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 When I shine, you shine, always on your side.

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Carson Haynes
Scientific discovery may not be better than sex, but the satisfaction lasts longer.
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MessageSujet: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 25 Jan - 11:45

Not a thing in the world could get between what we share. No matter where you at, no worry I'll be there. No one's got your back like I do. Even when business ain't going well, we're still cool.

Une insomnie avait tiré Carson de son sommeil, à l’aube, et au lieu de tourner inutilement dans son lit jusqu’à l’heure prévue de son réveil, il se leva, enfila sa tenue de jogging, puis partit courir. L’air était frais, le soleil pas encore levé, l’atmosphère générale était étrange, mais apaisante. Pour un personnage tel que Haynes, surtout dans son état actuel, le monde n’était beau que lorsqu’il était vidé de ses habitants. Chicago était une ville constamment en mouvement, en fonction des quartiers dans lesquels on se trouvait, et si son voisinage était d’un calme relatif, ses grandes jambes le menèrent très vite dans des zones qui semblaient ne pas avoir compris le principe de la nuit, et ne s’étaient jamais endormies. Sa grande taille, ajoutée à l’expression déterminée sur son visage, dissuada les drogués ou autres individus mal intentionnés de s’en prendre à lui, il ne risquait rien. Seules ses pensées menaçaient de lui porter préjudice. Il avait cru aller mieux. Les semaines de répit durant lesquelles il avait ralenti sa consommation d’alcool et retrouvé le sourire auprès de Baxter lui avaient fait un bien fou. Toutefois, son esprit recommençait à faire des siennes, à douter de lui, de ses décisions, de son avenir proche et plus lointain. Il avait récupéré le train-train quotidien qui lui avait longtemps fait défaut, et pourtant il ne s’épanouissait toujours pas. Quelque chose lui manquait, mais il ne parvenait pas à mettre le doigt sur quoi. Il était épuisant de se réveiller tous les matins avec un creux au niveau de la poitrine qui ne semblait jamais en mesure de se remplir, il en perdait parfois ses moyens et cela le rendait nerveux, lunatique alors qu’il était réputé pour être un être stable. Certes, tout le monde n’aurait pas été d’accord sur ce point, mais ces personnes devaient être celles qui restaient beaucoup trop en sa compagnie ou n’étaient pas capables de lui parler correctement. Ou Baxter Madden. Mais ce dernier était un cas exceptionnel, puisque c’était sa présence même, ou son absence, qui mettait Carson dans tous ses états. C’était cette conclusion qu’il se mit à tirer lorsqu’il jeta un regard à sa montre, après une heure et demi de course effrénée, et quand il reconnut les environs. Les rayons du soleil commençaient à poindre à l’horizon, baignant de lumière un quartier familier, et plus particulièrement un immeuble dans lequel il lui avait été donné de pénétrer plus d’une fois.

Une dame âgée passa la porte du bâtiment pour promener son chien et Haynes en profita pour se faufiler à l’intérieur. Elle ne chercha pas à l’empêcher, puisqu’il ne s’agissait pas de la première fois qu’elle voyait ce grand échalas traîner dans les parages, elle le savait ami avec le petit jeune du premier.
« Merci, » lui souffla-t-il, le front trempé de sueur, avec un sourire engageant et une caresse polie sur la tête de son bichon. Elle lui répondit d’un signe de tête avant de vaquer à son occupation matinale. Le cœur de Carson battait la chamade tandis qu’il montait deux à deux les marches qui menaient jusqu’à l’appartement de Baxter. Il bloqua quelques secondes devant la porte, il était fort tôt, son ami n’était pas du matin, il n’y avait que très peu de chance pour qu’il lui ouvrît. Finalement, il prit son courage à deux mains et appuya son index sur le bouton de la sonnette. Avec une grimace, il se passa une main dans les cheveux pour constater que ces derniers étaient dans un piteux état à cause de la transpiration et du vent. Son visage ne devait guère être mieux. Bon sang, quelle idée de génie il avait eu de débarquer chez Baxter à cette heure, après avoir couru, pour lui dire tout ce qu’il avait sur le cœur. « Il est encore temps de faire demi-tour, » essaya-t-il de se convaincre, après avoir reculé d’un pas, mais comme le hasard faisait souvent bien mal les choses, ce fut à cette seconde qu’un cliquetis retentit de l’autre côté de la porte, signe que le propriétaire des lieux était réveillé. Lorsque le visage de son ami s’imposa à sa vue, Carson esquissa un large sourire qui s’effaça la seconde suivante, derrière un raclement de gorge. « Salut... » Il cligna plusieurs fois des paupières comme pour ébloui par le halo naturel dégagé par Baxter, qui pourtant avait le visage d’un type qui venait de se réveiller, encore dans son pyjama. « Je suis désolé, je sais qu’il est tôt et que tu bosses ce matin mais... » J’ai été pris d’une irrépressible envie de te voir. « Je courais et je suis passé dans les parages, donc je me suis dit pourquoi ne pas passer voir Baxter ? » Il lâcha un rire embarrassé. « Je me rends compte maintenant que c’était une stupide idée, et je m’en veux de t’avoir réveillé. » Tais-toi et dis-lui la réelle raison de ta présence ici, s’insulta-t-il, tête baissée. Mais non, il garda le silence, préférant se mordiller les lèvres plutôt que de faire preuve de courage. Quel lâche il pouvait faire, parfois.

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Baxter Madden
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 25 Jan - 14:57

La vie à Chicago avait repris le cours normal des choses. Oui, il pouvait à présent le dire sincèrement et non plus pour satisfaire sa mère qui vivait à des miles de là. Il menait à nouveau un quotidien routinier, chose qu'il avait perdu depuis son départ prématuré des États-Unis. Mais d'après les paroles de son psychologue, il était en constant progrès, même s'il avait bien du mal à le croire. Lui-même avait pu constater une nette amélioration au niveau de son humeur mais parfois il doutait de sa personne et de ses capacités à se débrouiller seul. Cette idée lui traversait l'esprit chaque fois qu'il posait les yeux sur sa boîte de médicaments. Était-il devenu dépendant de ces petits cachets ? A quel point altéraient-ils son jugement, ses humeurs, ses réactions ? Il ne dissociait plus tellement le vrai du faux à ce stade. A partir du moment où le traitement fonctionnait, il arrêtait automatiquement de se poser des questions. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait pas ressenti cette légèreté, c'était une véritable délivrance pour le jeune homme. Même s'il n'avait rien de vraiment intéressant à raconter, il ne se passait pas grand-chose dans sa vie récemment, il pouvait au moins prétendre avoir le moral, ce qui constituait un changement de taille. Même si les médicaments qu'il prenait étaient sans aucun doute la première raison de sa 'guérison', il restait néanmoins persuadé d'une chose ; Carson avait fortement contribué à sa convalescence. Bien sûr, il avait eu le temps, en une année scolaire, de se faire des amis à Chicago, il était d'ailleurs devenu très intime avec sa voisine nommée Alexia. Mais la sympathie qu'il éprouvait à l'égard de son collègue n'avait aucune limite, contrairement à celle qu'il partageait avec d'autres personnes. Il se sentait extrêmement proche du professeur de sciences, c'était inexplicable compte tenu de leur parcours particulier, et s'il avait retenu quelque chose de leurs nombreuses querelles c'était bien son attachement pour lui, inébranlable. Il avait beau emprunter des routes différentes, il était chaque fois amené à croiser son chemin.

Fidèle à ses anciennes habitudes, Baxter occupait plus ou moins ses soirées de la même manière, tous les jours, enfin en semaine. Il était rare de le voir sortir en dehors du samedi et du dimanche, sauf quand Carson lui proposait d'aller boire un verre ou manger un morceau quelque part. Dans tous les cas, il se mettait au lit entre vingt-deux heures trente et vingt-trois heures. Son sommeil demeurait sa priorité numéro un, de plus il avait la chance de pouvoir dissocier sa fatigue de son humeur du moment. Même contrarié, il parvenait à fermer l’œil. Sa vie amoureuse étant inexistante actuellement, il dormait paisiblement et longuement, comme un bébé. Il n'avait, hélas, personne pour le réveiller en pleine nuit ou au petit matin, à part sa chatte Néfertiti qui n'hésitait pas à lui marcher sur le visage avec ses douces pattes. Il y avait plus romantique comme situation mais il se contentait de sa relation fusionnelle avec son animal, à défaut de posséder autre chose à quoi se raccrocher. Bien que bougon de nature lorsqu'on l'empêchait d'obtenir son quota d'heures de sommeil, il n'était néanmoins pas contre l'idée d'être serré par des bras imposants ou du moins rassurants au moment d'ouvrir les yeux, surtout quand les premiers rayons du soleil perçaient à travers les rideaux. D'ailleurs plongé dans un rêve agréable, il fut réveillé en sursaut par le bruit déplaisant de sa sonnette. Mettant plusieurs secondes à réaliser ce qui venait de se produire, il mit un temps certain avant d'ouvrir les yeux pour regarder l'heure qu'il était, six heures et sept minutes. Il devait s'agir d'une erreur ou bien d'une mauvaise blague, même si les gens de cette immeuble semblaient tous bien élevés. S'extirpant hors de son lit, il attrapa le premier t-shirt qui lui tomba sous la main et l'enfila avant d'aller ouvrir la porte, afin de ne pas se présenter en simple bas de pyjama.
« Hey... » souffla-t-il d'une voix à peine audible en reconnaissant celle de Carson. Il n'avait pas pensé à mettre ses lunettes et ses yeux plissés ne s'étaient pas encore habitués à la lumière du jour et au fait d'être ouverts à cette heure-ci, tout simplement. Appuyé dans l'encadrement de la porte, une main refermée sur cette dernière, il fixa son ami d'un air endormi et se permit même un léger bâillement. « Tu as l'air surexcité ce matin, » constata-t-il d'une petite voix accompagnée d'un sourire fatigué. « Avant, tu me rendais surtout visite le soir, pas aussi tôt. » Il se décala sur le côté pour le laisser passer. « Je t'en prie, entre... » Il se glissa une main dans ses cheveux ébouriffés pour leur redonner un semblant d'ordre sauf qu'il n'y parvint pas vraiment. « Tu as couru jusqu'ici ? » s'étonna-t-il en arquant un sourcil, utilisant toujours cette même intonation teintée de douceur. A en juger par ses vêtements trempés – alors qu'il ne pleuvait pas dehors – et son visage rougi par l'effort, la réponse était évidente. « Tu veux que je te prépare un thé, un café ? Ou que je fasse tourner une machine, éventuellement ? » s'amusa-t-il en se mordillant le coin de la lèvre inférieure.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 25 Jan - 16:09

Tout dans l’attitude de Baxter laissait transparaître qu’il s’était tout juste tiré du lit pour venir lui ouvrir, cela n’avait rien d’étonnant et il s’y était préparé, toutefois cela ne faisait qu’accroître son sentiment de gêne. Il aurait dû attendre un moment plus propice, ou l’appeler, ou au moins le prévenir au lieu de débarquer sans invitation, qui plus était dans un état lamentable. Il n’était pas présentable pour rendre visite à des bons potes qui seraient aussi sportifs que lui, alors il était loin du compte pour un événement aussi important, à ses yeux, que ce qu’il s’apprêtait à faire. Peut-être devait-il prendre cela pour un signe du destin, il était trop tôt pour se lancer dans une grande déclaration, pour annoncer à Baxter combien il lui était indispensable. Peut-être devait-il décliner son invitation et reculer pour revenir à un moment plus propice. Il ne savait plus. Comme à chaque fois qu’il réfléchissait trop, son cerveau lui intimer de faire machine arrière, lui rappelant alors toutes les fausses bonnes idées qu’il avait pu avoir par le passé, les mauvaises décisions accumulées au cours de son existence qui l’avaient transformé en un type trop aigri pour son âge. « Oui, désolé, j’ai été réveillé très tôt et j’ai un peu perdu la notion du temps. » Dans son esprit, il était bientôt huit heures du matin, il avait deux heures d’avance sur le monde. Il se retourna après avoir fait quelques pas à l’intérieur de l’appartement, en secouant vivement la tête de gauche à droite. « Je ne suis pas là pour coucher avec toi, Bax ! » se justifia-t-il dans un rire un peu jaune. Il ne voulait pas donner cette impression là, bien au contraire. Ils ne faisaient plus ça, plus depuis le soir du retour du petit Anglais. Leur relation ne s’en portait que mieux, même si auparavant le sexe tenait une très grande place au sein de leur duo. A bien y réfléchir, Carson devait connaître le corps de Baxter mieux que l’ex de ce dernier, étant donné le nombre de nuits qu’ils avaient passées ensemble. C’était une pensée bizarre, limite dérangeante. Il n’avait pas le droit d’être aussi familier avec l’intimité de son ami parce qu’il avait toujours refusé de, justement, partager la sienne. « Je veux bien un café, oui. Il va me falloir de l’énergie pour faire le chemin en sens inverse. Par contre, je vais garder mes vêtements même si je pue, pardon pour ça... » Il n’avait pas réfléchi assez à cette éventualité, mais il allait devoir rentrer chez lui. Et sans voiture, il en avait pour au moins une autre heure de course. Encore plus s’il n’avait pas la force de courir.

Il resta dans la pièce à vivre le temps que Baxter préparât leurs boissons dans la cuisine. Il se rapprocha du canapé mais étant donné la sueur qui collait sa veste de survêtement, il préféra rester debout. Lassé de faire les cent pas dans le salon, sous le regard curieux de Nefertiti, il se dirigea dans l’entrée de la cuisine et regarda son ami s’affairait, ralenti par la fatigue. Il avait toujours eu du mal à se réveiller le matin, alors à une heure aussi indue, le pauvre devait souffrir.
« Merci, » murmura-t-il au moment où le beau brun lui tendit un mug brûlant. Il réalisa seulement à cet instant que ses mains étaient gelées à cause de sa course folle et grimaça face au choc thermique. Il se perdit un instant dans la contemplation de la fumée qui sortait de sa tasse, ses méninges fonctionnant à plein régime à l’intérieur de sa caboche. Il se décida enfin à relever les yeux sur Baxter, un fin sourire aux coins des lèvres. Il se sentait tout à coup plus en confiance, l’avoir en face de lui était beaucoup moins intimidant que d’imaginer ses réactions qui pouvaient pourtant être imprévisibles. « Bax, je... » Il se passa la langue sur les lèvres, qui avaient un goût salé à cause de la transpiration. Son apparence devait rebuter son pauvre ami. « J’ai beaucoup pensé à toi, dernièrement... » Il avait vu beaucoup de films romantiques, même si ce genre était loin d’être son préféré, et les grandes déclarations paraissaient si faciles. Sauf qu’à lui, les mots tardaient à lui venir. Il était une personne très articulée, en temps normal, et se sentait impuissant face à son incapacité à extérioriser ses émotions. Il inspira un grand coup et se racla la gorge. Il fallait qu’il se ressaisisse, ce n’était qu’un mauvais moment à passer, un pansement à retirer. Il fallait vérifier si la peau était cicatrisée dessous ou s’il était encore trop tôt, et ainsi risquer l’hémorragie. « J’adore ce que nous avons actuellement, notre amitié m’est extrêmement importante, et tu le sais. Sauf que, de plus en plus souvent, je viens à penser qu’au final, nous pourrions... » Il ferma les yeux, comme si cela allait l’aider à voir plus clair dans ses idées. Ce ne fut pas le cas. Il se passa sa main libre sur le visage avant de pouffer, mal à l’aise. « Bon sang, j’ai l’impression d’être aussi stupide que mes élèves, je ne sais même plus m’exprimer. » Il se donna du courage avec une gorgée de café, qui lui tira une grimace tant il était chaud. Il se décida donc à reposer le mug sur la table et hocha la tête dans le vide. « Tu sais que j’ignore tout de la vie de couple, même si j’ai prétendu m’y essayer, ce n’était pas une vraie relation. La seule que je veux, et que j’ai toujours voulu malgré mon aveuglement.. C’est avec toi, » parvint-il finalement à lâcher. Il n’était pas certain du sens qu’avaient ses mots, cependant, il espérait que Baxter puisse lire entre les lignes afin de comprendre où il voulait en venir.

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Baxter Madden
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 25 Jan - 19:31

Des visites nocturnes, il en avait reçu un certain nombre de la part de son ami et collègue tout au long de la dernière année scolaire. Parfois il s'était amusé avec lui, à le tester, continuellement, pour connaître l'emprise qu'il pouvait avoir sur lui, du moins le degré de celle-ci. Très porté sur la chose, Carson n'avait jamais – à son souvenir – refusé une bonne partie de jambes en l'air. S'il avait passé quelques soirées chez Baxter dans les débuts de leur relation « fuck buddies », le jeune homme avait par la suite démontré une forte préférence à passer la plupart des rendez-vous, ou la fin de ces derniers, dans sa maison. Encore aujourd'hui le petit britannique se questionnait à ce sujet. Outre le fait qu'il possédait un chien, animal qui requérait du temps et de l'attention, il ne comprenait toujours pas pour quelle raison il avait considérablement diminué ses visites ici. Il savait de source sûre que la voisine du grand échalas était souvent amenée à s'occuper de Darwin, gracieusement d'ailleurs, mais connaissait-elle les raisons de ses multiples absences ? Lui connaissait Carson comme il se présentait à lui, du moins il le pensait, il n'avait aucune espèce de doute concernant sa personnalité, mais quelle image celui-ci donnait aux personnes extérieures à son intimité ? Il s'agissait d'une question pertinente, éventuellement à exploiter dans le futur. Désormais les choses étaient claires entre les deux jeunes hommes, une quelconque ambiguïté n'était même plus envisageable, un accord tacite passé entre eux depuis qu'ils avaient renoué contact. Baxter prenait ces nouvelles résolutions très au sérieux pour sa part, il refusait de mettre les pieds dans le plat en agissant sur un coup de tête, cela lui avait trop de fois porté préjudice dans le passé. Il s'estimait bien placé pour savoir qu'Haynes n'était pas un homme qu'il fallait bousculer, brusquer ou violenter, aussi bien physiquement que verbalement. Les deux enseignants aimaient en quelque sorte conserver un certain contrôle de la situation ou de l'autre lorsqu'ils passaient un peu de temps ensemble, sauf que chacun possédait sa propre manière de le faire et bien souvent leur différence de position les conduisait à une dispute inévitable. Le premier objectif qu'il s'était désormais fixé, c'était de ne plus se confronter à son ami, de ne plus le contredire, de ne plus lui crier inutilement dessus, de ne plus lever la main sur lui mais surtout de l'écouter. Respecter tout cet ensemble de règles ne fut pas simple dans un premier temps, mais à ce jour il semblait fier de lui-même et du chemin parcouru ainsi que du travail effectué sur lui-même pour en arriver là. « Je ne sous-entendais pas ça du tout ! » s'empressa-t-il de répondre, lèvres pincées. « C'était une plaisanterie. » Sur ce qu'avaient pu être leurs rapports auparavant. Il se doutait bien qu'il n'avait pas passé cette porte dans le but de lui arracher ses vêtements.

Ils avaient l'habitude de partager des banalités tellement futiles ces derniers temps qu'il avait bien du mal à s'imaginer le quotidien de son ami. Comment occupait-il ses soirées à présent ? Lui avait-il trouvé un remplaçant pour répondre à ses besoins charnels ? Si tel était le cas, aurait-il le courage d'aborder le sujet avec lui ? Certes avaient-ils retrouvé leur amitié d'antan, mais pouvaient-ils pour autant tout partager, tout se dire ?
« Un café, bien noir, pour te donner de l'énergie. C'est noté. Je vais te préparer ça, » souffla-t-il avec entrain avant de disparaître dans la cuisine non loin de là. « Pour ce qui est de l'odeur, je ne suis pas encore lavé donc on va dire que tu es tout pardonné ! » meugla-t-il depuis la pièce voisine pour se faire entendre. Même s'il n'était pas une personne matinale, il était rassuré – pour le moment – par le discours de Carson. En temps normal il n'était jamais bon de recevoir une visite aussi tôt le matin. Encadrant son mug de ses deux mains pour profiter de la chaleur du café, il demeura un long moment la tête levée et le regard braqué sur son interlocuteur, attendant des mots qui avaient du mal à sortir visiblement et dont il ignorait encore tout. « Tu as pensé à moi ? » demanda-t-il d'une voix faible en s'approchant d'un pas, ne comprenant pas vraiment où il voulait en venir. Le discours du professeur de sciences était lent et surtout haché, par conséquent sa propre impatience le contraignait à vouloir tout savoir tout de suite, surtout qu'il était bien loin de se douter de la suite des événements. Il cligna nerveusement des yeux au fur et à mesure qu'il avançait dans ses paroles et que celles-ci prenaient doucement un sens. Cependant il ne le jugeait pas suffisamment rapide. Subitement nerveux, il n'avait pas encore avalé ses médicaments, il déposa son mug à côté de celui de son invité avant de reporter son entière attention sur lui. Lâchant une forte expiration, il effaça les quelques centimètres qui les séparaient jusqu'alors et posa une main à plat sur le torse humide de Carson, le fixant de ses grands yeux clairs, cette fois-ci bien ouverts. « Tu... Tu... » balbutia-t-il, gardant la bouche mi-ouverte sous l'effet de la surprise, de la stupeur. « Tu me proposes de me mettre en couple avec toi ? » Mais pourquoi ? Et pourquoi maintenant ? Ils partageaient des liens on ne pouvait plus platoniques, comment en était-il arrivé à une telle conclusion ? « Est-ce que tu es sérieux, Carson ? » s'inquiéta-t-il en cherchant à déceler une once d'amusement dans son regard, qu'il ne trouva pas. En voilà une proposition inattendue songea-t-il en battant des cils. Dix minutes plus tôt, il rêvait des grands bras de Carson autour de lui et maintenant ce dernier lui demandait d'être son compagnon ? C'était irréaliste ! Il s'agissait du plus beau jour de sa vie, ou du plus triste, au choix. Il semblait tellement confus qu'il éprouvait lui aussi des difficultés évidentes à s'exprimer clairement, d'où le manque de réaction, positive comme négative, il était tout simplement stupéfait en plus d'être partiellement endormi. Instinctivement, il se mit sur la pointe des pieds pour atteindre son front qu'il dégagea en ramenant ses cheveux mouillés par la sueur en arrière. Il ferma les yeux durant plusieurs secondes le temps de calmer son rythme cardiaque qui s'était légèrement enflammé à la suite de cette révélation. « Je ne sais pas quoi te dire... Être avec toi, c'est ce que j'ai toujours souhaité, tu le sais. » Il ne s'en était jamais vraiment caché. Ce matin, c'était le travail tout entier de sa thérapie qui volait en éclats mais curieusement il n'en semblait pas affecté ni effrayé. Il retrouva un fin sourire, une fois la pression retombée, tandis que le plat de ses mains venaient recouvrir ses joues moites. « Tu es sûr que c'est ce que tu veux ? Tu me veux moi, Baxter Madden ? » Formulée comme cela, sa question paraissait stupide mais les propos avancés par son collègue l'avaient laissé sur le cul. Son pouce droit lui caressa sa pommette dans des gestes lents mais extrêmement doux, quant à ses yeux, ils n'arrivaient désormais plus à se détacher des siens. « Embrasse-moi, » murmura-t-il faiblement. Ce n'était pas dit de manière autoritaire mais il ne s'agissait pas non plus d'une question. Mais il tenait réellement à savoir si Carson désirait sincèrement se mettre en couple avec lui. Cette requête, il l'avait déjà formulé par le passé, plus dans un désir de charmer l'autre, aujourd'hui son assurance avait laissé place à une forme de vulnérabilité.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Lun 26 Jan - 20:31

Sa nervosité primaire s’évanouissait au fur et à mesure que les mots s’égrenaient en dehors de sa bouche, c’était comme si tous les sentiments qu’il avait refoulés jusque là se déversaient hors de lui, libérant sa poitrine d’un poids qu’il ne pouvait plus supporter. Bien plus qu’une déclaration, il s’agissait avant tout d’une délivrance pour Carson, et sans doute pour Baxter aussi, même si ce dernier paraissait avoir du mal à assimiler les informations qui peinaient à lui être apprises. Le pauvre homme était à peine réveillé, ce ne devait pas être évident pour lui de comprendre où son collègue voulait en venir, d’autant plus que ses propos étaient en totale contradiction avec ce qu’il avait pu lui répéter depuis le début de leur relation. Il devait le prendre pour un fou, s’imaginer qu’il s’était fait piquer par un insecte exotique qui lui avait donné de terribles hallucinations. Mais non, Carson avait toute sa tête. Pour une fois. Il plissa les yeux en baissant la tête sur la main posée sur sa poitrine puis la releva pour détailler le visage tout proche de Baxter. « Je veux être avec toi, donc je suppose que ça veut dire se mettre en couple, oui, » répondit-il avec un léger sourire tandis qu’il posait une main sur son poignet pour lui caresser avec beaucoup de tendresse. Sa peau était chaude contre la sienne, qui avait subi le froid de l’extérieur un peu trop longtemps pendant son jogging. Il ferma les yeux quand Baxter s’approcha pour lui toucher le visage, afin d’apprécier ce contact à sa juste valeur. Il était apaisé même si son cœur n’était pas encore habitué à une telle proximité et qu’il s’emballait depuis qu’il avait déversé toute l’affection qu’il portait au petit Anglais dans le corps, et surtout la tête, de son propriétaire. Il avait gagné la bataille, sur le long terme, il avait su faire preuve de suffisamment d’endurance pour ne pas lâcher l’affaire. Il l’avait remporté contre cet idiot cerveau qui aurait rendu Carson malheureux pour le restant de ses jours. Les paroles de Baxter le réconfortaient puisqu’il n’hésita pas une seule seconde, ses nombreux refus ne l’avaient pas refroidi au point de le faire douter, alors qu’il aurait eu toutes les raisons du monde de le faire. Le professeur de sciences l’avait fait galérer durant de nombreux mois, il méritait un non catégorique, pour l’avoir fait languir trop longtemps. « Je suis certain à quatre-vingt-dix-neuf pourcents de vouloir de toi, Baxter Madden, » acquiesça-t-il. En bons scientifiques qu’ils étaient, ils savaient que la certitude parfaite n’existait pas.

Il cligna des paupières et grimaça.
« Je dégouline de sueur, ça risque d’être un premier baiser raté... » Il ouvrit la bouche et se pencha légèrement en avant, mais il maintint son visage en retrait, à quelques centimètres de celui de son ami. Ce dernier était dans l’expectative, il s’en fichait de savoir qu’il avait couru plusieurs miles avant d’arriver jusqu’ici. « Je sais que tu aurais préféré une déclaration et un contexte plus romantiques, je n’aurais pas dû arriver aussi tôt et dans un tel état, » murmura-t-il. Leur proximité permettait de discuter à voix basse. Une impulsion le fit se pencher davantage et ses lèvres humides rencontrèrent celles, épaisses et douces, de Baxter. Son bras gauche glissa instinctivement dans son dos pour le maintenir contre lui tandis que sa bouche remuait avec tendresse et une pointe de sensualité. Après une minute durant laquelle il s’appliqua à partager toute l’affection qu’il lui portait, il se redressa dans une profonde expiration. Il avait toujours trouvé ses baisers un rang au-dessus de ceux qu’il avait partagé avec ses autres conquêtes, mais ce matin-là, il avait encore une autre saveur. « Oui, c’est sûr, c’est avec toi que je veux être, » répéta-t-il dans un rire, les genoux un peu pliés pour rester à sa hauteur. Il passa une de ses grandes mains dans ses cheveux, les tirant en arrière afin de dégager son joli minois pour pouvoir le contempler à sa guise. C’était le visage de l’homme qu’il souhaitait protéger, voir le matin à son réveil et le soir à son coucher. Il voulait que son quotidien soit ponctué de son rire communicatif, être à l’origine de ses sourires, pouvoir effacer ses larmes d’un revers de la main. Être là pour lui, tout simplement. La requête de Mrs Madden lui revenait souvent en mémoire ; depuis qu’elle lui avait demandé de prendre soin de son fils, il avait réfléchi à mille et une façons de le faire, avant d’arriver à la conclusion qu’il pouvait n’y parvenir qu’en étant tout le temps à ses côtés. Il n’avait pas fallu longtemps pour réaliser que cela pouvait également lui réussir. Après tout, il n’avait jamais été plus heureux et épanoui qu’en compagnie de Baxter, lorsqu’ils ne s’écharpaient pas, évidemment. Il finit par se redresser sans écarter ses mains de son, désormais, petit ami. « Bien... Maintenant que ça, c’est fait, je devrais sans doute repartir, histoire de rentrer chez moi et d’arriver propre au boulot en temps et en heure. » Il souriait toujours, sans le quitter des yeux, incapable de se défaire de la bonne humeur que Baxter lui apportait sans le savoir. Il avait un peu moins de deux heures devant lui pour faire le chemin en sens inverse et passer sous la douche, cela semblait court, surtout étant donné la distance qui séparaient leurs deux domiciles, mais pas impossible. Si seulement il avait eu des vêtements propres ici, il aurait pu se laver chez lui et se faire reconduire chez lui pour récupérer ses affaires de cours. Mais non, cela aurait été trop facile.

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Baxter Madden
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mar 27 Jan - 22:28

« Je veux être avec toi. » Il n'était pas plongé en plein rêve, Carson Haynes venait bel et bien de lui faire la proposition qu'il attendait depuis un temps certain maintenant, cette même demande qu'il ne croyait plus possible après leur dernière grosse dispute. Il n'était, pour lui, même pas envisageable que son ami puisse un jour s'ouvrir de la sorte à lui et lui faire une déclaration de ce genre. Pouvait-on cependant parler d'amour ? En tout cas, le mot qui avait tant de fois causé du tort à leur relation n'avait pas encore été prononcé. Il ne voulait pas prendre le risque d'avoir une parole malheureuse qui pourrait tout gâcher entre eux, définitivement. Combien de fois lui avait-il conseillé de ne pas mettre la charrue avant les bœufs ? Suffisamment pour ne plus commettre cet impair de si tôt. Cependant, des doutes persistaient, des ombres non visibles mais qu'il savait là demeuraient présentes. Mais ce matin, ses craintes ne prenaient plus autant de place dans sa vie, ses peurs ne le paralysaient pas comme avant, ses angoisses diminuaient progressivement et il acceptait finalement de baisser sa garde. Autant dire que l'impossible était actuellement en train de se produire, des deux côtés de surcroît, et toute la beauté de la situation résidait justement dans ce détail. Carson avait fait voler en éclats toutes ses croyances, toutes ses habitudes du passé, cette vie faite de solitude, et surtout ce foutu célibat auquel il avait toujours été incroyablement accroché. Alors que Baxter avait cessé d'y croire pour lui, pour le satisfaire, il était important de le préciser, le grand échalas venait à lui, naturellement, sans y avoir été contraint. Ils avaient de nombreuses fois partagé le même lit, ils s'étaient souvent câlinés, plus ou moins mutuellement, mais jamais le professeur de sciences n'était venu le trouver pour libérer son cœur et lui avouer toutes les belles choses qu'il ressentait à son égard. Certes n'avait-il pas utilisé des termes affectueux, mais il pouvait toutefois ressentir la tendresse qu'il éprouvait pour lui, elle se lisait très clairement dans son regard animé d'une douceur qu'il ne connaissait pas chez son collègue. Bien qu'étant un homme très exigeant au quotidien, principalement dans sa vie sentimentale, aujourd'hui il n'attendait rien de plus de sa part, il ne réclamait aucune promesse, souhaitant simplement échanger avec lui des mots faits de sincérité sans pour autant en venir à planifier des projets pour un futur proche comme lointain. Très étonnant venant de lui, oui, mais son seul désir était de profiter de l'instant présent.

« Je n'aurais rien espéré d'autre, Carson... Même en sachant en avance ce que tu préparais. » Bien sûr, le romantisme avait une très grande place dans son estime mais le jeune homme s'en sortait magnifiquement bien. Les mots lui avaient manqué, au début, le trac sans doute, il s'agissait d'une réaction tout à fait normale car humaine. Doué ou non en la matière, Carson avait dignement géré ses émotions ainsi que la situation et ce, malgré un manque évident d'expérience. Lorsque le baiser prit fin, il sentit un frisson froid et saisissant lui parcourir toute l'échine tandis que ses petits pieds fins et nus remuaient nerveusement au sol. Il pensait déjà tout connaître de ses lèvres légèrement abîmées mais il venait de se prouver à lui-même qu'il avait tort, cette bouche il la redécouvrait comme au premier jour. Hypnotisé par ses yeux clair en amande, il n'écouta que partiellement ses propos lorsqu'il certifia vouloir être avec lui et lui seul, le regardant fixement comme s'il avait découvert une nouvelle merveille du monde non répertoriée, qu'il souhaitait garder pour lui. « Oh... » répondit-il, un brin déçu, à l'annonce de son départ imminent. Il venait tout juste d'arriver, ils n'avaient de plus même pas bu leurs cafés. « Tu veux déjà partir ? » souffla-t-il en retroussant ses lèvres en une moue boudeuse très enfantine. Plissant les yeux, il réfléchit un quart de seconde, le temps de se creuser les méninges, puis fit un petit bon joyeux, inutile. « Laisse-moi le temps de me doucher, de me préparer rapidement et je te raccompagne chez toi, d'accord ? » Il promena son index et son majeur, comme si ceux-ci marchaient réellement, le long de son torse jusqu'à sa nuque. « J'ai une voiture maintenant, tu t'en souviens ? » s'amusa-t-il en lâchant un petit rire cristallin. Il commençait les cours plus tôt que Carson donc il pouvait aisément le ramener devant chez lui avant de filer au lycée par la suite. Ça semblait faisable, selon lui. « Sauf si tu préfères te doucher avec moi, ici, pendant qu'on met tes vêtements à laver dans la machine... » Il remua doucement ses lèvres, la tête levée dans sa direction. « Tu pourrais me déposer au lycée avec ma voiture et repartir avec, c'est à toi de voir. » Il émettait seulement des possibilités, des propositions, à lui de choisir celle qui lui convenait le plus.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mer 28 Jan - 20:12

Baxter était doué avec les mots, contrairement à lui ; il parvenait toujours à trouver ceux en adéquation avec le moment. Que ce fut des paroles cinglantes pour lui rabattre le caquet ou, et c’était le cas ce matin-là, des encouragements pour apaiser son esprit trop tourmenté. Il n’y avait pas grand-chose, dans son discours, mais il suffit à le rassurer et à lui tirer un nouveau sourire. Il semblait incapable de se défaire de son expression bienheureuse, c’était insensé. Comment une simple décision pouvait-elle à ce point changer une vie ? Surtout de manière aussi positive ? Il était habitué aux verdicts pris à la va-vite, à la pression qui l’empêchait de peser le pour et le contre et l’obligeait à réfléchir trop rapidement. Il avait fini désappointé à de nombreuses reprises à cause de cela. Mais pour la première fois de sa vie, il avait pris le temps de la réflexion. Et il avait choisi Baxter. « Non, je ne veux pas partir ! » Ce n’était pas une question de volonté, plutôt d’obligations réciproques. La vie n’était pas une comédie romantique, les principaux personnages ne pouvaient pas tomber dans les bras l’un de l’autre après une importante déclaration et profiter de plusieurs heures d’intimité pour célébrer cela. Non, leurs responsabilités n’étaient pas négligeables, ils n’étaient pas en position d’abandonner leurs élèves pour la matinée simplement parce que Monsieur Haynes avait décidé de sauter le pas avec son collègue de mathématiques. S’il avait voulu vivre pleinement l’effet « lune de miel » il aurait dû ouvrir les yeux plus tôt, quand ils étaient encore en vacances, par exemple. Mais non, il avait décidé de jouer à l’autruche et de conserver sa tête plantée dans le sable parce que c’était ce qu’il connaissait, il avait jugé plus intéressant de demeurer dans sa zone de confort. Maintenant, il réalisait à quel point il était agréable de se jeter à l’eau et de la quitter. Il se rendait compte qu’il n’avait plus besoin d’elle maintenant qu’il avait l’étreinte de Baxter autour de lui, qu’il avait son regard rempli d’affection dans lequel se plonger. Regard qui, d’ailleurs, le mettait un peu mal à l’aise tant il était intense. S’il s’y perdait plus de quelques secondes, il en oubliait presque l’état déplorable dans lequel il se trouvait à cette minute, il avait l’impression d’y voir son reflet et de s’être transformée en un individu parfait, alors qu’il était si loin d’arriver à ce stade. Surtout dans sa tenue de sport qui n’avait rien de glamour et avec ses cheveux ternes qui lui retombaient sur le front. Non, vraiment, il ne méritait pas ce genre de regard, pas dans l’immédiat en tout cas. Il se rattraperait lors de leur premier rencard officiel, il se le promettait.

« La deuxième solution est tentante, je t’avouerai... » Il avait oublié que Baxter avait un véhicule depuis plusieurs semaines, à vrai dire il avait repris l’habitude de le raccompagner après le lycée tellement de fois que cette idée lui semblait même étrange. Peut-être appréciait-il un peu trop l’idée d’être son chauffeur personnel, parce qu’il s’agissait de la seule chose qu’ils avaient partagée, récemment. « Mais j’ai peur d’être trop distrait si je prends une douche avec toi. Je n’ai pas envie de te mettre en retard parce que je n’aurais pas su me retenir devant ton corps dénudé, » rigola-t-il, les yeux plissés d’amusement. Il caressa le contour de sa moustache avec son pouce avant de le descendre sur son menton poilu, il déposa un baiser bruyant sur ses lèvres qui n’avaient pas perdu leur côté appétissant, bien au contraire, puis se redressa. « Tu vas te préparer comme tu le fais d’habitude, sans précipitation, pendant que je me débarbouille vite fait et m’occupe des animaux. Ensuite, je te conduirai au lycée, je retournerai chez moi pour me laver pour de vrai. Et on se retrouvera dans les couloirs. » Autrement dit, il répétait le plan annoncé une minute plus tôt par Baxter. Il était décidément à côté de la plaque, ce matin, il avait besoin de se concentrer s’il tenait à passer une journée un tant soit peu normale ; ce qui était plutôt mal barré. Ils échangèrent de nouveaux courts baisers jusqu’à ce que Baxter ne se décidât à aller dans la salle de bain pour se laver. « Je ne vais pas disparaître, ne t’inquiète pas, » s'entendit-il le rassurer pour qu’il s’y rende, dans un énième sourire amusé. Il récupéra sa tasse de café et la termina d’une traite, puis se chargea de remplir les gamelles de Nefertiti comme s’il était déjà chez lui – il connaissait les contenus des différents meubles de l’appartement, depuis le temps qu’il y traînait – et remit de la nourriture au lapin, auprès duquel il resta trois minutes, à le caresser. Il se rendit ensuite dans la salle de bain, où était Baxter, pour faire tomber le haut et se faire une toilette de chat au lavabo. Il glissa plus d’un regard curieux en direction de la cabine de douche. Bientôt, et même s’il l’avait déjà fait quand ils n’étaient qu’amis-amants, il le rejoindrait et pourrait lui frotter le dos après une longue journée, ou à la suite d’une folle nuit d’amour. Bientôt, il adopterait des habitudes de couple avec lui. Bientôt, ils formeraient une paire inséparable. S'il ne merdait pas d'ici là.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 1 Fév - 20:50

Depuis qu'ils se connaissaient, Carson l'avait raccompagné chez lui un nombre incalculable de fois. On pouvait, en effet, croire qu'il était son chauffeur personnel depuis tout ce temps, les élèves comme les professeurs devaient probablement le penser d'ailleurs, mais la comparaison semblait bien trop peu flatteuse pour être énoncée à voix haute. Le jeune enseignant était d'une nature généreuse, du moins avec ses amis, jamais il n'avait donné l'impression de vouloir recevoir quelque chose en retour chaque fois qu'il l'avait fait monter dans sa voiture. Même encore aujourd'hui, Baxter oubliait volontairement de prendre la sienne dans le seul but de partager un court moment d'intimité avec son ami. Ils avaient l'occasion de discuter au lycée mais dans l'habitacle fermé du véhicule, il avait le sentiment de pouvoir agir naturellement avec lui, sans devoir réfléchir avant d'agir, personne ne pouvait les entendre et c'était tout de suite mieux. Bien qu'ils n'avaient plus grand-chose d'intime à partager depuis de longues semaines à présent. « Dommage... » murmura-t-il dans un soupir déçu exagéré à la limite du théâtral. « Tu m'as réveillé en avance, on aurait eu le temps de... » Il marqua une courte pause pour sourire à pleines dents. « Tu aurais eu le temps de te faire pardonner de m'avoir sorti du lit si tôt quoi, » s'amusa-t-il d'une voix malicieuse. Lorsque son pouce caressa sa moustache sur toute sa longueur, ses grands yeux le contemplèrent avec une infime douceur tandis que ses lèvres s'entrouvraient très légèrement pour effleurer son doigt lors de son passage. Même quand il se mit à sa hauteur pour l'embrasser brièvement, il ne referma pas aussitôt la bouche, continuant de le fixer avec un intérêt indéniable à ce stade. Hélas, il avait encore bien du mal à réaliser ce qui venait de se produire. Dans son cas précisément, les bonnes nouvelles mettaient généralement du temps à monter jusqu'au cerveau. Ce genre de comportement était tellement éloigné du Carson qu'il avait l'habitude de côtoyer jusqu'alors, de ce fait la situation semblait bien trop belle pour être vraie. « Okay... Je vais aller me préparer alors. » Il souffla ces quelques mots mais ne bougea pas pour autant. Glissant une main derrière sa nuque humide, il se mit sur la pointe des pieds pour picorer ses lèvres avec gourmandise dans de petits baisers certes chastes mais affectueux. Il hocha lentement la tête à ses dernières paroles, destinées à le rassurer, choisissant de le croire sans hésiter une seule seconde. Après toutes ces belles paroles, Carson ne pouvait décemment pas disparaître sans prévenir, sinon il serait aussitôt jugé inapte à la vie de couple avant même d'avoir essayé.

Même si leur conversation ne l'avait aucunement déçu, il ne profita que moyennement de cette douche en solitaire et ne s'y attarda pas pour cette même raison. A peine avait-il posé un pied sur le tapis que déjà un large sourire se dessinait sur ses lèvres rosies lorsqu'il remarqua la présence de son, nouveau, compagnon dans la salle de bain. Après avoir entouré sa fine taille d'une serviette, il se rapprocha du lavabo jusqu'à pouvoir observer leurs deux reflets ensemble, sur le même plan, dans le miroir.
« Tu as nourri les animaux ? » demanda-t-il faiblement avant de coller ses lèvres contre son épaule dénudée, tout en se doutant qu'il l'avait fait. Remuant la tête de gauche à droite, il frotta sa bouche à la surface de sa peau en fermant les yeux comme s'il appréciait ce contact. « La douche manquait cruellement de chaleur... » lui susurra-t-il au creux de l'oreille avant de déposer un fort baiser dans son cou. Le fait de l'avoir si proche de lui à cet instant, sa chair ainsi mise à nue, lui donnait l'irrépressible envie de se coller à lui pour réclamer toute cette douceur dont il manquait personnellement. Mais il ne voulait pas aller trop vite avec Carson pour ne pas le faire fuir car s'il venait à changer d'avis après avoir été en couple avec lui un seul jour, la honte suprême s’abattrait sur sa personne. Il l'entoura timidement d'un bras pour poser sa main à plat sur son ventre et caresser ce dernier avec douceur à l'aide de sa paume, menton désormais emboîté dans le creux de son épaule. « Tu as minci, » fit-il remarquer d'une voix neutre, sans jugement ni reproche. Il le trouvait juste changé, mais de manière positive bien sûr. Il voulait faire la conversation même s'il n'était pas certain d'avoir choisi le meilleur sujet pour le faire. Néanmoins il s'agissait assurément d'un compliment. « Tu es beau, » ajouta-t-il pour ne pas laisser la place au doute. Il le préférait de loin sobre, souriant, sportif, drôle ; bien dans son corps et dans sa tête. « Si beau, » souffla-t-il d'un ton presque rêveur, plus pour lui-même, pour se convaincre du côté réel de l'instant. Carson Haynes, professeur de sciences, jeune homme intelligent au fort caractère, ami et amant dévoué, s'intéressait à lui, pour de vrai, d'une manière sentimentale. Il fit glisser le bout de son nez le long de son omoplate, qui ressortait un peu plus dans cette position, avant de parsemer sa peau pâle de tendres baisers, retraçant le même parcours que son organe vital à son odorat. « Il faut que je m'habille, » soupira-t-il dans une grimace plaintive en collant son front contre l'arrière de sa nuque.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mar 3 Fév - 14:58

Le flirt faisait partie intégrante de leur relation, ils avaient débuté avec des regards et des sourires en coin, des remarques peu catholiques. Le jeu les avait menés où ils en étaient aujourd’hui. Après tout, leur histoire avait commencé avec un défi, un ordre auquel Carson n’avait su dire non. Il l’avait embrassé et, plus ou moins un an plus tard, voilà qu’il le faisait de son plein gré, avec un plaisir évidemment comme en attestait son large sourire dont il était incapable de se défaire. Les sous-entendus de Baxter prenaient une toute autre saveur maintenant qu’ils avaient « officialisé » leurs sentiments réciproques, il ne les envoyait pas balader d’un geste de la main, il ne lui sautait pas dessus pour lui arracher ses vêtements et le prendre contre le meuble le plus proche. Non, il savait désormais qu’ils avaient tout le temps du monde devant eux. Cela était une perspective agréable, à laquelle il n’avait pas songé auparavant mais qui lui plaisait beaucoup. Il ignorait à quel point ce nouveau couple allait lui changer la vie, ni en quoi ses habitudes s’en verraient changer, toutefois à son échelle, dans ces premiers instants, il appréciait l’idée de savoir qu’il n’aurait plus à dissimuler les regards qu’il lui glissait en douce dans la salle des professeurs, ni à cacher leur alchimie flagrante à chaque fois qu’ils sortaient à deux. Sa vie n’en serait que facilitée, il en était persuadé. Il se voilait certainement la face et ne tarderait pas à retrouver le chemin de la raison une fois la phase « lune de miel » passée. Cependant, il s’en contentait pour l’instant. Il ne voulait pas voir au-delà de l’instant présent car celui-ci était une bénédiction. « Nefertiti et Oreo ont de quoi manger jusqu’à ce soir, oui, » lui assura-t-il dans un hochement de tête. Il détourna son regard de leur reflet pour le poser directement sur le visage de Baxter. « Ce doit être un problème de chaudière, je regarderai à ta tuyauterie ce soir, après le lycée. » Il sourit davantage à sa plaisanterie connotée puis ferma les yeux durant le tendre baiser que déposa son compagnon dans son cou. Cela aussi, c’était agréable. Il n’avait jamais laissé l’occasion à Baxter de se montrer doux et affectueux avec lui, il l’avait repoussé à chacune de ses tentatives par peur qu’il ne s’attache trop. Chose qui n’avait servi à rien, puisque le jeune Anglais n’en était que plus mordu, et il les avait privés trop longtemps de moments de tendresse.

Les compliments n’étaient pas dans les habitudes de Carson ; il n’en offrait que rarement et en recevait encore moins souvent, et il ne les acceptait quasiment jamais. Néanmoins, la remarque de Baxter sur son physique semblait sincère, même s’il ne voyait pas ce que cela venait faire dans la conversation. Devait-il lui aussi soulever une de ses qualités ? Lui répondre que sa minceur, relative, surtout en comparaison de la sienne, n’était rien à côté de l’intensité de ses yeux clairs ? Que son visage était la plus belle chose qu’il lui avait été donné de voir depuis longtemps ? Le fait qu’il pensait tout cela ne compensait pas ses inhibitions, il n’était pas capable, pour le moment, d’articuler de tels propos.
« J’ai repris la course, c’est pour ça, » lui répondit-il sur le ton de la confidence, dans un chuchotement complice. Il s’était longtemps laissé aller, pendant sa période de déprime qui, hélas, n’avait pas été que passagère ; il avait sombré dans l’alcool et avait ruiné son organisme en mangeant tout et n’importe quoi à des heures qui n’avaient plus rien de régulier. Le changement, physique et moral, n’avait pas tardé à se faire lorsqu’il s’était repris en main. Et cela payait, comme le prouvaient les gentils mots de son compagnon. Il fit glisser ses longs doigts sur son poignet frêle, soudain perdu dans des pensées sur lesquelles il n’avait aucun contrôle et ne pouvait s’arrêter. Il s’était passé trop, ou trop peu, de choses en cette matinée, et il ignorait encore où se situait avec Baxter. Leurs contacts manquaient encore un peu de naturel, alors qu’ils étaient supposés connaître tout l’un de l’autre, tout du moins physiquement. Il se retourna subitement sur Baxter pour l’attraper sous les fesses et venir poser ces dernières sur le rebord du lavabo dans des gestes si parfaitement exécutés qu’il était flagrant que ce n’était pas sa première fois. « Tu as bien encore trois minutes devant toi avant de me dissimuler ce corps fort attrayant, non ? » Il leva les yeux vers lui et fit glisser son index le long de son sternum, qui ressortait à cause de sa récente, et importante, perte de poids. Il se pencha en avant pour l’embrasser sur sa clavicule gauche puis y reposa sa tête dans un long soupir. Il referma un bras autour de la taille de Baxter pour se maintenir contre lui et serra son autre main sur sa cuisse, qu’il caressa avec son pouce. « Merci de ne pas m’avoir repoussé alors que tu avais toutes les raisons de le faire, Bax, » murmura-t-il après un silence. Il se redressa ensuite pour le dévisager, avec une expression difficile à cerner. Ses yeux s’attardèrent sur ses lèvres un court instant, juste avant qu’il ne se hissât un peu sur la pointe des pieds pour s’en emparer dans un tendre baiser. « A quoi tu joues ? Tu vas être en retard ! » le taquina-t-il avant de s’éloigner de lui pour le laisser reposer ses pieds au sol. Il récupéra sa veste qu’il enfila sans remettre son t-shirt trempé dessous. Il n’avait plus grand-chose à faire d’autre qu’attendre que Baxter fut prêt à partir, alors il sortit de la salle de bain pour ne pas le distraire plus longtemps. Il retourna dans la cuisine pour faire la petite vaisselle des tasses utilisées pour le café, seul composant de leur petit-déjeuner qu’ils avaient ingurgité, au final, pendant ce temps.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mar 3 Fév - 18:34

Si leur train de vie n'allait probablement pas changer à la suite de cette récente officialisation, leurs habitudes promettaient d'être chamboulées, pour ne pas dire violemment bousculées du côté de Carson. Baxter connaissait la vie de couple sur le bout des doigts, du moins il pensait être suffisamment calé sur le sujet pour guider son nouveau compagnon durant les jours à venir. Chaque relation était différente, de ce fait il était pleinement conscient de ne pas partir avantagé dans cette aventure contrairement à ce que pourrait penser le professeur de sciences. Tous deux possédaient une personnalité qui leur était propre, il ne fallait pas se voiler la face, se mettre ensemble n'allait pas atténuer leurs différends ou leurs querelles. Les disputes seront toujours aussi nombreuses, leur intensité se verra juste légèrement modifiée. En somme, ils trouveront forcément d'autres raisons ou excuses à leurs futures altercations d'hommes amoureux. Il n'y avait aucun souci à se faire là-dessus. Par ailleurs, le petit britannique s'avérait plutôt doué dans ce domaine ; faire des reproches, titiller l'autre, perdre patience, tant de petits défauts qui accroissaient lorsqu'il venait à se mettre en couple avec quelqu'un. Si Carson pensait tout connaître de son ami, il se fourvoyait totalement, le pire n'était pas à venir, ou alors une infime partie, qui serait rapidement compensée par l'imposante tendresse dont il savait faire preuve. Il était encore un peu tôt pour songer à lui faire signer les clauses du contrat du parfait petit ami, il fallait d'abord voir si leurs tempéraments respectifs s'accordaient dans une vie commune. Ils connaissaient déjà la réponse à cette interrogation, pour avoir longuement partagé une forte amitié, bien vite transformée en complicité charnelle. La cohabitation ne devrait pas poser problème. Leur précédent échec était dû à leur entêtement et aux mouvements comportements de chacun. Maintenant qu'ils semblaient sur la même longueur d'onde, ils pouvaient partager le même toit sans se sauter à la gorge, même s'il n'était pas encore question d'emménager ensemble, leur dernière tentative marquait encore à ce jour l'esprit du petit brun.

C'était un tel soulagement de le voir plus équilibré aujourd'hui. Son enveloppe corporelle parlait pour lui. Il avait décidé de reprendre sa vie en main et cela se voyait clairement. Le voir se détruire à petits feux ne fut pas l'expérience la plus agréable aux yeux du professeur de mathématiques qui l'avait quitté le nez plongé dans ses carcasses de bouteilles de whisky. Même s'il avait pu constater un changement évident lorsqu'ils avaient repris contact, il était ravi de voir de lui-même qu'il allait effectivement mieux.
« Oh, » souffla-t-il d'une voix à la fois surprise et amusée quand son compagnon le souleva du sol pour l'asseoir sur le bord du lavabo. Heureusement pour ses petites fesses pâles, il portait une serviette autour de la taille qui le protégea donc du froid du meuble en question. « J'ai tout mon temps pour toi, » murmura-t-il avec douceur en lui glissant une main délicate dans les cheveux. Serrant ses fines jambes autour de son corps imposant, il ferma les yeux quelques secondes, le temps de profiter de ce câlin bienvenu, bercé par les caresses de son pouce sur sa cuisse nue. « J'aurais pu te repousser, tu as raison, mais je ne l'ai pas fait... » Il avait peu d'estime pour lui-même, c'était bien connu, et les sentiments qu'il éprouvait à l'égard du jeune homme n'étaient jamais bien loin. Il les masquait depuis tout ce temps, sans doute à la demande de son psychologue, mais jamais il ne s'était senti capable de passer définitivement à autre chose. Il le suivit du regard au moment où il se redressa, glissant lentement sa main le long de son torse encore dévêtu avant qu'il ne s'éloigne de lui. « Je ne l'ai pas fait, » répète-t-il pour lui-même une fois seul dans la salle de bain. Même s'ils avaient traversé des épisodes compliqués dernièrement, il restait persuadé que sa rencontre avec Carson était la plus belle chose qui avait pu lui arriver depuis bien longtemps. Sur cette pensée agréable, il acheva sa préparation minutieuse, Baxter n'était pas du genre à se lever le matin et à enfiler les premiers vêtements sur lesquels il tombait avant d'aller bosser sans se laver. De plus, il devait prendre le temps de mettre ses lentilles de contact. En voiture, tout semblait aussitôt plus rapide. Du coup, il ne vit pas le trajet passer. Lorsqu'il releva la tête pour regarder à l'extérieur, ils se trouvaient déjà sur le parking du lycée. Plaçant une main sur la cuisse de son compagnon, il hésita un long moment à l'embrasser ou juste le saluer. Tout ceci était bien trop récent. Cela ne le dérangeait aucunement d'être vu avec lui mais il n'était pas certain que ce sentiment fut partagé. Alors il se contenta de lui frotter la jambe avec énergie. « Ne renverse personne avec ma voiture, s'il te plaît, » plaisanta-t-il avec légèreté pour éviter de – déjà – se lancer dans le gnangnan avec lui.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mer 11 Fév - 21:08

Même à l’époque où ils ne partageaient qu’une amitié améliorée, Carson avait déjà eu l’occasion de visiter les lieux, de s’habituer aux différents tiroirs de la cuisine, donc il n’était pas perdu au moment de ranger la vaisselle utilisée. Lorsqu’il réalisa à quel point il se sentait à l’aise dans l’appartement de Baxter, il marqua une pause, paumes sur le plan de travail, et se mit à rire tout seul dans la pièce. Ils avaient décidément tout fait à l’envers, et maintenant qu’il assumait ses sentiments pour le petit Anglais, il réalisait qu’il les avait développés depuis bien plus longtemps qu’il ne voulait le prétendre. « Tu es tellement con, Carson Haynes, » s’insulta-t-il tandis qu’il revenait dans la pièce principale pour enfiler sa veste encore un peu trempée de sueur. Il avait hâte de rentrer chez lui et de prendre une vraie douche, il avait besoin de se décrasser. Même s’il n’avait pas envie de se séparer de Baxter pour l’instant, il se disait qu’un peu d’isolement pour digérer toutes les informations de ce début de matinée ne lui ferait pas de mal. Il réfléchissait mieux lorsqu’il était seul. « Prêt ? » demanda-t-il avec un sourire lorsque son tout récent petit ami reparut, bien habillé et propre. Le temps leur manquait à cause de leur discussion dans la salle de bain, alors ils ne purent guère profiter l’un de l’autre plus longtemps. Madden resta silencieux la majorité du trajet jusqu’au lycée alors il ne tenta pas une conversation, ni un trait d’humour, il se contenta de lui jeter quelques coups d’œil pas tout à fait discrets à chaque feu rouge ou intersection. Il l’avait conduit au travail des dizaines et des dizaines de fois, il n’y avait rien qui sortait de l’ordinaire. Pour l’instant, hormis sa folle déclaration et les baisers affectueux – et encore, cela était sujet à débat – leurs faits et gestes n’avaient rien d’exceptionnels, ils n’avaient rien partagé d’inédit. C’était certainement pour cela que Carson avait du mal à se faire à l’idée de former un couple. Même au moment de se séparer, Baxter ne chercha pas à l’embrasser pour le saluer, alors lui non plus ne tenta rien. « Ne t’en fais pas, même si je ne la trouve pas élégante, je vais en prendre soin, » lui sourit-il en retour. Il pouvait se targuer d’être un conducteur aguerri, puisqu’il s’agissait de son mode de transport favori, et il maîtrisait le trajet entre le lycée et chez-lui. Il n’y avait aucun risque notable d’accident. Sauf peut-être si l’excitation accumulée retombait d’un coup tel un soufflé et le poussait à se jeter dans un fossé pour ne pas avoir à assumer ses nouvelles responsabilités. Non, vraiment, il n’y avait pas de raison de s’en faire.

En deux heures, Carson eut le temps de rentrer chez lui, de passer par la case douche et habillage, de promener son chien, de le nourrir. Il lança même une machine de linge sale pour s’occuper l’esprit, car au final, il n’avait pas spécialement envie de trop sombrer dans des réflexions qui le feraient douter de sa décision. Il était heureux d’avoir demande à Baxter de partager sa vie, il ne regrettait rien. Déjà, sa jolie bouille de britannique lui manquait alors qu’il l’avait tout juste quitté. Malheureusement pour lui, il s’agissait de sa plus grosse journée au lycée. Il enchaînait les cours et les travaux pratiques, si bien que même sa pause du midi se retrouvait amputée d’une demi-heure, nécessaire à la préparation des expériences pour ses élèves. Il n’eut l’occasion de voir Baxter que de loin, au détour d’un couloir, et même là il n’y eut pas de réel échange puisque ce dernier était plongé en pleine discussion avec un élève et ne le remarqua même pas. Carson n’en fut pas vexé, il dut toutefois lui envoyer un message pour l’informer qu’il avait une soirée entre amis prévue le soir même, qu’il pouvait annuler s’il préférait profiter de leur première nuit officielle avec un tête-à-tête. Haynes n’était pas honteux de sa sexualité, il ne l’avait jamais été, cependant il n’avait jamais avoué à son groupe de potes qu’il était gay. Il ne l’avait pas une seule fois caché, il n’était pas de ces homosexuels qui prétendaient avoir des relations sexuelles avec des femmes pour « entrer dans le moule » mais il n’avait pas non plus annoncé aimer les hommes, ni n’avait pris la poudre d’escampette avec un individu de sexe masculin à la fin d’une petite fête. Il était resté discret, et nul doute que beaucoup de ses connaissances tomberaient des nues en le voyant main dans la main avec Baxter. Il n’était pas sûr d’être prêt à affronter leurs regards aussi tôt. Le professeur de mathématiques n’était pas du même avis, puisque son texto de réponse fut positif, il était partant pour sortir avec lui. Quinze minutes après la sonnerie de la dernière heure de la journée, Carson était d’ores et déjà sur le parking des enseignants, adossé sur la carrosserie rouge de la voiture qu’il avait lui-même conduite jusqu’ici le matin. Si son expression de base était fermée, son visage s’illumina au moment où la silhouette familière du jeune Madden faisait son apparition dans son champ de vision.
« Bonsoir, bel inconnu. Est-ce que ça vous dérangerait de me raccompagner jusqu’à chez moi ? J’ai bien peur d’avoir quelques soucis avec mon véhicule… » Il se fendit d’un large sourire, le trousseau de clés de Baxter pendu au bout de son index levé, incapable de détourner le regard.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 15 Fév - 18:32

Tout allait tellement rapidement entre eux aujourd'hui qu'il ne parvenait pas à adopter de nouvelles habitudes de couple avec Carson, alors qu'il maîtrisait ce genre de situation à la perfection. Le professeur de sciences était différent des autres hommes qu'il avait pu connaître dans le passé, leur relation lui était chère et leur lien était particulier, inexplicable, raison pour laquelle il ne pouvait pas juste se lancer dans cette histoire sans réfléchir. Au fond de lui, il avait réellement envie de bien faire les choses, d'aller désormais dans le bon sens avec son compagnon, d'emprunter des routes qui menaient au bonheur, pour changer, afin d'éviter de laisser derrière eux les sillages sinueux de tourments amoureux. Il ignorait encore à ce jour de quelle manière il se comportait avec les nombreux amants qu'il devait avoir à son actif – et surtout combien ils étaient, sauf qu'il avait peur de le demander – les avait-il traité avec douceur ? Mépris ? Bestialité ? Tendresse ? Ignorance ? Les avait-il touché de la même façon que ses longs doigts l'avaient effleuré lui ? Était-il exclusivement un top ? Avait-il un penchant certain pour la soumission ? Toutes ces questions lui traversèrent l'esprit durant le trajet en voiture, par conséquent ce dernier se déroula drôlement vite tandis qu'il observait le paysage défiler. Il avait envie de savoir si Carson était prêt à l'aimer, lui, Baxter Madden, pour le meilleur mais aussi pour le pire car un quotidien à ses côtés n'était pas de tout repos. Cette demande d'officialisation sous-entendait-elle une promesse de sentiments amoureux ? Ou bien le jeune homme proposait-il simplement d'effectuer un test avec lui ? Décidément, le voyage qui le conduisit sur son lieu de travail ne se passa pas comme il l'avait prévu. Il ne lâcha pas un seul mot de tout le parcours et ne remit même pas de baiser à son petit ami alors que ce dernier le méritait. Lorsque sa tête était trop pleine, il éprouvait bien du mal à agir normalement. « Pas élégante ? » s'offusqua-t-il presque en fronçant les sourcils. « Tu as intérêt à en prendre soin ! » grogna-t-il en lui donnant une tape gentille sur l'épaule. « On se voit tout à l'heure, » lâcha-t-il en ouvrant la portière avant de sortir du véhicule. Il se pencha néanmoins vers la fenêtre fermée et lui adressa un petit signe de la main, accompagné d'un large sourire. Comme il allait être difficile de se concentrer après un tel réveil ! Comment diable allait-il contenir ces adolescents toute une journée alors qu'il n'avait pas envie d'être là ?

Comme il l'avait prévenu que sa journée risquait d'être longue, Baxter ne se formalisa pas de ne pas croiser son homme une seule fois, même pendant les pauses. Ils échangèrent deux ou trois messages mais Carson semblait visiblement très occupé donc il respecta son travail. Il finissait plus tôt que lui mais resta toutefois entre les murs de l'établissement pour s'avancer sur plusieurs cours et ainsi pouvoir repartir en même temps que lui. Comme à son habitude, il était légèrement en retard. Le grand échalas l'avait devancé puisqu'il se tenait déjà contre sa belle voiture rouge.
« Hey... » murmura-t-il en souriant malicieusement, lèvre inférieure mordue. « Où tu iras, j'irai, beau gosse, » répondit-il avec désinvolture en attrapant son trousseau de clefs. Il regarda autour de lui, par habitude et par réflexe, et comme des éclats de voix se faisaient entendre, il ne tenta pas de l'embrasser bien que l'envie fut là. Il se contenta de lui effleurer la taille d'une main, essuyant inutilement sa bouche de l'autre, à l'aide de son pouce. « J'aimerais d'abord passer chez moi pour nourrir les animaux et récupérer quelques affaires si ça ne te dérange pas. Tes amis nous attendent pour quelle heure ? » Il ne se rendit même pas compte de l'emploi du mot 'nous' qui était sorti instinctivement. Carson avait-il prévenu ses amis de sa présence ? Ils grimpèrent en voiture et contrairement à ce matin, le trajet s'effectua avec bonne humeur et de la musique en prime. Il monta seul à son appartement pour ne pas perdre de temps car à cette heure-ci la circulation promettait d'être dense pour repartir du côté de chez Haynes. Dix minutes plus tard il réapparut avec un petit sac qu'il fourra à l'arrière avant de se remettre derrière le volant. Comme il l'avait prédit, ils tombèrent sur plusieurs bouchons mais cela n'affecta en rien la joie du petit brun qui profita de ces nombreux ralentissements pour tendre sa main jusqu'à sa cuisse. Il gara son véhicule près du sien et un sentiment de fierté l'envahit au moment de mettre un pied dehors. Il n'y avait aucune raison à cela, il trouvait seulement l'image très belle, comme s'il rentrait chez lui le soir après une dure journée. « Tu comptes te changer ? » demanda-t-il pour faire la conversation lorsqu'ils pénétrèrent dans la maison, accueilli par un Darwin enjoué. Pour sa part, il avait ramené de quoi s'habiller de manière plus décontractée, tout en restant une tenue très Baxter. Autrement dit un jean slim noir qui mettait bien en avant la minceur de ses jambes ainsi qu'un t-shirt de la même couleur à mettre sous un pull rouge.

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Carson Haynes
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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Dim 15 Fév - 20:26

Se retrouver sur son lieu de travail, enfoui sous les cours et les TP divers, partager sa passion pour les sciences à des élèves pas toujours très réceptifs, faire son boulot, tout simplement, occupa l’esprit de Carson durant la majeure partie de la journée. Celle-ci se passa donc de manière habituelle, comme si la révélation de la matinée n’avait pas existé. Baxter n’envahissait pas ses pensées au point de le distraire durant la dictée de ses leçons, il était tout à fait normal et aucun de ses lycéens ne sembla remarquer un changement dans son tempérament. Haynes n’était pas un amoureux transi, il était clair qu’il lui faudrait du temps pour se faire à l’idée qu’il partagerait désormais sa vie avec son petit Anglais, il y avait déjà bien trop d’habitudes prises dans leur relation pour constater un changement immédiat. Ils avaient après tout déjà passé plusieurs journées au lycée avant de se retrouver le soir, il n’y avait rien de nouveau sous le soleil. Se pouvait-il que l’enseignant fût blasé par toute cette histoire avant même de l’avoir écrite ? Non, ce n’était indéniablement pas le cas, en attestait le sourire lumineux dont il se fendit sitôt Baxter arrivé dans son champ de vision. Il se rendit compte à cette seconde qu’il n’avait pas réellement respiré ces dernières huit heures, qu’il lui avait manqué quelque chose depuis qu’il l’avait déposé sur ce même parking, le matin. Malgré son détachement évident, qui pouvait passer pour du je-m’en-foutisme, Carson Haynes était amoureux. « Beau gosse, » répéta-t-il avec amusement. Il se pencha en avant, dans l’idée de recevoir un baiser en guise de salut de la part de son petit ami, mais il n’en fut rien, encore une fois. Ils s’embrassaient beaucoup plus, même si jamais en public, lorsqu’ils n’étaient que de simples amants, c’était presque frustrant. Il glissa sa langue sur ses lèvres après le passage de son pouce et le suivit des yeux. « On s’est donnés rendez-vous à huit heures mais rien ne presse, personne n’est ponctuel. » S’il avait envie de profiter d’un petit moment à deux, avant de s’y rendre, par exemple, cela était possible. Il se laissa conduire, fait on-ne-pouvait-plus rare, sans entreprendre de grandes conversations. Il lui indiqua seulement les noms des quelques amis qui seraient présents durant la soirée, personne d’inconnu pour Baxter, qui avait déjà eu l’occasion de rencontrer le cercle de connaissances de Carson à Chicago.

Il attendit dans la voiture pendant que Madden s’occupait rapidement de ses animaux et il ne put retenir un sourire en remarquant le petit sac avec lequel il reparut. Il comptait passer la nuit chez lui. Il l’avait fait par le passé, mais jamais dans de telles circonstances, alors il estimait avoir le droit de s’en réjouir. Même si, d’ici là, il fallait que la soirée se passe bien, et rien n’était moins sûr. Carson Haynes avait une propension à tout gâcher sans le faire exprès à coups de paroles malheureuses ou de réactions déplacées.
« Je vais juste mettre une chemise propre, oui, » répondit-il une fois à l’intérieur. Il ouvrit la porte du jardin à Darwin, le regarda courir quelques secondes, avant d’être pris par une envie soudaine. Il revint sur ses pas, auprès de Baxter, attrapa ce dernier par la nuque et pressa ses lèvres contre les siennes en un baiser rempli d’ardeur et d’affection. Il posa une main à plat dans son dos afin de le maintenir contre lui, de faire durer le moment le plus longtemps possible, avant de se redresser, leurs bouches se séparant dans un bruit de salive. Sans un mot, il glissa son pouce sur la lèvre supérieure de Baxter, son regard fixé dans le sien, puis il se recula pour se diriger vers sa chambre. Il choisit une chemise bleue, claire, sobre, digne d’une soirée entre amis, sauf qu’au lieu d’enfiler un pull par-dessus, comme à son habitude pour aller travailler, il jeta son dévolu sur une veste noire. Il se rafraîchit dans la salle de bain avant d’enfiler le tout et de venir retrouver son homme dans le salon, cinq minutes à peine après l’avoir quitté. « Tu peux aller poser tes affaires dans la chambre, il y a de la place pour toi là-bas. » Contrairement à son dernier séjour sous ce toit, Baxter ne serait plus cantonné à résider dans la pièce à vivre. La porte de sa chambre lui était désormais grand ouverte, pour le meilleur et pour le pire. Il fourra ensuite ses mains dans ses poches et le regarda, dans une grande inspiration. Et maintenant ? Qu’est-ce qui les attendait ? Il n’avait pas eu l’occasion de réfléchir à ce qui allait se passer lorsqu’ils se retrouveraient à deux, avec du temps devant eux. Il n’était pas habitué à la vie domestique avec un autre homme, même s’il était encore un peu trop tôt pour parler de cela. Il avait envie de lui demander comment il se sentait, s’il ne lui avait pas trop manqué aujourd’hui, s’il avait réfléchi à eux. Cependant, il ne parvint qu’à lui offrir un sourire, encore un, un peu plus timide que les précédents.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Jeu 19 Fév - 20:06

Tout était différent maintenant. Ils n’étaient pas de simples – meilleurs ? – amis. Ils étaient désormais bien plus que ça. Quand l'un ouvrait les yeux au petit matin, il se devait de penser à l'autre aussitôt, que ce dernier fut ou non présent à ses côtés dans le même lit. Du moins, c'était ainsi que Baxter percevait la relation idéale entre deux individus. Le manque de l'autre devait être présent et se faire ressentir lorsqu'ils passaient une journée entière éloignés. Deux moitiés s'étaient unies pour ne faire qu'un et former un ensemble homogène ; il aimait fortement cette image. Parce qu'il prenait leur histoire au sérieux, il ne voulait pas commettre l'irréparable inconsciemment. Il refusait catégoriquement de le perdre bêtement maintenant qu'il avait obtenu le plus cher de ses souhaits. Leur relation était encore toute fraîche, ils n'avaient pas encore eu le temps de mentionner diverses choses ni d'entamer des débats sur le point de vue de chacun et ce fut pour cette raison qu'il sembla légèrement distant avec Carson, alors qu'il ne l'était absolument pas dans le fond. Il s'efforçait de fonctionner au même rythme que lui pour être sûr de ne pas faire quelque chose de mal. Pour le coup, il était complètement passé à côté de son intention de bien faire. Sans doute n'était-il pas encore habitué à voir le professeur de sciences si libéré et ouvert au monde extérieur, pas plus que le principal intéressé d'ailleurs. Il prit le temps de redécouvrir cette maison qu'il ne fréquentait plus depuis un certain temps, malgré leur réconciliation. Enfin, il put simplement déposer son sac sur le canapé, faire quelques pas inutiles à travers le salon, avant d'être agrippé par la nuque. S'il fut dans un premier temps surpris par l'ardeur du baiser qu'il lui offrit, il glissa ensuite ses bras autour de son cou pour l'approfondir et surtout le partager avec la même passion. « Je suis amoureux de tes petits yeux clairs, » lâcha-t-il presque stupidement d'une voix mécanique comme s'il était sous l'emprise d'un charme. Il ne parvint pas à détacher son regard de sa silhouette élancée lorsqu'il s'éloigna et le fit uniquement car il disparut de son champ visuel. Tel un enfant sage et bien élevé, il ne bougea pas de sa place initiale et attendit son retour pour effectuer un mouvement. « C'est vrai ? » dit-il avec un large sourire en jouant avec le tissu de sa veste. Tu es beau comme ça, songea-t-il à ajouter sans pour autant le dire, histoire de ne pas trop en faire. « Je vais aller me changer là-bas dans ce cas. » Il l'embrassa furtivement sur la joue gauche puis gambada joyeusement jusque la chambre.

Quelques minutes plus tard, après un passage rapide dans la salle de bain pour retirer ses lentilles et mettre ses lunettes, il revint dans le salon en se frottant doucement le bras.
« On a encore un peu de temps devant nous, non ? » Même s'il ignorait encore la destination du rendez-vous. « Tu es sûr que ça ne dérangera personne que je sois là ? » souffla-t-il en se posant lentement sur le canapé. Il tapota la place libre à côté de lui pour l'inciter à le rejoindre puis, une fois que ce fut fait, il glissa son bras autour du sien et colla leurs épaules l'une à l'autre dans un petit soupir de bien-être. Ils discutèrent un moment certain avant d'être rappelés à l'ordre par l'heure affichée sur le lecteur bluray situé face à eux. Cette fois-ci il laissa le volant à Carson, préférant de toute manière se faire conduire, puisqu'ils prirent la voiture de ce dernier. Plus ils approchaient du lieu de leur destination, plus Baxter se sentait étrangement angoissé à l'idée de retrouver les amis de son homme. Il ne s'était jamais présenté comme étant le compagnon du grand échalas et même si l'idée lui plaisait plus que de raison, il avait peur que la nouvelle soit mal acceptée. Quelqu'un pouvait se moquer en étouffant un rire incontrôlé, certains pouvaient se trahir à leur manière de les fixer tandis que d'autres pouvaient émettre malgré eux un certain jugement sur la situation, sur le fait que leur ami était homosexuel. Il réfléchit à toutes ces éventualités durant le trajet en voiture mais aucun de ses questionnements personnels ne vint à bout des sentiments profonds qu'il éprouvait à son égard. Il ne doutait pas d'eux, pas une seconde même, mais l'inconnu faisait peur. S'il était lui-même connu pour être imprévisible, il avait pleinement conscience que Carson l'était lui aussi lorsqu'on le sortait de sa zone de confort. Il ne l'aurait pas amené avec lui s'il n'était pas sûr de ce qu'il faisait, hein ? Glissant sa main dans la sienne une fois sortis du véhicule et celui-ci verrouillé, il frotta affectueusement son nez à son épaule pour se donner un peu de courage. « Allons rendre la population de Chicago jalouse, » s'amusa-t-il dans un petit rire. Leur bonheur ne sautait sans doute pas aux yeux, ou peut-être que si, dans tous les cas le petit britannique promettait de faire briller les yeux de son compagnon durant la soirée. Il le suivit de près au moment de passer à l'intérieur, adoptant à nouveau cette attitude d'homme docile, sans le côté péjoratif du terme.

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MessageSujet: Re: When I shine, you shine, always on your side.   Mer 4 Mar - 13:35

Les déclarations de Baxter n’étaient pas une nouveauté, ce dernier avait hélas effrayé son grand ami plus d’une fois à cause de celles-ci. En même temps, le jeune Anglais n’y avait pas été de main morte, surtout lorsqu’il lui avait annoncé de but en blanc qu’il l’aimait, dans une déclaration des plus formelles à laquelle Carson n’avait pas été préparé, d’autant plus qu’il n’éprouvait alors à son égard qu’une forte amitié. Si les choses avaient changé entre eux depuis, le professeur de sciences campait sur ses positions, Madden y avait été trop fort, trop tôt, et si les deux ne s’étaient pas acharnés, si le destin n’avait pas insisté, nul doute que tout se serait fini très vite entre eux. Fort heureusement, ils étaient des êtres têtus et rien n’était parvenu à les séparer bien longtemps. Peut-être que Carson aurait dû, dès lors, croire à cette idée stupide d’âmes sœurs. Peut-être que Baxter était la sienne ? Leur relation était encore trop récente pour oser songer à une chose pareille ; ils avaient beau se connaître depuis un peu plus d’un an, rien ne prouvait qu’ils ne se mettraient pas à se détester au bout de trois semaines de vie de couple. Il n’y aurait rien eu d’étonnant, étant donné leurs tempéraments respectifs qui, étrangement, ne se complétaient pas toujours. L’Américain était encore quelque peu perturbé par toute la situation, toutefois le baiser échangé, ainsi que l’entrain de Baxter, le mit plus à l’aise. Il semblait heureux d’être là, de partager ce balbutiement de relation, et pour la première fois depuis qu’ils se connaissaient, Carson avait l’impression de ne pas tout ruiner à cause de gestes déplacés ou de paroles maladroites. Le jeune Madden devait l’inspirer à devenir quelqu’un de meilleur, de faire des efforts, au final. C’était le point capital de tout ce jeu : rendre Baxter heureux et Carson un peu moins taciturne. Ils avaient un effet positif l’un sur l’autre, en dépit de leurs nombreuses disputes liées à des idéaux différents. Bien qu’il fût trop précoce de faire des plans sur la comète, Haynes savait que sa vie ne pourrait être qu’améliorer par la présence de son ami, enfin, de son petit ami maintenant. « Oui, nous avons le temps, » acquiesça-t-il de nouveau avant de prendre place sur le canapé à côté de lui. Il posa sa main sur sa cuisse, l’englobant de toute sa paume, et plongea son regard dans le sien. « Tu les connais tous, et ils t’aiment bien, qu’est-ce qui pourrait déranger ? » Le fait qu’ils arrivent main dans la main ? Non, Carson avait confiance en ses amis, ils ne se permettraient pas de les juger. Ils seraient surpris, évidemment, mais passée cette première impression, tout devrait se dérouler sans fausse note. En tout cas, il l’espérait.

La promiscuité de leurs deux corps calma ses pensées les plus négatives et au moment de monter dans sa voiture pour se mettre en route, il se sentait serein, positif, presque invincible. Peu lui importait le regard des autres, seul comptait celui de Baxter, et pour le moment ce dernier était rempli d’affection. Toutefois, ses névroses revinrent au petit trot durant le trajet jusqu’au bar où ils avaient rendez-vous et, lorsqu’il sortit du véhicule, il se racla la gorge, mal à l’aise. La phrase de son homme lui mit du baume au cœur et il esquissa un fin sourire.
« Je suis certain qu’ils le sont déjà, même s’ils ne savent pas encore pourquoi, » répondit-il avec un enthousiasme plus débordant que celui qu’il ressentait au fond de lui. Il poussa la porte de l’établissement puis se dirigea vers la table habituelle que ses amis et lui fréquentaient. Toute la troupe n’était pas encore arrivée, cependant les quelques têtes déjà présentes ne purent s’empêcher d’écarquiller les yeux face à leurs mains jointes. Carson se passa la langue sur les lèvres et ne lâcha son petit ami que pour aller saluer chaque personne présente. Il y eut un blanc pendant quelques secondes, qu’il rompit dans un rire et un haussement d’épaules. « Allez-y, posez les questions qui vous brûlent les lèvres. Mais, oui, Baxter et moi sommes ensemble, » annonça-t-il d’un ton détaché, plus qu’il ne l’était en vérité. Des sourires reçurent principalement cette grande nouvelle, ce qui le rassura. « Bon sang, vous avez bien caché votre jeu, monsieur Haynes ! » lâcha une grande blonde qui se releva pour venir entourer sa nuque de son bras et l’embrassa sur la joue. « Mes félicitations à tous les deux. Tu as fait un très bon choix, Baxter est très doué pour les baisers. » Carson, sur son petit nuage, ne comprit pas l’allusion et hocha la tête sans remarquer le regard lourd de sens que la jeune femme posa sur son ami, amant et collègue. « Merci, Natasha, » souffla-t-il avant de se défaire de son étreinte pour aller s’asseoir sur une chaise libre et tirer celle à côté de lui pour Baxter. Les discussions que leur arrivée avait interrompues reprirent, mais il était flagrant qu’elles dérivaient maintenant sur le sujet du nouveau couple, en attestaient les coups d’œil jetés dans leur direction. Après avoir parlé de la pluie et du beau temps avec ses voisins directs, Carson glissa une main dans le dos de Baxter, masquée par le dossier de sa chaise, et se pencha sur lui. « Ça ne s’est pas si mal passé…, » murmura-t-il avant de déposer un baiser chaste sur sa joue, juste au-dessus de la ligne de sa barbe.

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