrouvé brièvement derrière les barreaux, cinq ans auparavant, mais cela ne comptait pas vraiment. En dehors de ces deux événements, il avait plutôt bien respecté son rôle d’insensible au cœur de pierre. Cependant, les propos d’Analeigh rendait de plus en plus pénible la boule qui s’était formée au creux de sa gorge à son arrivée à l’aéroport. Il n’avait pas eu conscience de son quotidien, du fait qu’elle était aussi malheureuse, et il se trouva fort stupide de n’avoir rien décelé. La palme du meilleur ami de l’année ne lui reviendrait très certainement pas, c’était une autre preuve flagrante. « Je ne t’ai jamais tenu rigueur de ce petit faux pas au musée, » la rassura-t-il du mieux qu’il pouvait. Il avait été en grande partie en tort, parce qu’il ne lui avait jamais fait comprendre qu’il n’était pas intéressé par les femmes, que rien ne pouvait être possible entre eux ; toutefois, il était évident qu’elle aussi était fautive puisqu’elle n’aurait jamais dû se jeter à son cou de la sorte, d’autant plus qu’elle était supposée être amoureuse d’un autre mais ne faisait rien pour combattre le béguin qu’elle éprouvait clairement à son égard. Ces hétérosexuels étaient décidément de complexes personnages, pas étonnant qu’il ait autant de difficultés à s’entendre avec eux sur le long terme. « Pour ce qui est de Daniel, et bien… On peut dire que ses coups ont au moins eu le mérite de me remettre quelques idées en place, » plaisanta-t-il, dans un désir de détendre l’atmosphère, même si son visage exprimait tout sauf de la joie.

« Personne ne sera meilleure que toi, sur aucun point, » lui assura-t-il, un peu trop rapidement. Ces dernières années avaient été un jeu du chat et de la souris entre les deux, qui s’adoraient sans jamais se le dire, mais voilà qu’aujourd’hui, alors qu’elle s’apprêtait à s’envoler à l’autre bout du pays – ou presque – il réussissait enfin à lui ouvrir son cœur. A lui exprimer combien elle lui était précieuse. Il leva une main pour lui dégager une mèche de cheveux, prétexte à un rapprochement physique, mais la réplique suivante de la blondinette le fit grimacer et il transforma son geste en mimant une envie de vomir. « Je me moque trop de Praeger pour me moquer avec lui, non, ce n’est pas une option. » Il n’avait aucune envie de devenir l’ami du professeur d’histoire, ni d’avoir à lui adresser la parole pour une raison autre que professionnelle. Si autrefois, il n’avait aucune base solide sur laquelle fonder sa détestation, il pouvait sans mal lui en vouloir d’avoir couché avec Baxter, même s’il ne l’avouerait jamais à personne. Techniquement, ce raisonnement lui aurait valu d’en vouloir à Ana également, puisqu’elle aussi avait partagé la couche de l’Anglais, cependant il lui avait pardonné à elle, parce qu’elle était un agneau égaré, parce qu’elle était son amie, pas n’importe qui. « Je n’ai jamais compris pourquoi tu l’appréciais autant tout en sachant que moi-même je n’ai jamais pu le piffrer. Tu aurais dû me soutenir et le mépriser avec moi ! » la taquina-t-il en lui donnant un coup d’épaule affectueux. Il ne pensait évidemment pas ce qu’il disait, il n’avait pas trouvé anormal qu’elle fût amie avec lui, ils partageaient après tout la même matière d’enseignement, cela devait rapprocher. Ce n’était pas parce que lui-même dédaigner la majorité de ses collègues que tel était le cas pour tout le monde.

Une grimace peinée vint barrer son visage pourtant réputé pour être beau lorsque la conversation prit une direction plus formelle, plus définitive. Il avait, l’espace de quelques secondes, mis de côté le fait qu’elle s’en allait pour de bon, et elle le rappelait violemment à la réalité.
« Je ne voudrais pour rien au monde qu’aujourd’hui soit le dernier souvenir que j’ai de toi. » Il fronça les sourcils et se racla la gorge, mal à l’aise. Il devenait un peu trop sentimental pour leur bien à tous les deux. Il ne souhaitait pas qu’elle garde de lui l’image d’une lavette éplorée. « J’espère que tu rencontreras un type friqué. Et s’il s’avère avoir un frère mignon et gay, tu pourras me le présenter et on deviendra voisins, » rigola-t-il pour masquer la tristesse qui ne cessait de menacer au coin de ses yeux. Il marqua un silence de plusieurs secondes après son rire puis se rapprocha d’elle, ouvrant un bras. « Est-ce que je pourrais avoir un câlin ? » Cela aurait au moins le mérite de l’apaiser et de l’empêcher de continuer sur sa lancée de conneries.

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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Jeu 13 Fév - 14:54

Elle fit une grimace. Rien que le fait de repenser à cette journée au musée la dérangeait, mais c’est elle qui avait ramené ce sujet sur la table. Carson avait beau être gentil à propos de ça et de ne pas dire ouvertement qu’elle avait agi comme une idiote : elle avait pourtant agi comme une idiote. Il y avait les élèves juste à côté, ils auraient pu les surprendre à n’importe quel moment, c’était totalement irresponsable. Elle repensait souvent à tout ça, et elle se trouvait bien idiote. «Petit faux pas ? Non, c’était une connerie, tout simplement, ça n’aurait jamais du arriver. Je le sais, tu le sais » son ton était sec, mais ce n’était pas son intention. Elle voulait juste lui montrer qu’elle prenait toute la responsabilité de cette affaire. Réalisant son ton, elle adoucit la conversation avec un sourire. «Et ne t’en fait pas, pour Daniel, j’ai été m’expliquer avec lui et je lui ai aussi remis les idées en place. Tout est fini et arrangé. » Et elle en était fière. Ana avait effectivement été s’expliquer avec son ex et la première chose qu’elle fit lorsqu’il lui ouvrit la porte fut de le gifler. Deux fois. Lui infliger un coup de poing aurait pu lui apporter quelques ennuis alors elle avait opté pour une gifle, mais celle-ci avait fait son petit effet. Daniel s’était excusé d’avoir agi ‘comme un con’ et c’est alors qu’elle lui avait demandé de s’asseoir afin d’avoir une vraie conversation sur leur relation. Elle n’avait pas menti et avait décidé de tout lui raconter. Oui, elle l’avait aimé mais malheureusement elle l’avait bien trompé – mais avait refusé de dire qui, pas même s’il s’agissait d’un collègue – bien sûr il l’avait mal pris mais, étonnement, l’avait remerciée de sa franchise. Daniel lui avait fait une révélation surprenante, par la suite. «Il m’a avoué avoir couché avec une autre il y a deux ans…Alors, on est un peu quittes. » elle eu un petit rire, même si en y réfléchissant bien c’était plutôt pathétique comme histoire.


Ana ne pu s’empêcher de sentir son cœur se serrer lorsqu’il lui avoua que personne ne serait meilleure qu’elle. Cet au revoir était déjà bien assez compliqué comme ça, voilà que maintenant elle commençait à regretter sa décision. Du moins pendant quelques minutes, le temps de penser qu’elle ne trouverait personne comme Carson à Dallas. Puis tout ce qui la poussait à quitter Chicago lui revint en tête
. «Je ne t’ai jamais parlé de ma petite sœur ? Elle est pire que moi, pour critiquer les gens. Crois moi c’est la meilleure. Je crois que je devrais arranger une rencontre, un de ces jours. Tu devrais l’adorer » Et c’était vrai. A ce petit jeu, Denise, était une championne. Toujours en train de critiquer les vêtements des autres ou bien en train de dire à Ana ‘tu es certaine de vouloir mettre ce pantalon ? Ca te fait un gros cul’. Elle était beaucoup plus cinglante dans ses critiques, à côté, Ana était un ange. C’était une petite peste qui se ferait un plaisir de critiquer tout le personnel du lycée, dommage car elle était certaine que Carson en prendrait aussi pour son grade. Les présenter était hors de question car une part d’elle pensait qu’ils pouvaient très bien s’entendre en réalité et il était son Carson, à elle et à personne d’autre. «Je ne comprendrais jamais ce qui à bien pu se passer entre toi et Sam » soupira-t-elle en secoua la tête. Forcément, il s’était passé quelque chose et aucun des deux ne voulait l’admettre…Quoique, de son côté Samuel n’avait jamais exprimé détester Carson, ou alors il avait été très subtil s’il l’avait fait. Peut être qu’aucun des deux n’avait réussi à déterminer lequel était le plus séduisant et le plus populaire, parmi les élèves et leurs collègues. Elle se mit à sourire en pensant à cette idée. «Je l’aime beaucoup, c’est très facile tu sais. » Un large sourire et toujours le refus de lui avouer ce qu’il se passait vraiment entre eux «Et puis je préférais concentrer toute mon énergie pour mépriser le professeur de sport. » Ah, celui-là pensa-t-elle. «Un de mes plus grand regret est de ne pas lui avoir mis mon poing dans la figure… » Ce dernier était d’ailleurs venu la trouver lorsqu’il avait appris sa démission, lui disant qu’il allait regretter de ne plus voir son cul dans les couloirs. Classe.

«Ce n’est qu’un au revoir, donc. Bien. » Elle fut soulagé d’apprendre que leur histoire ne s’arrêterait pas là. Elle avait la gorge serrée mais ne voulait surtout pas pleurer ici. Néanmoins, il réussit à la faire rire. «Ce sera un de mes critères pour choisir un homme, bien entendu. » Même si ce n’était pas sa priorité, les hommes ne lui avaient causé que des soucis dernièrement. Mais évidemment, si un homme riche et séduisant se présentait alors elle ne dirait pas non. Ana avait décidé de faire les bons choix dès qu’elle serait à bord de l’avion. A partir de maintenant plus de décisions prise sous le coup de pulsions, elle réfléchirait.
Un câlin ? Elle fut surprise.
«Evidemment » fit-elle en se jetant dans ses bras. Elle posa sa tête contre son torse et lâcha quelques larmes. Elle allait ruiner sa chemise. «Tu va me manquer » fit-elle entre deux sanglots.

Une voix se fit entendre dans l’aéroport appelant les passagers à embarquer.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Lun 3 Mar - 22:05

Il n’aimait pas vraiment se rappeler du jour où ils s’étaient tous les trois, Ana, Baxter et lui, retrouvés dans cette sortie au musée. Rien de bon n’en était ressorti et si cela était à refaire, nul doute que Carson s’abstiendrait de se pointer le lundi matin, prétextant un symptôme grippal fulgurant ou une excuse du genre. Néanmoins, il comprenait qu’Analeigh souhaitât en parler, étant donné le caractère unique et très spécial du moment qu’ils étaient en train de vivre. Ils n’auraient plus trop l’occasion de s’expliquer, alors il leur fallait poser les choses à plat avant de voir leurs chemins se séparer pour un temps encore indéterminé. « Quoi ? » s’insurgea-t-il lorsqu’elle lui annonça la tromperie de Daniel. Il savait l’individu dotait d’un sens moral douteux après les nombreux coups qu’il avait offerts, mais de là à le savoir capable de rendre sa petite amie cocue, il en restait sans voix. « Le petit enfoiré ! Si j’avais su ça à l’époque, crois-moi, je lui aurais sans doute rendu son coup de poing ! » Ou pas. Il n’avait vraiment rien vu venir ce jour-là et même le souvenir des événements restait flou dans sa tête. Il se jura toutefois de lui apprendre deux ou trois leçons de vie, si jamais il venait un jour à le croiser dans les rues de Chicago, et ce même si son histoire avec la jeune professeur – ou ex professeur, désormais – ne le regardait pas le moins du monde. Il roula des yeux quand la blondinette essaya de le caser amicalement avec sa petite sœur. Il n’avait pas besoin de la remplacer, elle n’était pas disparue sans laissée de traces, ils resteraient en contact d’une façon ou d’une autre. « C’est la première fois que tu me parles d’une sœur, » fit-il remarquer, presque à regret. En fin de compte, et malgré toute l’affection qu’il lui portait, il ne connaissait rien d’elle, et cela était bien triste.

Il grimaça de plus belle à la mention du prénom de Praeger et secoua vivement la tête de gauche à droite.
« C’est un connard, c’est tout. » Il se moquait d’utiliser un vocabulaire fleuri, c’était la seule et unique vérité quand il était question du professeur d’histoire. Il était persuadé qu’elle ne l’appréciait que parce qu’il enseignait la même matière qu’elle, que ce genre de choses créait des liens ou une connerie du même style. Il balaya la conversation d’un mouvement de la main, mais Ana s’entêta à discuter de sujets qui fâchaient, puisqu’elle enchaîna sur la pire ordure de tout le lycée. « Ah non, tu viens de me rappeler que tu vas m’abandonner avec lui pour au moins le restant de l’année scolaire ! Pas cool, Ana, pas cool du tout. » Il fit une moue désabusée ; voilà encore un individu qui lui conférait des envies de violence alors qu’il était avant tout un pacifiste. Il marqua un long silence empli de réflexion avant de baisser le regard sur elle. « Tu pourras revenir sur Chicago, toi aussi, ne me dis pas que tu détestes la ville au point de l’effacer de la carte ? » demanda-t-il, soucieux. Il ne souhaitait pas la voir s’en aller avec un paquet de regrets qui l’empêcherait de se souvenir des bons côtés. Ils avaient passé de chouettes moments ensemble, avant cette dernière année scolaire qui avait été une accumulation de fiascos.

Il fut étonné de la voir se jeter presque littéralement dans ses bras, comme si elle n’avait attendu que ça de toute la journée, et il esquissa un large sourire triste en refermant une main dans son dos.
« Ne pleure pas, s’il te plaît… » Il n’était pas un grand émotif mais la situation, ajoutée aux péripéties qu’il traversait présentement, pouvait le faire craquer d’une minute à l’autre. Il maudit intérieurement la voix divine qui appela la jeune femme à s’éloigner de lui. Sans ajouter un mot pour le moment, il se pencha pour attraper sa valise et la porter durant les quelques mètres qui les séparaient de la zone « passagers uniquement ». Il inspira longuement avant de lui tendre la poignée de son sac de voyage. « Est-ce que j’ai encore le temps pour une ultime confession ? » Il se mordit l’intérieur de la joue en la fixant, mal à l’aise. Il sentait qu’il avait un besoin quasi viscéral de partager l’information avec elle mais il pouvait également imaginer l’ulcère qui commençait à lui creuser l’estomac rien que de songer à le dire à voix haute. Toutefois, c’était leur dernier tête-à-tête avant il ne savait quand, elle était sa meilleure amie, par conséquent la meilleure placée pour connaître son plus grand secret – actuel. Il la prit par la main, joua un petit moment avec ses doigts tandis que la voix appelait une nouvelle fois les voyageurs à destination de Dallas. « J’ai couché avec Baxter, » lâcha-t-il sur la fin de l’annonce. « Plusieurs fois, depuis un moment, mais c’est terminé maintenant… Enfin, ça n’avait jamais commencé mais… voilà. » Il lui lâcha la main comme si ce contact était désormais douloureux et recula même d’un pas, un sourire désabusé sur les lèvres qui contrastait avec la tristesse lisible dans son regard clair.

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MessageSujet: Re: Goodbye [r.]   Dim 30 Mar - 12:19

Elle commençait sincèrement à douter de son statut de meilleure amie. Vraiment jamais elle ne lui avait parlé de sa sœur ? C’était bizarre. Mais maintenant, à bien y réfléchir, il est vrai que la jeune femme ne se livrait pas beaucoup mais lui non plus. Ils étaient réellement devenus proches il n’y a que quelques semaines, lorsque Carson était venu lui faire sa grande révélation. Depuis tout ce temps il avaient été collègues, s’unissant contre les autres mais jamais ils ne s’étaient étalés sur leurs vie privées et c’est seulement aujourd’hui que la jeune femme le réalisait. Elle se promit de lui raconter plus de choses à l’avenir, un comble, ce serait à des kilomètres l’un de l’autre qu’ils pourraient enfin être complètement honnêtes l’un envers l’autre. Mais Ana pouvait également choisir de rester, elle pouvait ne pas monter dans cet avion et elle était prête à le faire au nom de leur amitié mais ensuite tout ce qu’il y avait de négatif à Chicago lui revint en tête. C’est pour cette raison qu’elle fit une grimace lorsqu’il mentionna la ville. «Bien sûr, je reviendrais. » Mensonge. Elle ne se voyait pas revenir ici de sitôt, elle en avait assez, la ville la rendait malade – ce qui était un peu trop dramatique, une ville qui vous rends physiquement malade – mais elle ne disait pas non à l’idée de venir rendre visite à son ami, un jour, dans très longtemps. Elle avait déjà prévu de lui servir des mensonges, des excuses afin que ce soit lui qui se déplace et non l’inverse. Dans le lot il y avait, les problèmes d’argent parce qu’après tout elle n’avait plus de job et allait vivre chez sa cousine avant de trouver son propre appartement. Viendrait ensuite le ‘j’ai trop de boulot’, lorsqu’elle aurait enfin trouvé le travail rêvé. Puis, éventuellement, l’excuse du petit ami, qui ne peut voyager. Oui, elle était parée à ne plus mettre les pieds sur Chicago. «Peut être que je reviendrais au lycée, histoire de voir qui à pris ma place » elle se mit à rire doucement. Il est vrai qu’elle était curieuse de savoir qui serait le ou la nouvelle prof d’histoire du lycée. «J’espère qu’ils ne prendront pas une petite jeune, je crois que je me sentirais encore en concurrence même si je ne fait plus partie de l’établissement » elle y tenait encore à son titre de prof la plus sexy selon les élèves.


Analeigh se força, et tenta de se maîtriser, ou du moins ses larmes comme lui demanda Carson.
«C’est stupide, on va se parler au téléphone et s’envoyer des mails. Je ne sais pas pourquoi je pleure » Parce que c’était dur, Parce qu’elle n’était pas certaine de retrouver une telle complicité avec quelqu’un d’autre, parce que peut être qu’à Dallas, il n’y aurait personne avec qui elle pourrait critiquer la plupart des gens. Elle allait partir pour embarquer, coupant court aux adieux immédiatement mais Carson avait encore une dernière confession. Elle essuya une larme qui coulait sur sa joue alors qu’elle lui fit signe qu’il était temps qu’elle embarque. Mais cela avait l’air sérieux, il lui prit la main. «Qu’est ce qui se passe » murmura-t-elle, inquiète. Avait-il une maladie ? Elle ne voyait que ça. Oui, il était gravement malade mais ne voulait pas lui dire. Non, elle n’était pas prête pour ça…. Mais elle n’était surtout pas prête pour la vraie révélation qu’il venait de lui faire. «Quoi ? » fit-elle un peu trop fort alors qu’une voix appela pour la dernière fois les passagers à embarquer. «Baxter et toi ? Mais… Et tu ne me le dis que maintenant alors que je n’ai plus le temps de te demander plus d’explications ? Depuis quand….Tu… » Elle soupira. Mais combien de gays y avait-il au lycée exactement ? pensa-t-elle. Elle avait couché avec Baxter… Et elle avait dit à Carson qu’elle avait couché avec Baxter, elle n’osait imaginait comment il avait pris la nouvelle. D’accord, D’accord pensa-t-elle alors qu’elle encaissa l’idée. Elle déposa rapidement un baiser sur la joue de Carson «Je dois y aller. Mais tu va tout me raconter, dès que je peux, je t’appelle. » puis elle fila.

Mais la jeune femme fit demi tour après un mètre. «J’ai aussi une confession à faire. » elle secoua la tête puis annonça «J’ai couché avec Sam, plusieurs fois, dans le placard à balai du concierge. Tous les jeudis. » elle marqua une pause, haussa les épaules puis avec un large sourire, lui lança «On saura quoi se dire. » puis elle fila définitivement cette fois.




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