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 Under the withering white skies of humiliation.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Under the withering white skies of humiliation.   Dim 30 Mar - 21:40


I see eyes of a white menace,
The surprise of the week is that I never heard the sound

Carson ne passait plus autant de temps qu’avant au lycée. S’il était autrefois enclin à arriver plus tôt pour repartir plus tard, afin de converser avec ses élèves ou de corriger ses copies tout en étant disponible pour ces derniers, il était désormais rare de le voir dans les locaux même quand il n’avait qu’une heure de libre entre deux cours. L’attrait des lieux avait considérablement chuté au départ d’Analeigh, toutefois le coup de grâce avait été asséné lorsque Baxter s’était officialisé en couple avec le nouveau professeur de musique – un remplaçant, seulement, de passage – et qu’il les avait croisés plusieurs fois dans les couloirs. Il n’avait aucune raison d’être jaloux, en théorie, puisqu’ils n’étaient plus rien l’un pour l’autre, mais il ne pouvait empêcher à son cœur de se serrer sitôt qu’il les surprenait main dans la main ou, pire, en train de se bécoter au détour d’une salle. Il détestait cette sensation de ne plus être chez lui dans un lieu qui lui était pourtant très familier. Même sa classe, avec ses bestioles bizarres et ses posters d’anatomie, lui semblait étrangère. L’atmosphère d’antan avait disparu, ne restait qu’une ambiance terne et morose, à l’image de sa coupe de cheveux qui empestait le laisser-aller. Il fallait vraiment qu’il réclame les ciseaux de sa mère, qui s’occupait de ses coiffures depuis son plus jeune âge. Ou peut-être fallait-il simplement qu’il se mette à consulter un psychologue, pour comprendre son mal-être qui ne faisait qu’empirer au fur et à mesure des nouvelles qui lui tombaient sur le coin de la tête. Il ne croyait pas au pouvoir de ces spécialistes, il les traitait même de charlatans adeptes des prescriptions médicamenteuses inutiles, toutefois il fallait bien avouer qu’il aurait payé quelques billets pour oublier, au moins temporairement, l’état dans lequel il se trouvait depuis quelques semaines.

Il n’était que de passage dans la salle des professeurs, le temps de récupérer les copies laissées par des élèves retardataires et d’embarquer son mug de café bouillant. Il ne s’y éternisait plus, au grand bonheur de ses collègues qui pouvaient réinvestir les lieux et les emplir de conversations badines qui auraient reçu le courroux du professeur de sciences quelques semaines plus tôt. Les commentaires désobligeants avaient disparu en même temps qu’Ana ; tant mieux pour eux, tant pis pour lui. Il aurait dû sortir rapidement, aussi vite qu’il était arrivé, mais un appel sur son portable l’obligea à rester une minute de plus. Une minute de trop. Le nouveau timing ainsi instauré par ce coup de fil ne joua pas en sa faveur, puisqu’une silhouette familière se dessina devant lui lorsqu’il ouvrit la porte.
« Praeger, » maugréa-t-il entre ses dents. S’il éprouvait auparavant une détestation sans nom à son égard, sans vraiment savoir pourquoi, ce sentiment s’était décuplé par cent depuis qu’Ana lui avait révélé qu’il avait été son amant régulier durant des mois. S’il ajoutait à cela qu’il avait également couché avec Baxter, le tableau était vite dressé et Carson avait bien du mal à le regarder dans les yeux sans ressentir une vive nausée. Pourtant, ce ne fut pas l’enseignant d’histoire qui lui provoqua la plus grave réaction physiologique cette fois-là, mais plutôt l’individu qui le talonnait de près. Le cœur de Carson fit un bond dans sa poitrine, arrivant au bord de ses lèvres et il ne dut de ne pas lâcher son mug qu’à la bonne prise qu’il en avait sur sa anse – briser un souvenir d’Angleterre par-dessus le marché l’aurait anéanti. Il recula d’un pas, pour leur laisser le passage à tous les deux, espérant qu’un gigantesque gouffre s’ouvre sous ses pieds et l’emporte loin dans les méandres de la terre, afin qu’il ne soit pas reconnu par le blondinet qui, hélas, à défaut de posséder un prénom dont il se souvenait, avait marqué son esprit grâce à son corps attrayant et la nuit intense qu’ils avaient passé tous les deux plusieurs semaines auparavant.

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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Dim 6 Avr - 14:34

C’était le jour J pour Wade. Et pour Samuel par la même occasion. Ce n’était pas qu’il n’appréciait pas d’avoir un homme au foyer mais il n’était pas le plus grand fan. Bien sûr vivre avec Wade avait ses avantages et l’entendre entre les deux était toujours au beau fixe. Il n’y avait plus jamais eu de dérapage entre eux depuis la fameuse dernière fois et les choses se déroulaient merveilleusement bien. Mais la vérité était que son colocataire tournait en rond comme un lion dans une cage. Il avait pu lui trouver un petit job au sein du lycée et l’idée l’avait enchanté, à sa grande surprise. C’était évidemment une pensée étrange mais c’était toujours mieux que rien et il était juste heureux de partager ce qui le passionnait avec un de ses plus proches amis. Même s’il ne lui avait pas entièrement révélé chacun de ses secrets. Cela faisait une semaine qu’il était désormais en couple avec un de ses élèves et ce genre d’information, il ne se sentait pas encore capable de la partager avec Wade, ni avec personne d’autre en vérité. Tout au plus Daniel savait qu’il avait rencontré quelqu’un. Il s’en était réjoui, lui avouant enfin qu’il s’inquiétait pour lui depuis la mort de Nancy et qu’il espérait qu’il pourrait trouver le bonheur comme lui l’avait trouvé de son côté. Lorsque son premier amour lui avait demandé s’il fallait préparer une place supplémentaire à la table d’honneur des mariés, Samuel s’était contenté de rire doucement mais s’était bien gardé de lui répondre. Il ne savait pas encore de quoi demain était fait et même si le mariage n’avait lieu qu’en juillet, techniquement Ramsey serait encore un de ses élèves. Pourtant, il était assurément sur le chemin du bonheur.

Récupérant Wade, ils se dirigèrent tranquillement vers la salle des professeurs dans le flux continu des élèves changeant de cours et donc de salle. Il disposait d’une heure de battement et espérait pouvoir avancer sur les devoirs rendus par ses élèves tout en recueillant les premières impressions de son collègue. En chemin, ils croisèrent Ramsey et Amanda. Immédiatement, son cœur battit la chamade, son esprit vagabondant sur le cours particulier qu’ils avaient eu la veille après les cours dans les bâtiments déserts. Pour autant, il ne réagit pas et continua sa discussion avec Wade comme si de rien n’était, sans lui jeter un regard. Il se contenta de laisser glisser sa main droite le long de sa jambe afin de frôler celle de Ramsey lorsqu’ils se croisèrent, allant chacun de son côté. Cela lui suffisait amplement et représentait une lueur dans sa journée. Pénétrant dans la salle des professeurs, il remarqua la silhouette dégingandée de Carson. Sa mâchoire se serra légèrement mais il prit sur lui, se souvenant des paroles d’Ana lors de son départ. Il avait été choqué de cette volonté soudaine et il s’en était voulu. Il aurait peut être dû la retenir mais pourquoi ? Ce qu’ils avaient n’était pas une relation saine et ne l’aurait jamais été. Quant bien même celle qu’il entretenait en ce moment n’était guère mieux. Elle lui manquait et il l’appelait lorsqu’il pensait ne pas la déranger. Finalement, c’était la meilleure solution pour eux. Il tâchait cependant de réprimer son profond dégoût pour Carson et tâchait d’être cordial avec lui. « Haynes. » répliqua-t-il d’un ton le moins froid possible mais c’était une tâche ardue. Ne lui accordant pas la moindre attention, il alla poser ses affaires sur l’une des tables pour commencer à corriger ses copies. Ce n’est que lorsqu’il se retourna qu’il remarqua le curieux duel oculaire entre Carson et Wade. Levant un sourcil interrogateur, il les étudia l’un et l’autre.
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Wade Anderson

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Mer 9 Avr - 20:28

"Eh bien, quelle surprise..." lâcha Wade, la surprise passée. Il n'avait pas oublié sa nuit passée en compagnie de Carson, une des meilleures qu'il est passée d'ailleurs et ce depuis longtemps. Ils ne s'étaient pas revus depuis, ils ne s'étaient pas donné leurs numéros de téléphone en faisant de fausses promesses de s'appeler pour se revoir. Ce qu'il s'était passé entre eux était l'histoire d'un soir, pas plus. Puis, se souvenant du nom que Samuel avait prononcé en croisant le professeur, Wade fronça des sourcils, avant que la proverbiale ampoule ne s'allume dans son esprit. Il se tourna alors vers son meilleur ami en pointant Carson du doigt. "C'est lui ?" demanda t'il simplement, non pas que Samuel lui fasse un bilan de chacune de ses journées de travail mais le nom du professeur était déjà arrivé plusieurs fois dans la conversation, et avant son arrivée à l'école, Samuel lui avait fait un topo sur chaque professeur, dont Carson mais jusqu'à maintenant, Wade n'avait pas fait le rapprochement entre les deux, et honnêtement, comment aurait il pu ?

Wade fit alors face à Carson, tendant sa main vers lui. Samuel ignorait qu'il avait fait venir quelqu'un à l'appartement, le sujet n'était jamais arrivé dans leurs conversations et il n'était pas tellement sûr de vouloir en parler à Samuel, au vu de ses relations avec Carson il ignorait comment le blond pourrait prendre la chose, même si techniquement, il ignorait qui était Carson..."Je suis Wade, professeur remplaçant." sdit il en se présentant, se doutant que Carson avait oublié, peut être son prénom, même s'il était clair à son regard qu'il n'avait pas oublié leur nuit. "J'imagine qu'on va se recroiser assez souvent." rajouta t'il, partagé entre l'excitation de croiser professeur sexy tous les jours (parce que Carson quoi), mais aussi la crainte de le revoir tous les jours. Excepté son ex, et Samuel, il n'avait jamais recroisé les pas d'une aventure d'un soir, soit parce qu'il ne s'en souvenait pas, ou bien qu'il faisait attention afin d'éviter ce genre de désagrément. C'était donc la première fois qu'il était confronté à ce genre de situation et il avait regardé assez de téléfilms à l'eau de rose, ceux diffusés en milieu d'après midi, pour savoir que ces situations étaient du genre compliquées.

Après un dernier sourire, il se détourna du professeur et rejoignit son meilleur ami, s'installant en face de lui. Il resta plusieurs minutes sans rien dire, savourant son café avant de relever la tête, croisant le regard interrogatif de Samuel. "Quoi ? C'est pas parce que tu l'aimes pas que je dois pas l'aimer non plus, tu me connais, moi et les mecs mignons, j'y résiste pas..." répondit il avec un petit clin d'oeil.
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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Dim 13 Avr - 10:18

La situation était critique. En cinq années d’enseignement dans ce lycée de Chicago, Carson n’avait jamais été aussi effrayé pour sa couverture, pour son secret. Il vivait certes dangereusement, malgré ses nombreuses précautions, en dehors de l’établissement, dans son cercle privé et ses sorties, toutefois il n’avait jamais connu de problèmes majeurs, ni senti de menaces particulières. Il s’était interdit les relations intimes avec ses collègues pour éviter les ennuis ; Baxter Madden avait été l’exception, et même si leur amitié était désormais révolue, il lui faisait suffisamment confiance pour savoir qu’il ne le trahirait pas, il n’était pas de ce genre là. Il le respectait. Ou tout du moins, il respectait la partie homosexuelle de son être, celle qui était tapie, celle qui ne se foutait pas du monde et ne piétinait pas les émotions de ses pairs. Cependant, il ne pouvait en faire de même avec l’individu qui lui faisait désormais face. D’une part parce qu’il ne connaissait rien de lui, hormis son prénom – et heureusement qu’il venait de lui rappeler puisque ce détail lui avait échappé, depuis le temps – mais surtout parce qu’il s’agissait d’un ami de Samuel Praeger et que, par conséquent, il était impossible d’imaginer qu’il était une bonne personne. Ce raisonnement manquait cruellement de logique, toutefois le professeur de sciences était perturbé au plus au point et avait perdu toutes ses capacités de réflexion habituelles. « C’est à la mode en ce moment, les professeurs remplaçants, » commenta-t-il simplement, d’une voix trainante, lorsqu’il se présenta. Il tâcha de retrouver l’expression hautaine qui lui était propre à chaque fois qu’il se trouvait dans cette partie du lycée, sauf que cela était loin d’être aisé et son regard rempli de détresse devait le trahir à des kilomètres à la ronde. Heureusement que son caractère désagréable avait appris à faire fuir ses collègues depuis son arrivée.

Il adressa néanmoins un sourire malhabile à Wade avant de le laisser s’éloigner. Il tendit une main vers la poignée de la porte qui donnait sur le couloir sans l’ouvrir. Il ne se sentait pas à l’aise à l’idée de laisser le remplaçant discuter de lui avec Samuel, qui savait quelle information compromettante il allait pouvoir lui balancer ? S’il y avait bien une personne au monde qui ne devait pas savoir en exclusivité qu’il était gay, c’était bien Praeger. Il revint par conséquent sur ses pas, dans une profonde inspiration pour se donner du courage, et s’avança vers la table que les deux blonds occupaient.
« Désolé, ce n’était pas très poli de ma part, » s’excusa-t-il avec un sourire plus franc, vestige de ces nombreuses années à jeter de la poudre aux yeux des autres pour continuer à se fondre dans la masse. Il tendit sa paume ouverte pour introduire des présentations plus formelles. « Je suis Carson Haynes, prof de sciences naturelles, beaucoup moins antipathique que ce que tu as pu entendre à mon sujet. » Il sentit une décharge étrange dans sa main lorsqu’elle entra en contact avec celle de Wade et il se mordilla la lèvre inférieure, y mettant rapidement fin. « Tu enseignes quoi ? L’histoire, comme ce... comme Samuel ? » Il se retint de justesse d’insulter Praeger, il ne voulait pas se mettre en défaut tout de suite, alors qu’il ne se trouvait pas dans la meilleure des positions. Puis il fronça les sourcils, se reculant d’un pas, en s’imaginant qu’il s’agissait peut-être du remplaçant d’Analeigh, en attendant un poste définitif. Il gronda intérieurement et se jura, si tel était bien le cas, de l’appeler pour lui annoncer qu’elle n’avait pas fini de lui ruiner sa vie. Après l’avoir lâchement abandonné, voilà que par sa faute un homme avait qui il avait couché débarquait sur son lieu de travail ? Pas cool. Pas cool du tout.

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Samuel Praeger

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Lun 21 Avr - 12:38

Samuel se contenta de hausser les épaules, n’accordant pas de réelle importance à la rencontre entre son meilleur ami et son meilleur ennemi. Parfois, il se demandait la raison pour laquelle il ne s’était jamais entendu avec le professeur de science et s’ils n’avaient pas pris le mauvais pied à l’origine, ils auraient pu peut être devenir ami. C’est ce qu’Ana avait tenté de lui faire comprendre, lorsqu’ils venaient à s’échanger des ragots sur le corps professoral mais ce type de pensée était très rapidement balayée par le jeune homme. Ils n’étaient pas amis et ils ne le seraient jamais quoi qu’il se passe. Parfois, cela cliquait entre des personnes ; parfois, ça ne cliquait tout simplement pas même si l’univers en entier se focalisait pour développer une relation positive entre elles. La deuxième solution s’imposait entre Carson et Samuel. Pris de bonnes résolutions, il ouvrit ses copies et commença à lire les premières lignes de ses élèves. Il releva cependant la tête lorsqu’il entendit Wade se présenter auprès de l’autre professeur. Il fronça les sourcils alors que ses yeux allèrent de l’un à l’autre. Il y avait quelque chose qui clochait dans l’attitude de Wade. Pour ne pas changer Carson avait un balai dans le postérieur mais cela n’avait rien d’exceptionnel. Par contre, il y avait quelque chose dans le regard de Wade qui ne collait pas à la situation. Evidemment semblable à lui-même, le jeune homme blond ne se privait pas pour observer la silhouette de Carson mais il y avait une lueur dans son regard qui interpellait Samuel.

Il suivit des yeux Wade lorsque ce dernier vint s’installer en face de lui, faisant tourner son stylo entre ses doigts, ne le lâchant pas, étudiant sa manière de se déplacer, de parler, ses mots. Il y avait quelque chose qui clochait et c’était au bout de ses doigts. Il le savait, il le sentait. Il ouvrit la bouche pour répliquer à son colocataire qu’il avait le droit de faire ce qu’il souhaitait avec qui il le voulait mais qu’il pensait qu’il avait meilleur goût que porter son dévolu sur un hétérosexuel qui n’assumait pas le balai qu’il se trimballait dans son postérieur. Mais une chose surprenante se déroula pile à ce moment là : Carson le Grand, Carson l’Asocial, Carson Je-suis-meilleur-que-vous-tous-réunis-et-considérez-vous-bénis-d’être-en-ma-présence vint saluer le petit nouveau. Quelqu’un qui ne faisait parti ni du cercle supérieur des professeurs ni du cercle financier de l’administratif. Quelque chose était véritablement étrange et clochait. Pourquoi était-il aussi sympathique avec un autre être vivant autre que lui même et Ana ? Plus bizarre encore, il désigna Samuel comme … Samuel. Pas un surnom dédaigneux. Pas son nom de famille dit avec mépris. Ce dernier avait véritablement l’impression de se retrouver dans la quatrième dimension et il ne comprenait pas ce qui lui arrivait à son plus grand malheur. Son regard allait de l’un à l’autre, les rouages de son cerveau fonctionnant à plein régime jusqu’à se mettre finalement en place dans un clic salvateur.

OH MON DIEU ! Bien sûr qu’il connaissait ce regard chez Wade. Il ne l’avait vu que trop de fois lorsqu’ils vivaient en France et qu’il croisait le chemin de quelqu’un qui avait partageait une nuit avec le jeune homme. Il l’avait également vu le lendemain de leur seul et unique fois où ils avaient céder à leurs pulsions respectives. C’était le regard de quelqu’un qui avait goûté à un gâteau qu’il avait trouvé particulièrement à son goût et qui se demandait s’il était bien avisé d’en reprendre une seconde part. La manière dont il regardait Carson n’était pas celle de quelqu’un qui regardait un inconnu. Il s’attardait sur certaines parties comme s’il les connaissait ou qu’elles titillaient ses souvenirs. Samuel se redressa, la bouche grande ouverte sous la surprise et en perdit sa voix, battant des mains comme un poisson hors de l’eau. « BORDEL DE… » Il plaqua ses mains sur sa bouche afin de ne pas terminer sa phrase d’insanité et secoua négativement la tête. Non, pas possible quand même. Se redonnant une contenance, il dévia ses yeux bleus sur Carson et un large sourire se dessina sur ses traits. Eh bien mon cochon…
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Wade Anderson

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Mar 6 Mai - 20:26

Wade fronça des sourcils à la remarqua de Carson avant de secouer la tête. "Faut croire...enfin j'espère juste que vous n'êtes pas adeptes du bizutage ici..." répondit le blond en regardant les quelques professeurs se trouvant là, doutant fortement qu'il aurait droit à ce genre de réjouissances avec eux. Il reposa son regard sur Carson, il lui semblait différent de la dernière fois, comme mal à l'aise. S'il craignait que Wade crie sur tous les toits qu'ils avaient passé une nuit torride il pouvait être tranquille, ce n'était pas son genre, enfin plus son genre de balancer qui il s'était fait la nuit d'avant à tout bout de champ. Il salua Carson, arguant qu'ils se reverraient probablement avant de rejoindre Samuel à sa table et de s'asseoir face à lui.

Wade pouvait sentir le regard du professeur sur lui, comme brûlant sa peau, et pas comme la fois où ils avaient passé un petit moment sur le canapé. Non, il pouvait voir dans son regard que ce dernier ne comprenait pas, comme s'il cherchait la solution à un problème complexe. Le professeur remplaçant s'apprêtait à lui demander s'il n'était pas entrain de faire un aneuvrisme lorsqu'il entendit la voix de Carson et il leva la tête vers lui, un sourire plaqué sur ses lèvres. Il prit sa main dans la sienne, n'ignorant pas le frisson qui brûla sa peau au contact de la main du professeur de sciences. Il eut un feint soupir lorsqu'il lui rendit sa main. "Enchanté Carson. Non non l'histoire et toutes ces vieilleries c'est le domaine de Sam." répondit le blond en donnant une petite tape sur l'épaule de Samuel avant de reporter son regard sur Carson. Il avait bien noté la petite hésitation du professeur avant qu'il ne prononce le prénom de Samuel. "Non je donne dans l'art : musique, un peu de dessin. Disons qu'au moins ce ne sont pas des matières qui peuvent lancer ou détruire une carrière académique." reprit il avec un petit rire à la fin.

Un silence d'une courte durée s'installa entre les trois hommes avant que Samuel ne se redresse et se mette à jurer, sous le regard surprit de Wade. "Non, nous ne sommes pas dans un bordel Sam, mais une école. Tu jures comme ça devant tes élèves ? Parce qu'après la leçon que tu m'as faites ce matin à propose de ce qui est tolérable ou pas..." Mais le blond ne termina pas sa phrase, suivant le regard de son meilleur ami vers Carson. L'ampoule s'alluma aussitôt dans sa tête. Comment avait il pu croire que Sam, son meilleur ami depuis des années, qui l'avait vu dans les bons comme les mauvais moments, n'allait pas comprendre ce qu'il s'était passé entre lui et le prof de sciences...
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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Sam 10 Mai - 8:44

La voix de Wade était aussi agréable aux oreilles que dans son souvenir, grave et posée, elle lui donnait presque envie d’entretenir une conversation complète avec lui ; sauf que la portée de celle qu’ils échangeaient présentement ne l’inspirait guère, surtout en présence de Samuel. Il voulait l’attirer à l’écart, dans une salle où ils seraient seuls, pour lui indiquer de ne jamais au grand jamais ouvrir sa grande bouche – il en savait quelque chose – au sujet de la nuit qu’ils avaient passée ensemble. Toutefois, la tâche se montrait peu aisée puisque les deux blonds semblaient être comme cul et chemise, impossible à décoller. C’était bien sa veine. « L’art... » répéta-t-il, sourcils froncés comme s’il avait du mal à saisir le concept. Il ne trouvait aucun intérêt à ces matières, que ce soit les arts plastiques ou la musique ; il comprenait que certains en fassent leur métier, évidemment, mais il ne voyait pas ce qui pouvait en être enseigné. Il n’avait jamais cherché à se renseigner à ce sujet non plus. « Cool, » ajouta-t-il d’une intonation qui sonnait tout sauf emballée. Si auparavant il n’avait rien de particulier contre les enseignants de matières artistiques, il avait depuis quelques semaines développé un grief certain à leur encontre. Non, cela n’avait bien évidemment rien à voir avec de la jalousie à l’égard d’un nouveau professeur de musique, il valait mieux que cela.

Sans doute l’ensemble de la situation l’empêchait de réfléchir correctement, mais Carson lâcha un rire rauque et sarcastique à l’exclamation de Samuel et aux propos de Wade qui ne tardèrent à suivirent. Ces deux types étaient-ils réels ? Ou avait-il pénétré une espèce de quatrième dimension où les blonds régnaient en maîtres dans leurs délires qu’eux seuls pouvaient comprendre ?
« Qu’est-ce qui cloche chez toi, Praeger ? » railla-t-il, mettant de côté l’idée de se comporter de manière un tant soit peu sociable avec lui. Puis vint le moment de la réalisation lorsqu’il croisa le regard clair de son rival de toujours. Son visage se décomposa malgré les efforts mis en place pour garder la face, le contrôle. Il secoua la tête en pointant un doigt accusateur non loin du nez du professeur de sciences. « Tu ne sais rien, » gronda-t-il à voix basse, dans une intonation qui ressemblait beaucoup à une menace. Il put entendre les bruits de son monde qui s’effriter dès l’instant où il se redressa et recula d’un pas pour s’éloigner. « Tu ne sais rien, » répéta-t-il, comme s’il cherchait désormais à se persuader lui-même, avant de tourner les talons et de disparaître hors de la salle des professeurs. Il ne pouvait plus y rester, il avait un poids sur le torse qui l’empêchait de respirer convenablement. Il lui fallait de l’air. Personne ne chercha, heureusement, à l’arrêter jusqu’à ce qu’il arrive à l’extérieur du bâtiment, du côté du parking. Il fut tenté de récupérer sa voiture et conduire loin de ce lieu de malheur, sauf qu’il ne pouvait pas, il avait encore des cours à assurer et il devait faire preuve de professionnalisme. Et il devait empêcher les rumeurs de courir sur son compte, après la petite scène qu’il venait de vivre.

S’adossant à un mur et regrettant d’avoir laissé son seul paquet de cigarettes dans son casier, il tira son téléphone de sa poche arrière et pianota machinalement dessus, cherchant un nom sympathique parmi son carnet d’adresses. Il s’arrêta d’abord sur celui d’Analeigh mais cette dernière devait être encore en train de dormir à cette heure. Il descendit jusqu’à celui de Baxter et se mordilla la lèvre inférieure, quitte à se faire mal. Il avait envie de l’appeler, ou au moins de lui envoyer un message, cependant leur dernière entrevue ne s’était pas exactement terminée de la meilleure des façons, il existait encore tout un tas de non-dits entre eux et ils devaient s’expliquer à ce sujet avant d’espérer redevenir amis. Il avait perdu son confident. Il était tout seul.
« Fait chier, » jura-t-il en donnant un coup de pied rageur dans le mur qui ne lui avait pourtant rien fait. Il posa une main tremblante contre celui-ci, l’autre venant lui recouvrir les yeux tandis qu’il combattait les larmes timides qui se pressaient contre ses paupières. « Je n’ai pas besoin de ça... » Sa vie était suffisamment merdique pour ne pas rajouter un coming-out non voulu à sa liste. Il faisait décidément bien chier, ce Praeger.

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Sam 17 Mai - 9:48

Toute son attention était focalisée sur Carson. Jamais, ô grand jamais, il n’aurait pu imaginer un tel retournement de situation concernant le professeur de sciences. Ce dernier était réservé et il ne s’était jamais intéressé à sa vie sexuelle et moins encore à ses penchants. A dire la vérité, il ne s’était même jamais intéressé à Carson. Mais cette information aussi surprenante que drôle offrait un tout nouvel éclairage au personnage que représentait ce dernier. Evidemment, Samuel ne pouvait s’empêcher d’avoir les yeux qui pétillaient devant cette révélation digne d’un Season Final de la dernière série de HBO et n’avait qu’une seule envie : utiliser cette information contre l’antipathique professeur. S’amuser avec ce dernier comme un chat s’amuse cruellement avec une mouche avant de la croquer. Il n’était cependant pas de cette trempe et il réalisa assez rapidement au vu de sa réaction que Carson ne vivait pas très bien la situation et était confortablement installé dans son placard, même si c’était dans le noir et seul. Pour la première fois depuis leur rencontre, il ressentit de l’empathie pour ce dernier. Empathie qui s’effaça rapidement pour de l’agacement. Il se racla la gorge, détourna le regard et roula les yeux. Levant les mains en l’air afin de se décharger de toute responsabilité, il se contenta de répliquer sur le même ton : « Ouais, je sais rien Hadrien. »

Il l’observa sans mot dire sortir de la salle en silence et imagina assez facilement l’état dans lequel il se trouvait. Cependant, il ne ressentit pas la moindre pitié pour lui. Les temps avaient changés et il était parfaitement placé pour savoir que les orientations sexuelles des professeurs ne gênaient pas l’académie. Bien sûr, les élèves pouvaient toujours se gausser de ragots et autres. Mais qu’on soit homosexuel ou hétérosexuel, ils traitent tout le monde la même manière. Restait le problème des parents mais avec un Directeur d’établissement comme le leur, il n’y avait aucun souci de ce point de vue là. Restait le fait que Carson ne s’assumait pas et réagissait comme un parfait macho et abruti qu’il avait toujours été. Samuel n’en dirait rien mais Carson devait vivre avec cette épée de Damoclès au dessus de sa tête. Un jour ou l’autre, il allait devoir assumer ce qu’il était.

Poussant un profond soupir, il secoua négativement la tête en s’adressant à son meilleur ami : « Tu me surprends de jour en jour. Même après toutes ces années. » Cela n’avait rien de surprenant après tout. Si Samuel n’était pas lui-même bisexuel, Wade aurait très certainement put lui faire accoster ce bord. Il rit doucement avant de continuer la correction de ses copies, ne souhaitant pas s’étendre sur le sujet à raison d’éventuelles oreilles indiscrètes. « Faudra me dire ton secret un jour. »
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Wade Anderson

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MessageSujet: Re: Under the withering white skies of humiliation.   Dim 8 Mar - 17:04

Wade ne s'attendait pas durant son premier jours à l'école une telle chose, déjà il était rare qu'il tombe nez à nez sur des anciennes conquêtes ces derniers temps, mais d'autant plus ici. Certes Carson n'était pas le genre de personne avec qui il passait la nuit, généralement ses conquêtes lui ressemblait plus qu'autre chose, Carson avait été un choix plus mûr, plus réfléchi d'une certaine manière. Et même si Wade était connu pour ne pas avoir sa langue dans sa poche, il n'était cependant pas du genre à révéler les secrets des autres, surtout un comme celui là. Si lui avait fait sa paix avec, il savait que ce n'était pas le cas de tous et à vrai dire s'en fichait un peu. Il hésita un instant avant de suivre le professeur, il voulait l'assurer qu'il garderait sa bouche fermée à ce sujet, histoire de ne pas avoir une mauvaise ambiance dans le lycée mais cela semblait bel et bien fichu. "Ah tu sais, la surprise c'est un peu le sel de la vie non ? Y a plein de choses que tu ignores encore sur moi Praeger..." répondit Wade avec un sourire accompagné d'un clin d'oeil, essayant d'oublier cette altercation qui malgré tout semblait lui peser sur les épaules. Où était le temps de l'insouciance où il se foutait royalement des autres ? Probablement mort en même temps que sa dernière relation en date songea t'il amérement avant de poser son regard sur Samuel qui s'il semblait s'être amusé de la révélation de la relation entre ses collègues, ne semblait pas pour autant prêt à s'en servir d'une manière peu gentille. Il secoua la tête avec un sourire. "Peut être, si t'es sage, et encore ça sera sûrement sur mon lit de mort..." répondit il avant que la sonnerie ne rettentisse dans les couloirs. "J'imagine que c'est le moment de vérité...dis tu m'accompagnes ? Je voudrais pas me perdre tu sais..." demanda t'il, feignant d'être un enfant tout innocent et perdu.
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Under the withering white skies of humiliation.
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